Langendorf, Jean-Jacques - Zimmermann, Gérard : Les châteaux des croisades - Conquête et défense des États latins, XIe-XIIIe siècles. 366 p., 1,876 kg, 23,1cm x 28cm x 2,8cm, ISBN : 978-2-88474-126-2, 49 €
(Infolio, Paris 2011)
 
Compte rendu par Benjamin Michaudel
(benjamin_michaudel@hotmail.com)

 
Nombre de mots : 2906 mots
Publié en ligne le 2015-12-16
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1380
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          Cet ouvrage de belle qualité, rédigé par Jean-Jacques Langendorf et Gérard Zimmermann, est le résultat d’une prospection photographique d’une année effectuée par les auteurs en 1962- 1963 en Turquie, en Syrie, au Liban, en Israël et en Jordanie. Il s’inscrit dans la lignée des études de Thomas Edward Lawrence et de Pierre Bouffard - chercheurs auxquels il est rendu hommage en préface - mais également dans celle plus récente des travaux de synthèse sur les châteaux des Croisades réalisés par Robin Fedden (1950), Wolfgang Müller-Wiener (1966),Paul Deschamps (1973), Henri Paul Eydoux (1982), Denys Pringle (1989), Hugh Kennedy(1994) et Jean Mesqui (2001 et 2004).

 

         Composé de 366 pages, ce livre dense présente un grand nombre d’illustrations telles que des gravures, des plans anciens, des photos anciennes et comme attendu d’après la préface, des photos issues de la prospection réalisée par les deux auteurs. Si les premières illustrations sont connues des spécialistes et ne dépassent guère leur fonction première, en revanche les photographies des années 1962-1963 offrent un intérêt documentaire significatif. Peu de représentations des forteresses des Croisés nous sont parvenues de cette époque, au contraire des décennies antérieures et postérieures. En effet, la première moitié du XXe siècle, et en particulier la période de l’entre-deux guerres, a fourni un nombre considérable de photographies de châteaux du Proche-Orient, du fait des Mandats français et britannique dans la région ; ils ont facilité plusieurs missions de prospection photographique, et notamment aériennes. À l’autre extrémité du XXe siècle, les années 1980 ont marqué une recrudescence des missions de fouilles archéologiques et de prospections sur les châteaux des Croisades. Elles ont conduit, notamment grâce à l’essor de l’archéologie du bâti, à la multiplication des relevés architecturaux détaillés et des photographies de haute définition.

 

         Entre ces deux périodes florissantes pour la castellologie proche-orientale, les années 1960-1970 n’ont pas fourni de documentation significative sur les châteaux des Croisés au Proche-Orient, à l’exception des travaux de Wolfgang Müller-Wiener et de Paul Deschamps. Ce dernier avait toutefois synthétisé en 1973 des données récoltées dans les années 1930. Le présent ouvrage a donc le mérite de combler cette lacune, en fournissant des descriptions architecturales et des photographies qui montrent l’état de conservation de plusieurs châteaux des Croisés dans les années 1960.

 

         Le livre est organisé en deux grandes parties : la première développe en six chapitres des synthèses, respectivement sur l’idée de la Croisade, sur l’historiographie de la recherchen castellologique, sur l’art militaire et la logistique de l’époque, et enfin sur la construction des châteaux par les Croisés ; la seconde présente dans un septième chapitre un catalogue de notices sur plusieurs châteaux des Croisés classés selon leur situation géographique, leurs fonctions et leur taille.

 

         Le premier chapitre, nommé « Formation de l’idée de Croisade », propose plusieurs développements sur les facteurs qui ont conduit à la mise en œuvre des Croisades, et en particulier de la première Croisade. À défaut d’être original - plusieurs études ont déjà exploré le sujet, comme au premier plan celles de Paul Alphandéry et Alphonse Dupront avec La Chrétienté et l’idée de Croisade (1954) - ce chapitre a le triple mérite de présenter un état de la question, de contextualiser l’essor des Croisés en Orient et d’introduire le développement de la fortification latine à l’époque des Croisades.

 

         Ainsi, selon les auteurs, le principe de la Croisade semble avoir procédé initialement d’un acte politique et religieux provoqué par les déprédations contre les Chrétiens en Orient et contre les pèlerins. Les auteurs offrent un historique du pèlerinage en Orient, qui présente en filigrane l’évolution de l’idée et des motivations du pèlerinage au cours des siècles ; ils s’appuient notamment sur les travaux de Joshua Prawer, de Paul Alphandéry, et de D. Matthew. Ils ne se limitent ainsi pas aux pèlerinages immédiatement antérieurs aux Croisades, mais évoquent fort justement le fait que la conquête de Jérusalem par le calife Omar en 636 a rendu les pèlerinages malaisés, même s’ils se sont poursuivis, parfois massivement comme au IXe siècle et après l’An Mil, et malgré quelques événements annonciateurs des Croisades, comme la destruction de la basilique du Saint-Sépulcre en 1009 par le calife fatimide al-Hakim.

 

         Suite à ce développement historique, les auteurs posent logiquement cette question : les Croisades sont-elles la continuation armée des pèlerinages ? Reprenant notamment les travaux de D. Matthew, les auteurs fournissent plusieurs éléments de réponse en évoquant les déprédations des Seldjouqides contre les Chrétiens d’Orient au XIIe siècle, une religiosité accrue, l’opposition entre l’Empereur et la Papauté comme facteurs de formation de la première Croisade.

 

         Les auteurs montrent enfin qu’après la première Croisade, la dimension temporelle s’est substituée à la force spirituelle de l’église et qu’après la troisième Croisade, les tentatives qui se succèdent relèvent soit du détournement, soit de la falsification. Ils citent en conclusion Paul Alphandéry qui observe « une lente agonie de l’idéal de Croisade qui, par des sursauts, se survit à travers une époque en pleine évolution ».

 

         Le deuxième chapitre, intitulé « Voyageurs et archéologues à la découverte des châteaux croisés », est une présentation historiographique détaillée de la recherche castellologique en Orient depuis le XVIIIe siècle jusqu’au second tiers du XXe siècle, qui, pour le spécialiste, constitue un complément utile de l’étude historiographique sur les recherches castellologiques de l’Orient latin publiée en 2008 par Denys Pringle dans les actes du colloque Château Gaillard. L’illustration du texte à l’aide de nombreuses gravures du XIXe siècle est bien choisie, contribuant à restituer l’atmosphère des expéditions et autres voyages de cette époque.

 

         Dans ce chapitre, les auteurs soulignent tout d’abord l’évolution des perceptions : si les premiers voyages archéologiques du début du XVIIIe siècle traitent surtout des sites antiques, les voyageurs de la seconde moitié du XVIIIe siècle, tels Richard Pockocke et le comte Volney, montrent un intérêt croissant pour les châteaux d’Orient. Durant la première moitié du XIXe siècle, les récits de voyage comme ceux d’Ulrich Jasper Seetzen, de J. Leiblich, de Johann Ludwig Burckhardt, du comte de Laborde fournissent des détails sur les grandes forteresses d’Orient, mais les voyageurs et les archéologues français ont de plus en plus tendance à considérer les Croisades, et les monuments qu’ils évoquent, comme « leur chose ». Les principales descriptions et études de cette époque concernent la Syrie, le Liban, et la Palestine, mais plusieurs voyageurs et archéologues vont également s’intéresser à la Cilicie (Victor Langlois, Camille Favre et Bernard de Mandrot,..).

 

         Durant la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs chercheurs français contribuent à l’essor de l’archéologie des Croisades, comme Emmanuel-Guillaume Rey, Victor Guérin, Ernest Renan, Félicien de Saulcy, le duc de Luynes, Charles Clermont-Ganneau. Ils sont rejoints par des chercheurs britanniques (Horacio Herbert Kitchener, G.R. Conder, Charles Warren, C.L Wooley,…) et suisses (Max Van Berchem). S’ensuit la période clé de l’entre-deux-guerres qui voit la multiplication des missions archéologiques françaises et britanniques en Orient et la publication de travaux de référence publiés par René Dussaud, Paul Deschamps, René Grousset, Cédric Norman Jones. En conclusion de ce chapitre, on apprécie l’évocation par les auteurs des orientations, des pistes de recherche des spécialistes à partir de la seconde moitié du XXe siècle, comme la distinction des campagnes de construction byzantines, latines, islamiques et turques, la contextualisation géo-stratégique et économique des forteresses, la question des transferts de savoirs et de technologie, l’influence de la poliorcétique.

 

          Le troisième chapitre, « Guerriers, batailles, chevauchées, sièges » traite de l’art militaire en Orient à l’époque des Croisades. La présentation de l’armement individuel et collectif des différents corps des armées latines (chevaliers, sergents et piétons), mais également de l’armement employé par les Musulmans est détaillée, même si l’on regrette l’absence de sous-chapitres afin de distinguer plus aisément les types d’armement. L’utilisation de ces armements est bien illustrée grâce à de nombreux dessins et miniatures et à des exemples tirés de chroniques arabes et latines. Les travaux anciens et récents sur l’art militaire de l’époque des Croisades sont bien utilisés, même si certaines études sont insuffisamment utilisées comme celles de Paul Chevedden sur les machines de siège et celles de David Nicolle et d’Abbès Zouache sur l’armement de l’époque des Croisades. Au-delà des armements, les tactiques employées par les croisés sur le champ de bataille et durant un siège sont évoquées : les effectifs des Croisades sont présentés même si les estimations restent prudentes du fait des tendances à l’exagération des chroniqueurs contemporains et les étapes du siège sont développées avec la description des machines utilisées, toutefois sans extraits de chroniques illustrant leurs utilisations. Une discussion est lancée sur l’existence de stratégies à différentes échelles, comme celle des Croisés en Égypte capables de déceler au moment voulu l’importance du centre de gravité, ou leur utilisation alternée d’une stratégie agressive ou d’atermoiement selon les circonstances. Le chapitre s’achève sur l’examen de l’épineuse question des influences réciproques et de la diffusion des savoirs dans les domaines de l’art militaire.

 

         Le quatrième chapitre, « Logistique des Croisades », s’inscrit dans la continuité du chapitre précédent sur l’art militaire en confrontant le phénomène des Croisades aux contraintes du terrain. Si les références bibliographiques sur la question sont nombreuses, on regrette l’utilisation insuffisante des travaux récents, comme l’ouvrage collectif de John Pryor, Logistics of Warfare in the Age of the Crusades, paru en 2006. Le transport maritime occupe logiquement une place de premier plan dans ce chapitre, du fait de son rôle central et décisif à l’époque des Croisades pour le transport civil, militaire et commercial. Les différents types de navires utilisés pour le transport des pèlerins, des denrées, des armées et des armements, sont ainsi présentés, de même que les outils et les documents utilisés pour le guidage des navires, et les denrées transportées. Les auteurs évoquent également les conditions de voyage maritime pour les pèlerins, les tactiques employées en cas d’affrontements en mer et en cas d’attaques contre les fortifications terrestres. Le rôle clef des flottes des Républiques italiennes est mis en avant : déjà bien implantées commercialement en Orient, ces flottes se sont emparées du flambeau logistique et commercial indispensable aux Croisés.

 

         Enfin est développée la question du financement de la Croisade. Dans la mesure où la Papauté délaissa l’aspect financier de l’expédition, les participants aux Croisades durent assumer eux-mêmes les charges de transport, de subsistance et d’équipement. Les seigneurs les moins fortunés durent vendre des domaines, les petites gens tout ce qu’ils possédaient en biens meubles et immeubles. À partir de la troisième Croisade, la « dîme saladine » permit de compléter le financement avec la perception de taxes sur les vassaux non participants. D’autres taxes furent également imposées par l’Église pour les autres Croisades.

 

         Le cinquième chapitre, intitulé « Construction du château », aborde le coeur de l’ouvrage sur l’architecture militaire de l’époque des Croisades. Un développement est axé sur l’organisation du chantier de construction, depuis le choix du site et l’approvisionnement des matériaux, jusqu’au château achevé et fonctionnel. Les auteurs traitent notamment de l’adaptation aux contraintes topographiques et architecturales, de l’approvisionnement en pierre via le remploi et le creusement de fossés, des techniques de transport, d’accrochage et de levage des matériaux, des fonctions militaires, administratives et politiques des châteaux, même si les exemples sont peu nombreux.

 

         Les acteurs de la construction ne sont pas oubliés, grâce à la mention des travaux récents sur le sujet comme ceux de Nicolas Prouteau sur le rôle de l’ingénieur et sur l’origine ethnique, géographique et sur la formation des artisans employés sur les chantiers. Parallèlement, les théories du XIXe et du début du XXe siècle sur les supposées « écoles » de construction féodales, templières et hospitalières sont remises en question, les auteurs faisant apparaître que « la configuration de l’emplacement ainsi que les constructions qui pouvaient déjà s’y trouver ont joué un rôle déterminant, beaucoup plus qu’une idéologie de la construction » (p. 140).

 

         On apprécie particulièrement dans ce chapitre le développement attendu sur l’insoluble question des influences architecturales entre Orient et Occident : les auteurs reprennent l’historique de la question et dressent un état des lieux prudent, montrant que de nombreux facteurs tels que les séismes, les occupations tardives des sites, la « projection psychologique » ont perturbé jusqu’à une date récente la lecture objective des vestiges militaires de l’époque des Croisades. Ils mettent en avant l’existence de travaux récents, mais insistent aussi sur leur trop faible nombre et sur la difficulté d’obtenir des datations précises. Ils concluent ce chapitre en précisant que l’ensemble de ces données relatives à la construction des châteaux montrent une complexification des systèmes défensifs entre le XIe et le XIIIe siècle, complexification qui rend nécessaire la réalisation d’études monographiques très poussées pour tenter de démêler les attributions architecturales.

 

         Le sixième chapitre, « Situation stratégique et emplacement des châteaux » élargit le point de vue du lecteur qui, placé au niveau du chantier de construction du château dans le précédent chapitre, est ici élevé à l’échelle du Proche-Orient avec la présentation des contextes stratégiques des différents États latins et de la politique de construction des châteaux croisés dans chacun d’entre eux. Les auteurs développent judicieusement le chapitre sur la base des travaux de deux chercheurs ayant traité de la situation stratégique des États latins, respectivement ceux de Thomas Edward Lawrence au début du XXe siècle axés sur la question du contrôle des routes, et ceux de Ronnie Ellenblum au début du XXIe siècle qui développent l’idée de différentes « générations » stratégiques (offensive,  défensive, de repli,…). La dernière partie du chapitre est plus condensée et évoque la diversité de la fortification croisée et les différentes fonctions militaires qu’elle a occupé, pour conclure, d’après les travaux de John France, que la fonction défensive des châteaux des Croisades était toute relative, nécessairement associée à une armée ou à une troupe de secours, et que leur fonction psychologique était peut-être tout aussi importante que leurs fonctions militaires, politiques et économiques, l’association idéale étant l’efficacité défensive et l’expression d’un pouvoir.

 

         Enfin, le septième et dernier chapitre, intitulé « L’architecture militaire des Croisés », présente plusieurs sites fortifiés croisés du Proche-Orient (et du Royaume arménien de Cilicie) à travers des notices classées selon la situation géographique, les fonctions assumées par le château et sa taille. Ce classement par groupes, nécessaire afin d’éviter une énumération basique et à terme lassante, est quelque peu bancal : plusieurs sites fortifiés présentant des caractères architecturaux très similaires, tels Tortose et Margat, se retrouvent dans des groupes différents, tandis que d’autres qui représentent des programmes de fortification distincts, tels Sahyun qui est l’archétype du château féodal et le Crac des Chevaliers celui de la forteresse hospitalière, sont classés dans le même groupe. Il aurait peut-être été préférable de classer les sites par zones politico-économico-stratégiques ou par maîtres d’ouvrage. Les notices en elles-mêmes sont construites de manière assez classique, indiquant la situation géographique, topographique et stratégique, fournissant un historique et une description présentant les campagnes de construction, les données étant synthétisées à partir des travaux des spécialistes anciens et récents, et enrichies par les propres observations des auteurs du livre qui proposent parfois des hypothèses concernant certaines phases de construction. On note quelques imprécisions ou erreurs de description pour certains sites qui n’ont semble-t-il pas été visités, mais elles sont dans l’ensemble sans impact pour la compréhension du monument. Il aurait alors été judicieux pour les auteurs d’indiquer clairement quels sites ont été ou non visités car, dans quelques cas, il est difficile de savoir si les observations ont été faites directement ou si elles sont de seconde main, même si les sources utilisées sont systématiquement mentionnées. Au terme de ces sept chapitres, les auteurs ont ajouté une notice chronologique, une bibliographie et deux glossaires. Si la bibliographie, organisée de manière typologique, est facile d’accès et plutôt complète, et que les glossaires, respectivement toponymique et patronymique, sont très utiles compte tenu de la taille de l’ouvrage, en revanche, la notice chronologique couvre une période (du VIIe siècle à 1291) peut-être trop large. Il eut été préférable d’y indiquer en gras les noms des personnes ou des forteresses, afin de les mettre en relief au milieu d’informations plus générales sur l’histoire du Proche-Orient médiéval. Au final, cet ouvrage est une contribution bienvenue au milieu de la castellologie de l’Orient latin, dont la publication en 2010 intervient dans un contexte scientifique favorable ; de nombreux travaux  monographiques bénéficient des progrès accomplis dans le domaine de l’archéologie du bâti et des techniques de relevés architecturaux. Pour le spécialiste, il offre un état des lieux solide de la recherche castellologique, et plus largement des arts et architectures militaires de l’Orient latin au début du XXIe siècle, et propose plusieurs pistes de recherche, notamment sur les questions des influences architecturales entre Orient et Occident, des fonctionnalités, de la logistique terrestre et maritime et de la stratégie. Il présente également un intérêt scientifique non négligeable du fait de la présentation d’observations architecturales inédites, mais surtout du fait de la publication de photographies qui illustrent les sites à une époque (les années 1960) où la couverture photographique des châteaux fut beaucoup moins dense qu’entre les deux guerres mondiales ou à partir des années 1980.  Pour le non-spécialiste, l’ouvrage apparaît comme une excellente introduction au monde de la castellologie de l’Orient latin, et plus largement au visage militaire des Croisades. Le livre compte pourtant un nombre significatif de pages et comporte beaucoup de termes techniques et de renvois à des études anciennes ou à des travaux peu diffusés, qui auraient pu décourager à terme le lecteur. Ces éléments complexes sont habilement compensés par la qualité et la diversité des nombreuses illustrations proposées en miroir d’un texte de très bonne qualité rédactionnelle.