Saadé Gabriel: Ougarit et son royaume. Des origines à sa destruction.
546 pages (Collection Bibliothèque Archéologique et Historique. Tome 193), ISBN 978-2-35159-180-2, 60 euros
(IFPO, Beyrouth 2011)
 
Compte rendu par Caroline Sauvage, Claremont Mckenna College
(sauvage.c@gmail.com)

 
Nombre de mots : 2900 mots
Publié en ligne le 2012-09-30
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1377
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          Ougarit et son Royaume, des origines à sa destruction de Gabriel Saadé est tiré d’un manuscrit inachevé par l’auteur à sa mort en 1997, revu et édité par M. Yon. Cet ouvrage de 546 pages devait, à l’origine, être une simple réédition mise à jour par Saadé de son livre Ougarit Métropole cananéenne paru en 1979 (219 pages). La nouvelle édition donne une belle vision d’ensemble des recherches sur le tell et dans le royaume d’Ougarit jusqu’au décès de l’auteur. La mise à jour bibliographique, entre 1997 et 2008, fut assurée par M. Yon, qui a pris soin de différencier ses additions du texte original. Ce respect du texte se retrouve en fin d’ouvrage, où la bibliographie laissée par l’auteur est séparée du complément des publications 1997-2008. Cet addendum est placé après la bibliographie originelle, mais l’en-tête « bibliographie » commun aux deux parties demandera d’exercer une certaine attention dans la consultation.

 

          L’ouvrage doté de nombreuses illustrations (130 figures) insérées dans le texte (clichés en noir et blanc et en couleur, plans, schémas et cartes, préparés par l’éditrice) présente différents aspects des fouilles et recherches à Ougarit : découverte du site (partie 1), histoire de l’occupation humaine (partie 2), civilisation ougaritique (partie 3), site archéologique et ses monuments (partie 4), production littéraire (partie 5) et territoire d’Ougarit (partie 6). Ces six parties, inégales par leur volume, sont suivies en fin d’ouvrage par un long résumé en arabe (p. 489-546).

 

          La première partie (p. 17-32) est consacrée à la découverte du site, et apporte plus de précisions sur le déroulement des premières fouilles que l’on n’en donne généralement dans les ouvrages sur Ougarit (Yon 2006). Par exemple, la campagne de fouille menée par P. Delbès en 1928, suite aux travaux d’Albanèse sur le site (p. 19) ou le rôle joué par R. Dussaud alors conservateur au Louvre dans la nomination de C.F.A. Schaeffer à la tête de la mission archéologique sont souvent passés sous silence. De même, la division à parts égales des antiquités entre la Syrie et la France, selon la réglementation en rigueur lors du mandat Français, est rarement abordée (voir cependant Lorre à paraître dans Sauvage C. et Lorre C. (éds), La collection C.F.A. Schaeffer d’Ougarit au Musée d’Archéologie Nationale de Saint Germain en Laye). Signalons que tout le matériel « français » ne fut pas déposé au Louvre, et des objets de Minet el-Beida et de Ras Shamra sont aujourd’hui conservés au Musée d’Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye, où Schaeffer était conservateur. L’auteur détaille ensuite les différentes campagnes, année par année, jusqu’en 1994, et se fait l’historien de la mission en notant dans un tableau très utile (p. 26-32, qui reprend et met à jour celui de la première version de Saadé 1979) les différents directeurs et membres de la mission, les secteurs explorés, les références bibliographiques et les dates des missions.

 

          La deuxième partie (p. 33-94) replace l’histoire d’Ougarit dans le contexte des fouilles et des découvertes, en insistant par exemple sur le fait que nos connaissances de l’histoire des origines d’Ougarit, pour les périodes anciennes jusqu’au début du Bronze récent, sont principalement tributaires de fouilles anciennes. Le texte de cette partie est vivant, et se fonde à la fois sur les données archéologiques et textuelles que l’auteur utilise parfois pour relater des détails piquants de la vie d’alors, tels que le divorce du roi Ammishtamrou (p. 76-80).

 

          La synthèse préhistorique résume le volume d’H. de Contenson (RSO VIII, 1992) et donne en quelques pages un solide aperçu des travaux sur cette période. Les informations qui y sont présentées sont claires (céramique, outillage, et préoccupations religieuses) et d’un accès aisé pour les non-initiés. La synthèse historique est encore plus attractive car, à partir du Bronze moyen, l’auteur lie les découvertes archéologiques des sites voisins avec les niveaux fouillés d’Ougarit. Ainsi, il rappelle que le développement des jarres en terre rouge et à décors peigné pourrait être lié à la production d’huile d’olive et au site voisin de Tell Siannu (Bounni et Al-Maqdissi 1994). Les notes de l’éditrice apportent de précieux compléments, par exemple l’établissement de la nouvelle liste dynastique dressée par D. Arnaud grâce aux textes de la maison d’Ourtenou (Arnaud 1999, voir aussi plus récemment Malbrant-Labat et Roche 2008).

 

          Le tableau chronologique de la page 36 se réfère à la Stratigraphie comparée de C.F.A. Schaeffer (1948). Celui-ci avait eu soin de diviser chaque grande période rencontrée lors des fouilles en trois sous-périodes. Par exemple, le Bronze moyen est subdivisé en Bronze moyen I, II, et III. Cependant, lors des fouilles et dans les rapports préliminaires, le niveau III du Bronze moyen n’est presque jamais mentionné, semble-t-il sans le niveau II, rendant donc incertaine l’existence d’un 3e niveau réellement indépendant. Les dates proposées pour les différentes couches des niveaux archéologiques, surtout en ce qui concerne les niveaux du Bronze moyen et le début du Bronze récent pourraient faire l’objet d’un exposé développé incluant une comparaison des données de Schaeffer avec les éléments de synchronisation plus récents : je me contenterai de rappeler que le début du Bronze récent n’apparaît pas aux mêmes dates dans les différentes régions du Proche orient. Par exemple, à Chypre, le Chypriote récent débute vers 1650 av. et continue jusqu’aux environs de 1450 av. (la transition entre le CR IA et le CR IB se plaçant vers 1550 av.). La première phase de ce Chypriote récent correspond donc, selon les recherches récentes, à la seconde période intermédiaire en Égypte et à la fin du Bronze moyen en Palestine (BM IIB ou III selon les appellations). Schaeffer se base sur ces mêmes régions pour déterminer le phasage d’Ougarit et attribue par exemple les céramiques chypriotes typiques du Chypriote moyen III et/ou récent IA aux niveaux du Bronze moyen (II et III). Il faudrait donc modifier les dates proposées par Schaeffer de presque un siècle pour le début du Bronze récent (Åström 1972 SCE IV.1B, Bietak 2002 in M. Bietak (éd). The Middle Bronze Age in the Levant, Manning 1999 A Test of Time… et 2001 in P. Åström (éd.) 2001, The chronology of Base-Ring and Bichrome Wheel-made Ware, Merrillees 1992 BASOR 288 et 2002 BASOR 326), et placer le BR II aux alentours de 1410 B.C. (Bietak et Höflmayer 2007 in M. Bietak & E. Czerny (éds.) The Synchronisation of Civilisations in the Eastern Mediterranean in the Second Millennium BC. III) comme le font les membres de la mission actuelle. C’est d’ailleurs cette datation que G. Saadé suit plus loin (voir p. 212 pour le début du Bronze récent aux xvi-xve s. av.).

 

          La troisième partie (p. 95-172) passe en revue les différents aspects de la civilisation d’Ougarit, en abordant des sujets variés tels que les institutions, la religion, les arts, la vie intellectuelle et la vie économique. Dans cette partie, l’auteur démontre l’ampleur de son érudition et son excellente connaissance d’Ougarit. Ainsi, il rappelle que l’appellation moderne de « terres de Ba‘al » désigne les terres non irriguées où la culture pluviale est pratiquée (p. 108), et discute d’une croyance à Lattaquié qui tient le Jabal al-Aqra‘ pour un ancien volcan et qui rend le lieu de résidence mythique de Ba‘al responsable des destructions dues à des tremblements de terre (p. 107).

 

          L’auteur décrit très brièvement l’organisation du royaume en évoquant les « pères d’Ougarit » (p. 98). La vie religieuse de la cité est présentée dans un exposé très fouillé détaillant les cultes, rituels, légendes et lieux de culte. De très nombreux passages des poèmes mythologiques d’Ougarit sont longuement cités, d’après la traduction de Caquot, Sznycer et Herdner (1974). Les traductions plus récentes de Bordreuil et Pardee (1993) sont parfois utilisées, ou prises en compte, sans que l’on sache exactement à qui attribuer les différents passages de la version donnée par l’auteur (par exemple p. 117). L’état de la recherche concernant le cycle de Ba‘al est survolé par l’auteur, là encore grâce à de longues citations, mais il n’expose pas son propre point de vue.

 

          Dans sa quatrième partie (p. 173-305), qui est la plus longue, G. Saadé passe en revue les fouilles de Minet el-Beida et de Ras Shamra depuis 1929. L’état des lieux montre la distorsion très nette qui existe entre les informations tirées des fouilles anciennes et les connaissances acquises grâce aux fouilles récentes. L’auteur rappelle avec justesse le nombre très important d’objets provenant du site, et les problèmes majeurs de provenance des objets auxquels chaque archéologue et épigraphiste fait face en traitant du matériel ancien. Il est évident, au vu des descriptions, que l’auteur s’est fondé sur les publications de la mission autant que sur ses discussions fréquentes avec les membres de la mission, qui l’ont tenu au courant des dernières hypothèses, par exemple pour la zone palatiale.

 

          Concernant les travaux sur le tell, il faut signaler quelques compléments à la mine d’informations déjà fournie par l’auteur, et qui sont parus depuis la mise à jour bibliographique 1997-2008. Par exemple, il est possible mais pas certain que la première phase du pont barrage évoquée aux pages 181-183 remonte au Bronze récent (B. Geyer et al., « La fouille du Pont-Barrage sur le Nahr ed-Delbé », et J.-C. Bessac, « Étude des techniques de taille dans l’architecture d’Ougarit : le Pont-Barrage sur le Nahr ed-Delbé », dans le rapport de Syria 2009). Sur l’acropole, le temple de Ba‘al vient de faire l’objet d’une monographie d’O. Callot (RSO XIX, Les sanctuaires de l’acropole d’Ougarit, les temples de Baal et de Dagan, 2011) et des fouilles sont en cours pour tenter de dater la construction du temple de Dagan qui pourrait être contemporain de celui de Ba‘al (C. Sauvage, « Le sondage sur l’acropole », dans le rapport de Syria 2009).

 

          Les illustrations accompagnant les descriptions architecturales sont extrêmement précieuses bien que quelques numéros de pièces manquent sur certains plans (fig. 68, 73, 77, 82), deux pièces n° 23 sont décrites dans le texte pour la fig. 68, l’une au sud de 24 et l’autre qui serait une courette à l’est de 29. Le plan de la maison d’Ourtenou (fig. 79a) ne comprend pas les parties sud et ouest du bâtiment. Il faut aussi corriger sur ce plan le numéro de locus 2153 en 2053.

 

          L’auteur rappelle à juste titre la difficulté d’exploiter les rapports préliminaires sur Minet el-Beida publiés par C.F.A. Schaeffer (Syria 1929-1935), surtout en l’absence d’un plan de la zone ; on en connaît un aujourd’hui, publié en 2001 par S. Marchegay (dans RSO XIV, p. 11-40), mais dont les points topographiques et légendes sont absents. Le résumé de la page 299 sur les habitats, entrepôts et ateliers remet les trouvailles de Minet el-Beida dans leur contexte, et permet de rappeler l’activité commerciale mais aussi artisanale qui avait lieu dans l’agglomération côtière. Cette activité devait certainement inclure nombre de pressoirs, attestés par leurs tables de pierre (Schaeffer, Ugaritica II, 1949, fig. 83.9, 12 et 13, p. 202-203) et dont certains contrepoids doivent certainement être identifiés avec les « ancres » retrouvées dans l’agglomération et décrites à la page 303. La même remarque sur l’emploi des pierres percées s’applique d’ailleurs aussi au site de Ras Shamra (Callot 1987, « Les huileries du Bronze Récent…  », dans RSO III, p. 197-212). L’auteur remarque avec justesse que de très nombreux rhytons (17 au total) furent retrouvés dans le site côtier, indiquant, peut-être, la présence d’un lieu de culte (p. 300).

 

          Malgré la mise en garde initiale de l’auteur sur les interprétations de Schaeffer, les seules informations disponibles sur le site, à savoir les descriptions publiées dans les rapports préliminaires de Syria, sont reprises sans analyse critique. Ainsi, par exemple, il est certain, malgré ce que l’auteur écrit à la page 294 que toutes les tombes construites de Minet el-Beida (tout comme celles d’Ougarit) ont été édifiées en même temps que ou avant la maison qui les abritait (voir Marchegay 1999) et la citerne enduite qui contenait les corps de plusieurs enfants (p. 295) doit être interprétée comme un caveau funéraire dont les murs auraient été enduits. De même, la mention de la couche de béton qui recouvrait de grandes jarres (p. 294) doit être revue selon la démonstration de M. Yon (« Ougarit et le port de Mahadou-Minet el-Beida », dans Res Maritimae, 1997, p. 357-359) qui a réinterprété ce béton comme l’effondrement du toit qui aurait alors recouvert les couches de l’étage inférieur.

 

          Cette quatrième partie offre donc une description archéologique précise et extrêmement détaillée de l’ensemble du site et permet d’avoir accès aux documents utiles à l’étude des restes architecturaux de la ville, en « dispens[ant] le lecteur d[e] consulter plusieurs autres [ouvrages] » (p. 6). Ces descriptions très détaillées ne débouchent pas toujours sur une synthèse historique ou une réinterprétation archéologique.

 

          Dans sa cinquième partie (p. 307-378), l’auteur résume nos connaissances sur les textes d’Ougarit et les différentes langues qui y sont attestées : akkadien, hourrite, sumérien, hittite, égyptien, chypro-minoen. L’auteur insiste en particulier sur la langue ougaritique, son domaine de prédilection, et son rapport tant avec l’hébreu qu’avec l’arabe. La liste des inscriptions en ougaritique provenant de sites non ougaritiens (p. 313-315 et fig. 104) et la carte qui l’accompagne est fort utile pour quiconque s’intéresse à la diffusion de la culture d’Ougarit. À ces sites, principalement levantins, à l’exception de Hala Sultan Tekke (Chypre), on peut maintenant aussi probablement ajouter le site de Tirynthe en Grèce (C. Cohen, J. Maran, M. Vetters, « An Ivory Rod with a Cuneiform Inscription, most probably Ugaritic, from a final Palatian Workshop in the Lower Citadel of Tiryns », Archäologischer Anzeiger 2010.2, p. 1-22). Le récapitulatif des genres représentés (p. 321-324) est un vrai manuel qui, j’en suis certaine, sera utile au plus grand nombre. De même la description des différents gisements épigraphiques retrouvés sur le tell (p. 324-378) constitue une excellente introduction (ou piqûre de rappel) aux archives de la ville, en incluant leur contenu et des extraits choisis.

 

          Dans sa dernière partie (p. 279-457), l’auteur, lui-même Syrien de Lattaquié, élargit notre champ de vision au territoire du royaume d’Ougarit dans une région qu’il connaît mieux que personne, ayant lui-même procédé à un certain nombre de prospections. Le cadre géographique (p. 385-388) est une précieuse addition, qui détaille les cours d’eau, navigables ou pas dans l’antiquité, et en particulier qui propose l’identification du Nahr Qandil avec le Nahraya des textes (p. 387). Concernant le royaume et son extension, l’auteur effectue un historique des recherches et récapitule les différentes avancées. Sa discussion de la méthodologie utilisée concernant la toponymie rappelle l’intérêt mais aussi les dangers de rapprocher les sources écrites contenant des toponymes anciens avec des toponymes actuels, surtout lorsque l’on ne peut les corréler avec des sources archéologiques (p. 380). Dans cette partie, l’auteur argumente en faveur d’un royaume d’Ougarit aux frontières réduites, qui suivent les contraintes géographiques de la plaine côtière du Nahr es-Senn au sud au Jabal al-Arqa‘ au nord, avec la chaîne du Jebel Ansariyeh formant sa frontière orientale. Deux sous-parties traitent ensuite des tells archéologiques du royaume et détaille ceux qui ont fait l’objet de fouilles, offrant ainsi au lecteur une vision d’ensemble du royaume et des points de comparaison archéologiques bienvenus. Ces deux sous-chapitres sont extrêmement précieux et serviront de base à toute future exploration archéologique de la région.

 

          L’auteur concevait ce livre comme un manuel de la civilisation ougaritique pour les historiens, qui « tout en donnant aux non-initiés une idée générale sur les découvertes de Ras Shamra, permettrait aux chercheurs d’y trouver aisément les principales informations relatives aux différents domaines de l’‘ougaritologie’ » (p. 14). Il est dommage que l’auteur n’ait pas pu contempler cet accomplissement de son vivant. Ougarit et son Royaume, des origines à sa destruction vient compléter sans pour autant faire double emploi ni recouper les manuels sur Ougarit tel que le Textbook for Ugaritic studies qui s’intéresse à l’histoire des langues, le Manuel d’ougaritique pour la langue, ou La cité d’Ougarit sur le tell de Ras Shamra pour l’archéologie du tell.

 

          L’érudition de l’auteur, visible tout au long de l’ouvrage, lui permet d’aborder avec aisance des sujets variés comme les motifs iconographiques du Bronze récent, les notations musicales ou la question de la localisation des toponymes du royaume. Cet ouvrage, écrit en français et d’une lecture aisée, constitue une véritable encyclopédie du monde d’Ougarit, qui brille par la diversité des sujets abordés. Extrêmement fouillé, il apporte une mine d’informations, qui parfois auraient pu être synthétisées. L’absence de référence dans le texte est probablement due à l’inachèvement du manuscrit ainsi qu’à la masse d’informations traitées. Ainsi, les objets, tombes ou textes cités et/ou décrits par l’auteur ne sont pas toujours illustrés, leurs numéros d’inventaires ou de référence peu cités et les références à leur publication originelle souvent absentes ce qui rend difficile pour les non-spécialistes de les retrouver dans les publications.

 

          En définitive, ce livre est un très bon outil de base sur la civilisation d’Ougarit qui servira aussi bien à l’étudiant curieux qu’au chercheur plus avancé. Cet ouvrage a l’énorme avantage de regrouper tout à la fois des notions sur la civilisation, la religion, les textes et l’archéologie d’Ougarit mais aussi des villes de son royaume. Ces sujets sont rarement synthétisés dans les mêmes ouvrages et permettront, nous l’espérons, d’enrichir les lecteurs par la juxtaposition de ces différentes spécialités dont la somme reflète tout autant l’érudition de l’auteur que la richesse de la culture d’Ougarit au cours de son histoire.