Bouvier, David - van Mal-Maeder, Danielle (eds): Tradition classique : dialogues avec l’Antiquité. 296 pages, 11 figures n/b, 15,5 x 22,5 cm, ISBN 978-2-940331-22-2, 26 CHF
(Université de Lausanne, Revue Etudes de lettres, Lausanne 2010)
 
Compte rendu par Maxime Cambreling
(cambrelingmax@hotmail.com)

 
Nombre de mots : 2871 mots
Publié en ligne le 2013-04-18
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1114
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          Partant du principe que « l’Antiquité nous échappe quand on veut la fixer », l’Université de Lausanne a lancé en 2006 une discipline nommée « Tradition classique », à la croisée des lettres, de l’histoire, de l’archéologie autour de la culture antique, de sa transmission et de sa réception. Ce volume de la revue réunit des contributions présentées lors d’un colloque organisé à cette occasion durant trois jours en novembre 2006. Elles s’appuient entre autres sur les langues, les arts, la théologie, la philosophie et montrent le caractère protéiforme des résurgences de l’Antiquité : prolongement, référence, copie, parodie, plagiat... Ce volume réunit 16 contributions, chacune étant accompagnée d’une bibliographie fournie, avec un avant-propos de David Bouvier et Danielle van Mal-Maeder.

 

          La première, due à David Bouvier, revient sur la question de la réalité de la guerre de Troie et de la fiabilité du témoignage d’Homère, sujet ancien évidemment relancé par Schliemann en 1870, et qui trouve jusqu’au cinéma hollywoodien contemporain des prolongements symboliques. L’article développe les avancées de Manfred Korfmann de 1988 à 2005 grâce aux textes hittites, qui ont amené à rapprocher le conflit du XIIIe siècle avant notre ère entre Ahhiyawa et Wilusa selon l’épigraphie hittite et la guerre entre Achéens et Troyens. Mais dépassant cette question, David Bouvier, à la suite de Korfmann, s’interroge sur la pertinence d’une lecture « archéologique » d’Homère qui n’a pas pu voir le site de Troie comme au XIIIe siècle. Il préfère convoquer l’histoire des traditions et remarquer la précision des transmissions orales, qui, ni fictive, ni réelle, « décrit le monde en fonction des codes qui lui sont propres. » L’auteur aborde ensuite les différentes réceptions de l’Iliade, depuis Hérodote et les Grecs, qui critiquent déjà le caractère historique du texte mais calculent des dates pour la prise de Troie (408 ans avant la première Olympiade pour Eratosthène), jusqu’aux Romains, qui se pensent descendants des Troyens (par Énée) comme le font Francs, Normands, Burgondes... Troie devient le berceau de nombreux royaumes européens. Il faut attendre le XIXe et surtout le XXe siècle pour que ces personnages deviennent des êtres « légendaires » et non plus historiques. « Chaque époque choisit l’Homère qui l’intéresse ». « Le mythe n’est jamais aussi utile que quand il permet de réécrire l’histoire dont le présent a besoin » et on peut penser que le film Troy de 2004 fait la part belle aux Troyens car les États-Unis ont besoin diplomatiquement de la Turquie.

 

          Danielle van Mal-Maeder, quant à elle, explore l’histoire des réceptions d’un texte antique, De la mort des bœufs (De mortibus boum) de Severus Sanctus Endelechius, poème bucolique, rattaché à l’école de rhétorique de Rome du IVe siècle de notre ère. Dans cet ensemble de vers asclépiades, un bouvier raconte l’épidémie qui a frappé son troupeau quand un autre avance que le signe de croix a protégé le sien. De nombreux détails rappellent les Bucoliques de Virgile, mais le dieu chrétien y a remplacé le dieu Auguste. Cette réappropriation de Virgile, sa transformation forcée en prophète chrétien, est caractéristique de l’Antiquité Tardive. Mais cette description d’une épizootie, puisant également chez Lucrèce ou Thucydide par l’intermédiaire des Géorgiques de Virgile, propose un rapport très différent à la divinité. Le motif de l’épidémie, d’Homère à Boccace en passant par Ovide ou Procope, est un topos littéraire mentionné dans les ouvrages d’exercices rhétoriques, qui se prolonge même jusqu’à la Peste de Camus qui, dans une première version, faisait de son narrateur un professeur de latin-grec qui commente Thucydide et Lucrèce.

 

          Etienne Barilier se penche ensuite sur le mot δεινόν, que Heidegger va trouver dans l’Antigone de Sophocle et qui contient selon le philosophe allemand « toute la métaphysique occidentale ». Ce mot grec peut signifier « merveilleux » et « terrible » et qualifie ici l’homme. Au fil de ses traductions, on aperçoit le regard européen sur la condition humaine. Ce mot, qui a pour racine l’effroi provoqué par le merveilleux ou le terrible, montre que l’homme fait son propre malheur. Si les religieux, au Moyen Âge, ont eu tendance à traduire de manière négative, les humanistes comme Jean-Antoine de Baïf ont voulu y voir le merveilleux que provoque l’homme. Hölderlin, Heidegger puis Brecht vont rendre au terme sa dimension double.

 

          Pierre-Yves Brandt aborde ensuite les textes antiques sur la conversion de Paul, et les compare aux récits modernes de découverte scientifique qui accentuent le caractère subit et inattendu, minorant la part active de l’auteur, à la manière d’une révélation. Dans un contexte antique, ces textes présentent un changement d’identité qui ne peut venir que d’une instance d’un statut social supérieur. Pour Paul, cette intervention de Dieu est présentée comme extérieure au protagoniste, en ne recourant à la notion d’inspiration que pour la présenter comme divine. Car dans la perspective antique, la nouveauté est un don du ciel. Et si Platon présente la possession divine comme négative, pour Paul au contraire, être habité par le Christ est le bien suprême. Ces textes insistent cependant peu sur la démarche du converti ou du scientifique car il serait profitable d’ « oublier » rapidement les doutes, hésitations et alternatives écartées pour réduire la « dissonance cognitive ». L’auteur termine en avançant qu’il ne faut pas s’interdire de lire des textes antiques à la lumière de théories contemporaines, comme la psychologie de la créativité.

 

          Francesco Gregorio et Catherine König-Pralong, dans la contribution suivante, traitent de la façon dont le philosophe se perçoit de l’Ethique à Nicomaque d’Aristote au Moyen Âge d’Albert le Grand et d’Averroès. Le philosophe, dans la tradition classique, est en effet une figure qui se prête facilement à l’héroïsation ou à l’idéalisation, par son choix de vie radical, en concurrence avec les rhéteurs, les poètes, les juristes. Aristote va même jusqu’à affirmer la contiguïté entre l’intellect humain du philosophe et la divinité. Mais cela conduit le philosophe à séparer sa félicité auto-suffisante de la vie éthico-politique vertueuse de l’humain. Le philosophe est séparé du corps social. L’Ethique à Nicomaque est traduite pour la première fois en latin par Robert Grosseteste, théologien franciscain, au milieu du XIIIe siècle à l’Université de Paris, en étant passée par le filtre byzantin. L’étude de ce texte par Albert le Grand crée une philosophie qui assure à l’homme une possibilité de s’extraire du monde animal sans recours à la religion, empruntant à Avicenne et à Averroès. « L’homme qui pense se divinise. »

 

          La contribution suivante, de Gabriella Aragione, est consacrée à la transmission du savoir dans l’Antiquité classique et chrétienne, où la différence est mince entre tradition et plagiat. L’intertextualité était en effet très présente dans la littérature antique, qui prônait en outre l’imitation des Anciens. Dans cette optique, le plagiat est un effacement de la mémoire quand, à l’inverse, la tradition est une transmission du passé. Les auteurs qui reprenaient des textes sans faire apparaître l’origine de leurs emprunts étaient simplement qualifiés de « paresseux », car reprendre un écrivain antérieur, c’est s’appuyer sur son autorité. Les auteurs du début du christianisme se retrouvent dans une position comparable et visent à discréditer leurs adversaires en recourant aux notions de « tradition » et de « plagiat » puisées dans la littérature profane. Ils recréent donc des filiations entre les textes des « hérésiarques » pour établir des liens maître-discipline jusqu’au fondateur de la « secte » soustrait à la communauté des chrétiens (Marcionites, Valentiniens, Saturniliens...).

 

          Anne-Françoise Jaccottet revient ensuite sur la figure d’Hypatie d’Alexandrie et sa récupération idéologique. Cette excellente mathématicienne née à la fin du IVe siècle ne fut pas un génie novateur, mais sa personnalité était louée (maintien, tempérance, beauté) et appréciée même des personnages les plus hauts placés. En mars 415, elle fut agressée devant chez elle par des moines fanatisés, mise à nue puis mise à mort, peut-être à cause des excellentes relations qu’elle entretenait avec les élites chrétiennes locales : on aurait eu peur qu’elle ne rallie des personnages importants à sa cause. Hypatie réapparaîtrait dans L’École d’Athènes de Raphaël mais aurait été maquillée en homme sur décision d’un cardinal. En 1740, John Toland s’empare à son tour de la figure d’ Hypatie, utilisée pour déstabiliser l’Église Catholique, responsable de sa mort. Elle est ensuite utilisée dans un débat entre catholiques et protestants. Pour des anticléricaux, comme Voltaire, elle aurait été mise à mort pour son enseignement « païen » et son attachement à l’hellénisme. Leconte de Lisle regrette avec elle l’Antiquité. Elle devient une Vierge assassinée, comme chez Maurice Barrès en 1888, ou une Vénus avec l’effroi en plus (alors qu’elle devait avoir une soixantaine d’années à sa mort) dans un tableau de Charles Mitchell (1885). La figure d’Hypatie est finalement devenue un emblème des mouvements féministes au XXe siècle. « Se référer à l’Antiquité [...] permet de suggérer, de parler par images interposées et d’élaborer, par ce biais, un message qui va plus loin que les morts [...] passe par l’émotion. »

 

          Dans la contribution suivante, Marco Praloran se penche sur Pétrarque et l’idéal de la Renaissance d’un retour à une langue latine purifiée, et où la lettre, l’amour lyrique et la forme épique puisent à la source antique. Pétrarque a voulu vivre et écrire comme un antique, reprenant entre autres rythmes et sonorités. Il est à son tour devenu un classique. D’autres auteurs contemporains s’appuient sur la littérature latine, comme Gian Battista Trissino qui emprunte à la langue latine des formes ou une métrique (comme l’hendécasyllabe sans rime), comme l’Arioste qui multiplie les références au modèle du genre que constitue l’Enéide, ou comme le Tasse qui est fidèle aux préceptes aristotéliciens d’unité de temps et d’action. Mais parallèlement, d’autres pans de la littérature italienne se démarquent de l’Antiquité, comme Boiardo, qui dans son Roland amoureux, se veut anticlassique. Cependant, des thèmes comme les effets dévastateurs de la colère, éclairés par le De Ira de Sénèque, se trouvent à la croisée des influences et la langue devient alors imitative, grâce à des procédés comme l’allitération.

 

          Neil Forsyth présente ensuite les rapports de Milton avec la tradition classique, qui cite évidemment beaucoup les épopées antiques, parfois explicitement dans le Paradis perdu ou encore les tragiques grecs dans Samson Agonistes. Dans son œuvre, l’Antiquité est parfois étalée de façon à montrer non sans pédantisme sa familiarité avec les Muses. Le poète, de manière ambivalente, tente des comparaisons avec les textes bibliques. Adam se retrouve ainsi le héros chrétien d’un poème classique. La connaissance du latin de Milton se conjugue à son engagement politique et fait de lui le secrétaire de la République de Cromwell chargé de rédiger dans la langue de Cicéron les correspondances avec le reste de l’Europe, puisant dans sa connaissance de Tite-Live, Platon et peut-être même Lucain, par l’intermédiaire de Machiavel. Dans le Paradis perdu, Milton va même jusqu’à rendre Satan sympathique quand il se rebelle contre la monarchie céleste.

 

          La contribution suivante, d’Adrien Paschoud, relit l’Athalie de Racine à la lumière des sources hébraïques et grecques. Le dramaturge s’est majoritairement appuyé sur les textes bibliques (Livre des Rois, Livre des Chroniques) mais a aussi consulté Flavius Josèphe qu’il cite dans la préface. Mais il faut sans doute y ajouter des tragédies antiques (Perses d’Eschyle ou Ion d’Euripide dont il a pu emprunter le canevas et des scènes). L’ensemble respecte les préceptes de la Poétique d’Aristote. Cette pièce permet cependant de développer une opposition entre judéo-christianisme et paganisme antique, qui n’est pas présentée exclusivement comme un repoussoir mais induit un questionnement et une fascination trouble. Athalie peut, sur un autre plan, également dissimuler une attaque du jésuitisme quand il s’en prend lui-même au rigorisme janséniste. Le drame de Racine, fondé à la fois sur des sources antiques et modernes (le Tasse, Tristan l’Hermite, Corneille...) s’insère dans la tradition du baroque macabre du début du XVIIe siècle.

 

           Christian Michel s’interroge ensuite sur un éventuel changement de canon à la fin du XVIIIe siècle. Dans quelle mesure peut-on parler de retour à l’antique ? L’Antiquité n’a pourtant pas été négligée depuis la Renaissance. On met en avant, non sans raison, le rôle de Winckelmann et des fouilles campaniennes. L’admiration des vestiges est complétée par leur étude. L’art est vu comme l’émanation d’une civilisation plus que d’individus. L’Antiquité de Winckelmann refuse le pathétique. La présentation des œuvres est généralisée et renouvelée (collections Albani, Borghèse, vaticane...). Les fouilles de Pompéi ont cessé de chercher dans les vestiges les règles du beau, mais davantage le sublime, grâce entre autres à Piranèse. L’architecture retrouve la nature comme étalon. L’Antiquité qui séduisait durant la Renaissance par son harmonie et sa perfection, séduit alors par son étrangeté.

 

           Daniel Maggetti revient ensuite sur les rapports du Suisse Rodolphe Töpffer avec l’Antiquité. En effet, l’inventeur de la bande dessinée et écrivain du milieu du XIXe siècle fut professeur de langues anciennes, traduisant Démosthène et Sophocle, utilisant la culture classique pour son ascension sociale. Il en fera par la suite la satire dans sa production littéraire. Ce rapport particulier, entre sérieux et divertissement, montre une double perception de la tradition classique. Il sera néanmoins un ardent défenseur de l’enseignement du latin.

 

           Alain Corbellari développe ensuite les usages idéologiques de l’Antiquité dans la bande-dessinée, comparant les séries d’Alix de Jacques Martin et d’Astérix de Goscinny et Uderzo. Astérix, puisant dans les clichés sur le latin pour s’en amuser, utilise le monde gallo-romain comme une métaphore de la Cinquième République, jouant sur « une certaine idée de la France ». La modernité romaine y est aussi vue comme une lutte contre la nature et la tradition et il est facile d’y voir une Pax Romana qui serait une Pax Americana, imposée par le vainqueur. A l’inverse, Jacques Martin dans Alix, offre une série beaucoup plus documentée sans pour autant être un modèle d’objectivité historique. Il montre un monde romain tolérant et plein d’opportunités dans la paix, menacée par des extrémismes contre lesquels lutte le héros.

 

           Pierre Voelke compare ensuite différentes mises en scène de pièces antiques, Antigone et Electre. Il explore la difficulté de dompter et d’utiliser la distance temporelle et culturelle de ces tragédies grecques. L’Antigone présentée à l’Odéon en 1944, et l’Orestie de Jean-Louis Barrault cherchent à rendre l’étrangeté du drame antique, en s’appuyant par exemple sur le Groupe de théâtre antique de la Sorbonne. Au contraire, Sartre, dans Les Troyennes, montre une volonté d’actualisation de ces thèmes classiques. Antoine Vitez, à travers trois projets d’Electre en 1966, 1971 et 1986, montre la difficulté de se situer entre ces deux partis pris et l’intérêt de reprendre une même pièce à plusieurs années d’intervalle, utilisant l’ « épaisseur du temps » et ses différentes strates.

 

          La dernière contribution de ce colloque, due à Rudolf Wachter, se penche sur l’histoire des mots et des langues et montre, à travers des comparaisons de langues européennes, leurs parentés, emprunts et calques. Issues d’une racine indo-européenne commune, ces langues ont échangé. Le latin a d’abord puisé et adapté des mots grecs. Puis le latin a évolué dans les régions du monde romain en langues vernaculaires, qui ont continué à s’appuyer sur le latin ecclésiastique et échangé entre elles, devenant les langues romanes. L’auteur aborde également les rapports des langues germaniques avec le latin et le grec par le truchement des langues latines. Il révèle donc l’importance capitale de la tradition classique sur nos langues modernes.

 

          Ce colloque et l’ouvrage qui le couronne se focalisent ainsi sur l’apport essentiel de la tradition classique à notre monde contemporain. Si les contributions traitent de sujets parfois trop éclectiques, c’est sans doute parce que le thème est d’une immense vastitude. En dehors du rapport à l’antique, elles ont peu en commun, mais abordent chacune un thème très précis examiné de manière à la fois claire et intéressante. Mêler histoire des langues, des lettres, des arts, de la pensée démontre l’importance des humanités et constitue un vibrant plaidoyer pour l’enseignement et l’étude de l’Antiquité.

 

 

SOMMAIRE

 

David BOUVIER, Danielle VAN MAL-MAEDER - Avant-propos (p. 5-8)

 

David BOUVIER - Lieux et non-lieux de Troie (p. 9-38)

 

Danielle VAN MAL-MAEDER - La peste, les dieux et les hommes. Cheminements d’une tradition (p. 39-60)

 

Etienne BARILIER - L’homme est-il merveilleux ou terrible ? (p. 61-80)

 

Pierre-Yves BRANDT - Quand l’inspiration divine occulte la créativité humaine : éclairages antiques et modernes sur la conversion de Paul (p. 81-98)

 

Francesco GREGORIO, Catherine KÖNIG-PRALONG - Autoportrait du philosophe : du Lycée grec à l’Université médiévale (p. 99-116)

 

Gabriella ARAGIONE - La transmission du savoir entre « tradition » et « plagiat » dans l’Antiquité classique et chrétienne (p. 117-138)

 

Anne-Françoise JACCOTTET - Hypatie d’Alexandrie entre réalité historique et récupérations idéologiques : réflexions sur la place de l’Antiquité dans l’imaginaire moderne (p. 139-158)

 

Marco PRALORAN - Aspects de la réception des Classiques dans la Renaissance italienne : le monologue lyrique et la narration épique (p. 159-172)

 

Neil FORSYTH - Milton et la tradition classique (p. 173-188)

 

Adrien PASCHOUD - Athalie (1690) de Racine à la lumière des sources hébraïques et grecques : la lutte des sacralités (p. 189-204)

 

Christian MICHEL - Changement du canon ou changement du regard ? Le basculement de la tradition classique à la fin du XVIIIe siècle (p. 205-216)

 

Daniel MAGGETTI - Rodolphe Töpffer et l’Antiquité (p. 217-228)

 

Alain CORBELLARI - D’Alix à Astérix : des usages idéologiques de la bande dessinée dans la réception de l’Antiquité (p. 229-250)

 

Pierre VOELKE - « Comment représenter l’antique » de l’Antigone de l’Odéon aux Electre d’Antoine Vitez (p. 251-274)

 

Rudolf WACHTER - Fouiller les mots (p. 275-292)

 

Adresses des auteurs (p. 293-294)