Capodieci, Luisa - Ford, Philip: Homère à la Renaissance. Mythe et transfigurations. 472 pages, 147 illustrations N/B, ISBN 978-2-7572-0419-1, 25 euros
(AFR-Somogy, Rome-Paris 2011)
 
Compte rendu par Amélie Bernazzani, Université de Tours
(melbeng@hotmail.com)

 
Nombre de mots : 3073 mots
Publié en ligne le 2011-06-20
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1362
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          L’Académie de France à Rome publie dans sa collection Histoire de l’art les actes du colloque intitulé Homère à la Renaissance. Mythes et transfigurations qui s’est tenu entre les murs de la Villa Medicis du 27 au 29 novembre 2008. Ce beau volume de 469 pages sous la direction de Luisa Capodieci et de Philip Ford traduit parfaitement la richesse du colloque : on y trouve pas moins de 22 contributions – en français, anglais ou italien –, toutes accompagnées d’un appareil de notes de bas de page très complet et d’illustrations en noir et blanc de bonne qualité bien que parfois un peu trop petites. En fin de volume, le lecteur trouve également un résumé de chacun des articles donné en français, anglais, italien et allemand, ainsi qu’un index répertoriant les noms propres cités.

 

          La tripartition interne du volume traduit l’interdisciplinarité qui caractérise les colloques de l’Académie de France et transcrit les choix scientifiques effectués afin de tenter de « combler une lacune dans l’étude de l’iconographie homérique […] et de retracer le contour des personnages homériques selon le regard multiforme et changeant avec lequel les artistes les ont regardés » (Introduction, p. 21). Comme le souligne Éric de Chassey dans son avant propos (p. 7), il est en effet « curieux » de constater qu’une figure aussi importante que celle d’Homère ait été si peu étudiée par les historiens d’art – en particulier par les modernistes. En réponse à cette lacune, Homère à la Renaissance amorce une réflexion de fond sur les modalités de la réception et de l’adaptation des textes et des personnages d’Homère dans des aires géographiques et chronologiques relativement étendues puisque la France et l’Italie (plus l’Angleterre pour la contribution de Tania Demetriou aux pages 271-296) sont prises en compte, de la fin du Moyen Âge au début du XVIIe siècle. Le volume vient ainsi compléter les recherches de Philip Ford sur la littérature homérique et les deux publications fiables, mais parcellaires, qui concernaient jusqu’ici l’enargeïa de la poésie homérique. En effet, en 2004, le colloque Rewriting Homer from the Renaissance to the Present – publié dans les numéros 12 et 13 de la revue Pharos. Journal of the Netherlands Institut in Athens – abordait uniquement le rapport de l’art hollandais du XVIIe siècle à Homère pendant que, la même année, l’exposition Dieux et mortels. Les thèmes homériques dans les collections de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris se concentrait sur la France, de la fondation de l’Académie au XIXe siècle.

 

          Devant l’ampleur et la complexité du sujet, des choix scientifiques et éditoriaux ont toutefois été nécessaires. Ainsi, le volume se concentre exclusivement sur les deux épopées homériques que sont L’Iliade et L’Odyssée. Plus précisément, la première section rend compte des « métamorphoses, contaminations, et réélaborations » des deux poèmes, pendant que les deuxième et troisième sections mettent respectivement en évidence le prisme à travers lequel la Renaissance les regarde et les « transfigure » (Introduction, p. 13).

 

La première section, qui s’intitule « Métamorphoses d’Homère », se compose de sept contributions.

 

          Les trois premières font état de la tradition médiévale concernant Homère et se posent à des degrés différents la question de la place des textes et de leurs traductions dans sa réception. Ainsi, Marianne Pade (p. 27-40) examine les débuts de la redécouverte d’Homère par Boccace que nous savons grandement tributaire de la formation et de la traduction de Léonce Pilate. Pourtant, alors que Léonce Pilate ne commet pas d’erreur de traduction, dans sa Généalogie des Dieux païens, Boccace transforme le mythe homérique : la déesse Até rencontrée dans L’Iliade y devient un homme. La généalogie du personnage se trouve par conséquent considérablement modifiée : chez Homère, la déesse Até est la fille de Zeus, tandis que chez Boccace, elle devient le dieu Lis, premier fils de Demorgon. Marianne Pade montre donc comment Boccace tente d’accommoder sa découverte récente d’Homère et sa culture pré-homérique au prix d’une transformation radicale du personnage de L’Iliade.       Toujours à propos des connaissances pré-homériques, Valentina Prosperi (p. 41-57) se pose la question du statut des textes antérieurs à Homère qui racontent la guerre de Troie. Deux textes rédigés par Dictys de Crète pour le côté grec (IVe siècle) et par Darès le phrygien pour le côté troyen (VIe siècle) prennent en effet la forme de chroniques du front de la guerre, ce qui en dépit même de longs passages totalement fictionnels les place au-dessus de la poésie homérique dans la conscience des lecteurs de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance.

 

          Noëlle-Christine Rebichon (p. 59-73) montre, quant à elle, l’impact de la redécouverte de L’Iliade sur la réception du personnage d’Hector au XVIe siècle. Contrairement à la tradition médiévale – que l’on trouve notamment dans Les vœux de Paon de Jacques de Longuyon (1312), chez Homère, le véritable héros de l’épopée est Achille. Si les trois premières contributions de la première section du volume font le lien entre la redécouverte d’Homère et les connaissances médiévales pré-homériques, les quatre suivantes montrent comment les humanistes du XVIe siècle ont associé – de manière parfois surprenante – le contenu des deux épopées et la pensée chrétienne.

 

          À cause du comportement répréhensible des dieux, les mythes homériques auraient pu profondément heurter les esprits chrétiens de la Renaissance comme ils avaient par exemple heurté Platon dans le monde ancien, mais grâce à l’allégorisation et à la moralisation, les humanistes vont au contraire mettre les dieux païens de l’Odyssée au service de leur religion. Ainsi, comme le montre Alfredo Perifano (p. 75-81), dans son Dialogus in tres Libros divisus, cui titulus est Strix, sive de Ludificatione Daemonum (1523), Pic de la Mirandole soutient l’idée que les dieux païens étaient des manifestations démoniaques qui utilisaient leur apparence trompeuse pour corrompre les âmes et abuser l’imagination. De même, comme le montre Mino Gabriele (p. 83-91), dans son Emblematicum Liber (1531), André Alciat moralise certains épisodes de L’Odyssée et transforme certains personnages en exempla. Entre autres exemples donnés par Mino Gabriele, citons celui d’Ulysse et de Polyphème qui devient une métaphore morale de la justice punissant l’arrogance. Pareillement, la contribution de Philip Ford (p. 93-104) montre que dans son Apologème pour le grand Homère contre la répréhension du divin Platon (1577), Guillaume Paquelin utilise les vices et les vertus des dieux païens comme des exemples à suivre ou, au contraire, comme des repoussoirs pour les chrétiens. En clôture de cette première section du volume, le texte de Claudia Cieri Via (p. 105-124) propose une réflexion diachronique au prisme d’Aby Warburg sur la mise en parallèle du sacrifice de Polyxène et le rituel eucharistique qui assument tous les deux une valeur propitiatoire.

 

La deuxième section, qui s’intitule « Ulysse polutropos », se compose de neuf contributions.

 

          L’explication et la traduction de ce titre sont données par Françoise Graziani à la page 152 : comme en témoignent deux adages d’Érasme, à la Renaissance, l’épithète homérique s’entendait comme « l’homme aux mille tours ». À en croire ce titre, la deuxième section du volume aurait donc pour vocation de montrer différentes facettes d’Ulysse – « le plus caméléonesque des personnages d’Homère » (Introduction, p. 19). Bien que séduisant, ce titre ne rend pas tout à fait justice à la diversité des contributions groupées dans cette section des actes. En effet, si toutes les neuf se concentrent bien sur L’Odyssée, seulement deux se focalisent exclusivement sur Ulysse : quatre auteurs enquêtent plutôt sur les différentes lectures et utilisations de l’épopée odysséenne en générale et trois autres sur « l’archétype féminin » d’Ulysse qu’est Pénélope (Silvia d’AMICO, p. 176).

 

          Les deux études qui se concentrent sur Ulysse sont celles qui inaugurent cette deuxième section du volume. Piero Boitani (p. 129-146) montre comment, influencés par le Chant XXVI de l’Enfer de Dante, les « hommes d’action » du XVIe siècle (p. 136), et en particulier les explorateurs du nouveau monde tel qu’Amerigo Vespucci, s’identifient à Ulysse à la fois « Homo viator » et « Vir magnanimus animosimus » (p. 130). Françoise Graziani (p. 147-160) insiste également sur l’hétérogénéité des interprétations du personnage d’Ulysse, mais en se fondant sur l’étymologie du prénom. « Olôn xenos », « Omnium peregrinus », « étranger à tout » : au prisme de Fulgence, les interprétations morales du personnage font de lui une figure de l’âme humaine, sage et en perpétuel mouvement.

 

          Les quatre études qui examinent plus généralement les différentes lectures de L’Odyssée à la Renaissance sont celles de Vera Fortunati, de Luisa Capodieci, de George Hugo Tucker et de Tania Demetriou. En analysant les peintures murales que Pellegrino Tibaldi réalise au palais Poggi de Bologne et qui ne respectent pas l’ordre du récit homérique, Vera Fortunati (p. 161-173) montre la volonté conjointe du commanditaire et de l’humaniste Achille Bocchi – qu’elle considère comme le concepteur du programme décoratif – de donner un contenu symbolique et emblématique aux épisodes de L’Odyssée. En prenant elle aussi en compte les écarts entre le récit d’Homère et les peintures de Primatice à la galerie d’Ulysse de Fontainebleau, Luisa Capodieci (p. 197-222) avance prudemment l’hypothèse d’une lecture à la fois politique, mais surtout néo-platonicienne du mythe. Elle analyse particulièrement les deux scènes de la paroi nord dont l’enchaînement est problématique et donne toute leur importance à des détails judicieusement repérés et interprétés tels que les sphinx qui entourent l’entrée du palais d’Ithaque, les haches du concours de l’arc transformées en anneaux ou la correspondance entre Polyphème et Pénélope. Dans le registre littéraire, George Hugo Tucker (p. 267-279) montre comment, dès le début de sa carrière, Joachim du Bellay se sert de l’épopée odysséenne pour créer des images poétiques et s’identifier à un nouvel Ulysse à la quête d’un idéal poétique. Toujours en littérature, Tania Demetriou (p. 281-296) emmène le lecteur dans l’Angleterre du premier quart du XVIIe siècle et décrypte avec minutie les différentes méthodes employées par George Chapman pour sa traduction de L’Odyssée. L’utilisation de la périphrase, qui démontre un refus de la traduction mot à mot, et l’approche chrétienne privilégiée par Chapman renforce sa vision religieuse de l’épopée, bien loin des interprétations allégoriques traditionnelles.  

 

          Les trois contributions qui se consacrent largement au personnage de Pénélope sont celles de Silvia D’Amico, de Giancarlo Fiorenza et de Valentina Conticelli. Comme pour le personnage d’Ulysse, toutes les trois montrent l’hétérogénéité de la compréhension et de l’utilisation de ce personnage féminin à la Renaissance. Silvia D’Amico (p. 175-196) compare trois lectures différentes de l’épisode des retrouvailles d’Ulysse et de Pénélope datant de la seconde moitié du XVIe siècle : les peintures de Primatice à Fontainebleau (ca. 1540), l’Ulysse de Ludovico Dolce (1573) et le Commentaire de Jean de Sponde sur L’Odyssée (1583). Entre images et textes, ces exemples offrent trois visions différentes du personnage féminin le plus important de l’épopée : Pénélope y est toujours présentée comme une image de l’amour conjugal et de la patrie, mais sa vertu de prudence est valorisée au cours du temps. L’étude de Giancarlo Fiorenza sur l’image de Pénélope en France et en Italie de 1435 à 1560 (p. 223-240) confirme l’impossibilité de réduire Pénélope à une seule interprétation pour la Renaissance. Ainsi, elle est utilisée dans la rhétorique contre la guerre en tant que femme laissée à sa solitude, mais elle est aussi – entre autres – l’incarnation de la ruse à cause du stratagème qu’elle emploie pour repousser les prétendants ou objet de désir sexuel en référence au Chant XXIII, 300-309. De plus, si on suit la démonstration allégorisante de Valentina Conticelli sur l’agencement des fresques de Giovan Stradano dans la Salle de Pénélope au Palazzo Vecchio (p. 241-265), on comprend que dans la Florence de la seconde moitié du Cinquecento, Pénélope se situe comme Ulysse dans un juste milieu entre l’excès positif et l’excès négatif. Autrement dit, le couple est compris et présenté comme un équilibre entre vice et vertu, entre raison et passion.  

 

La troisième section, qui s’intitule « Métamorphoses d’Homère », se compose de six contributions.


          Comme son titre l’indique, cette partie du volume se concentre sur la seconde épopée d’Homère et tente de saisir comment elle est reçue, voire utilisée à la Renaissance. Or, comme le soulignent Luisa Capodieci et Philip Ford dès l’introduction, il en ressort que « le poème vient se charger d’une valeur programmatique véhiculant un message politique » (p. 20). Achille et son histoire sont donc très présents – explicitement ou implicitement – dans les images et les grands programmes décoratifs commandés dans les cercles princiers du XVIe siècle. C’est en tout cas ce que montrent les contributions de cette section de l’ouvrage.

 

          Vincenzo Farinella (p. 301-322) mène l’enquête sur l’usage d’Homère à la cour de Pandolfo Petrucci. Il démontre non seulement que le véritable protagoniste de Mars et Vénus blessés devant Troie (Garofalo, ca. 1520) est Énée, mais aussi que ce tableau magnifie Alfonse Ier d’Este. Plus encore, toujours selon Vincenzo Farinella, la fresque de Pinturicchio Télémaque et Pénélope (ca. 1509) célèbre l’alliance des familles Borghèse et Piccolomini. À travers un décryptage attentif de l’ensemble de l’image, une analyse minutieuse de la façon dont le texte du Chant IX de L’Iliade s’offre et en même temps se dérobe au regard du spectateur, mais surtout grâce à une enquête serrée sur le choix – qu’il juge révélateur – de l’édition représentée, Maurice Brock (p. 323-344) montre notamment que le portrait d’Ugolino Martelli (Bronzino, ca. 1537) révèle certaines des stratégies politiques de son commanditaire. Anne-Marie Lecoq (p. 345-359) enquête, quant à elle, sur La forge de Vulcain de Giorgio Vasari conservé aux Offices. Possibilité rarement choisie par les commanditaires et les peintres, montrer la fabrication du bouclier révèle, selon l’auteur, le programme académique défendu par Giorgio Vasari et Vincenzo Borghini. Plus encore, le cosmos tel qu’il apparaît sur le bouclier fournirait une nouvelle variation sur la devise médicéenne de la Palla, ainsi que sur les thèmes astraux de Cosme Ier et de Francesco.

 

          Aux pages 361 à 382, Estelle Leutrat nous emmène dans la France de la seconde moitié du XVIe siècle. En partant de « l’héritage médiéval » (p. 362), elle montre que le thème de la mort de Polyxène subit une modification importante dans la seconde moitié du siècle. Au cours du temps, une place prépondérante est offerte au destin tragique des troyennes – en particulier à Polyxène. Selon l’auteur, cette évolution s’explique non seulement par l’influence du modèle bellifontain, mais aussi par le regain d’intérêt pour les tragédies grecques qui caractérise cette fin de siècle. Le corpus rassemblé par Estelle Leutrat lui permet, en outre, d’émettre une nouvelle hypothèse sur le tableau de Jean Cousin conservé dans une collection privée (ca. 1560) : en insistant sur le sacrifice et les souffrances de Polyxène, il s’agirait « d’exalter le courage, la vaillance et la liberté revendiquée de l’une des ancêtres de la monarchie » (p. 377). C’est également en lien avec son commanditaire – Henri de Navarre, futur Henri IV – que Christiane Deloince-Louette (p. 383-398) analyse le commentaire de L’Iliade écrit par Jean de Sponde (1583). Plus qu’un simple commentaire, ce texte se divise en plusieurs « sectiones » et « Loci homerici » en lien avec le texte d’Homère. L’auteur en fait la démonstration pour le Chant VIII, chaque locus souligne le caractère exemplaire et la « vertu générale » (p. 392) du passage homérique. Chant après chant, locus après locus, le lecteur se voit donc proposer des modèles de conduite vertueuse. Le procédé – soulignons-le – n’est pas sans rappeler les loci grecs utilisés dans les arts de la mémoire. L’ensemble des contributions se clôture avec celle de Colette Nativel (p. 399-422) qui porte sur Rubens et les rapports complexes qu’il entretient avec les deux épopées homériques. Avant de livrer au lecteur sa propre analyse de la tenture de Rubens qui montre « La vie d’Achille » (ca. 1630-1635), l’auteur procède en trois étapes. Premièrement, elle rend compte des analyses préexistantes de Fiona Healy et de Egbert Haverkamp-Begemann. Deuxièmement, elle confronte la tenture aux Poetices Libri de Jules César Scaliger. Finalement, elle replace de manière pertinente la tenture dans le contexte néo-stoïcien qui lui est contemporain et parvient à montrer qu’appeler Rubens « l’Homère de la Renaissance » – comme Delacroix et Burckhardt l’ont fait – est beaucoup trop simplificateur.

 

          Grâce à la richesse et à la diversité des contributions qui constituent les actes du colloque Homère à la Renaissance, un nouveau champ de recherche est ouvert : il reste encore beaucoup à faire aux historiens de l’art pour rattraper les historiens de la littérature et bien comprendre comment la Renaissance exploite les deux épopées, notamment en images. Cet ouvrage, et le « faisceau de points de vues » qui le compose, constituent toutefois sans nul doute un premier pas décisif.

 

 

Sommaire

Eric de Chassey, Avant-propos, p. 7.

Luisa Capodieci, Philip Ford, Introduction, p. 11

 

Section 1 : Métamorphoses d’Homère 

Boccacio, Leonzio and the Transformation of the Homeric Myths, p. 27.

Marianne Pade

Il paradosso del mentitore : ambigue fortune di Ditti e Darete, p. 41.

Valentina Prosperi

L’Hector homérique et les neuf Preux à la Renaissance, p. 59.

Noëlle-Christine Rebichon

Homère dans les écrits sur la sorcellerie au début du XVIe siècle, p. 75.

Alfredo Perifano

Omero negli Emblemi di Andrea Alciato, p. 83.

Mino Gabriele

Le premier commentaire sur Homère en langue française : l’Apologeme de Guillaume Paquelin (1577), p. 93.

Philip Ford

Il sacrificio di Polissena come rituale del sangue. Aby Warburg e la sopravvivenza di un topos antico, p. 105.

Claudia Cieri Via

 

 

Section 2 : Ulysse « Polutropos »

L’Ulysse d’Homère et de Dante à la Renaissance, p. 129.

Piero Boitani

Ulyxes peregrinus : variations sur le voyage de l’âme, p. 147.

Françoise Graziani

Il mito di Ulisse nei dipinti murali di Pellegrino Tibaldi a Palazzo Poggi. Iconografia e stile tra civiltà dell’emblema e scienza enciclopedia, p. 161.

Vera Fortunati

Les retrouvailles d’Ulysse et Pénélope : lectures d’une scène homérique à la Renaissance, p. 175.

Silvia D’Amico

De l’antre de Polyphème au bras de Pénélope. Ecarts entre texte et image dans la galerie d’Ulysse à Fontainebleau, p. 197.

Luisa Capodieci

Homer’s Odysseey and the Image of Penelope in Renaissance Art, p. 223.

Giancarlo Fiorenza

Omero (e Porfirio) a Palazzo Vecchio : le virtù di Ulisse nella sala di Penelope, p. 241.

Valentina Conticelli

L’allégorie homérique et le poète-Ulysse Joachim du Bellay, poète de « l’Olive », p. 267.

George Hugo Tucker

George Chapman’s Odysses : Translation and Allegory, p. 281.

Tania Demetriou

 

 

Section 3 : L’Iliade entre mythe et allégorie politique

Sull’uso politico di Omero (e Virgilio) alla corte di Pandolfo Petrucci, p. 301.

Vincenzo Farinella

Le portrait d’Ugolino Martelli par Bronzino : un Homère florentin ?, p. 323.

Maurice Brock

Honneur aux vaincus : autour des Troyennes et de Polyxène sacrifiée, en France dans la seconde moitié du XVIe siècle, p. 361.

Estelle Leutrat

Les « lieux homériques » de Jean de Sponde : une lecture éthique de L’Iliade à l’usage du prince, p. 383.

Christiane Deloince-Louette

Peter Paul Rubens, l’Homère de la peinture » ?, p. 399.

Colette Nativel

 

 

Résumés des articles, p. 427. 

Index, p. 455.