Roma, Giuseppe (a cura di): I Longobardi del Sud. pp. 491 con 416 illustrazioni nel testo. Cm 24,5 x 28,5; ISBN 978-88-7689-252-3; Euro 120,00
( Giorgio Bretschneider Editore, Roma 2011)
 
Compte rendu par Ivan Foletti
(Ivan.Foletti@unil.ch)

 
Nombre de mots : 2893 mots
Publié en ligne le 2013-07-24
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
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          Les quatorze articles qui composent cet ouvrage – I Longobardi del Sud – sont le résultat d’un travail scientifique inhabituel. Il s’agit en effet d’un volume collectif mis en œuvre par les membres du comité scientifique de l’exposition éponyme, inaugurée à Rende en 2008, soit deux ans avant la publication du présent recueil. Souvent, les grandes expositions ont en Italie une fonction importante de « canalisateur » pour la recherche : l’idée d’un second rendez-vous, une fois l’exposition terminée, en guise de bilan scientifique des données acquises, rend cet ouvrage dirigé par Giuseppe Roma particulièrement important, puisqu’il permet d’évaluer la portée des recherches entreprises sur une plus longue durée.

 

          À noter une répartition textuelle au sein du volume pour le moins insolite : les contributions vont en effet de brefs textes de quelques pages – c’est le cas de l’article de Claudio Azzara – à de véritables études monographiques comme le sont le texte de Marcello Rotili ou les travaux collectifs dirigés par Fabio Redi, Gioia Bertelli et Giuseppe Roma.

 

          Cette publication s’insère dans une attention croissante donnée à la question des Lombards et à leur intégration dans l’espace de la péninsule italienne. Il suffit de rappeler les rendez-vous importants de ces dernières années pour se rendre compte de l’importance du phénomène. En treize ans à peine, pas moins de sept publications collectives sont parues en Italie – Visigoti e Longobardi : atti del seminario (2001) ; I Longobardi dei ducati di Spoleto e Benevento (2002) ; Il regno dei Longobardi in Italia : archeologia, società e istituzioni (2004) ; I Longobardi e le Alpi  (2005) ; Longobardi in Monferrato : archeologia della « Iudiciaria Torrensis » (2007) ; Goti e Longobardi a Chiusi (2009) ; La trasformazione del mondo romano e le grandi migrazioni : nuovi popoli dall’Europa settentrionale e centro-orientale alle coste del Mediterraneo (2011) – et, ceci, sans compter les deux grandes expositions Il futuro dei Longobardi : l’Italia e la costruzione dell’Europa di Carlo Magno (2000) et I Longobardi del Sud (2008). Par ailleurs, un nouveau et important rendez-vous vient de se dérouler du 21 au 24 mars à Brescia : le colloque international Desiderio. Il progetto politico dell’ultimo re Longobardo. Si le mouvement est significatif, ses conclusions le sont davantage : après des années d’historiographie « anti-lombarde », le phénomène de l’invasion et de l’intégration des nouveaux arrivés est présenté dans une optique bien différente.

 

          Les nouvelles tendances de ces années semblent, par ailleurs, bien s’exemplifier dans le présent ouvrage. Il serait d’ailleurs pesant de résumer ici tous les articles, de longueur et d’importance inégale, qui le composent. Je vais donc tâcher de désigner les points névralgiques du débat, tout en essayant de souligner les aspects saillants de cette monographie collective de près de 500 pages en grand format.

 

1. Constitution de peuples et métissage culturel

 

          Le premier aspect fédérateur de cet ouvrage est certainement l’insistance sur les temps et la manière de formation et de transformation d’une population, une ethnie, dirons-nous. Exemplaire est en ce sens le premier texte du volume, écrit par Marcello Rotili. Après avoir réfléchi sur la constitution – mythique et réelle – des Lombards, l’auteur raconte la manière dont ce « peuple » se constitue sur la base de trois principaux groupes ethniques. L’auteur insiste également sur la manière dont les récits de la « préhistoire » mythique de cette peuplade, stabilisée principalement par Paul le Diacre, mais résultant de récits antérieurs, contribuent à indiquer de quelles manières diverses les tribus finissent par devenir un seul « peuple » notamment par la création d’un passé commun. 

 

          Dans la plupart des textes de cet ouvrage, la question du métissage culturel sur les terres « conquises » est d’ailleurs centrale : Rotili, Arslan, Redi, Lambert, Otranto, Bertelli, Papparella et Roma présentent, avec des instruments archéologiques très convaincants, les étapes d’un mélange progressif entre la culture des envahisseurs et celle des autochtones. Les traditions païennes – qui peuvent aller du cannibalisme rituel aux profanations de tombeau pour ravir la puissance de la personne ensevelie (en 760, Giselpert va profaner pour cette raison le tombeau de Albonio) – se mélangent à la nouvelle religion chrétienne. En particulier grâce à l’œuvre de Grégoire le Grand, la christianisation des vainqueurs va coïncider avec leur romanisation partielle. Pendant très longtemps les élites vont cependant continuer à revendiquer leur paganisme et leur tradition guerrière anti-romaine surtout dans une optique identitaire. D’autre part, si les Lombards vont accepter, comme nous en informe Ermanno Arslan, le système monétaire romain, cela sera surtout de manière fonctionnelle. La preuve en est que, et ceci est l’une des spécificités des Lombards du Sud, les monnaies frappées à Bénévent seront identiques (sic !) aux monnaies byzantines (avec l’image et le monogramme d’Héraclius), sans aucune trace d’une autorité lombarde propre.

 

          La civilisation matérielle des Lombards est évidemment fondamentale dans l’optique de cet ouvrage, composé en majorité par des archéologues. Les divers exemples étudiés soulignent la dialectique constituée entre la culture des envahisseurs et celle des autochtones. Le cas typique de cette culture en mutation est, certainement, l’usage de croix dans les vêtements. Ces derniers sont en effet décorés d’animaux et d’entrelacs typiques de la culture nomade et indiquent clairement à quel point un signe chrétien peut être intégré par la culture lombarde. Sont pris en compte – à tour de rôle – les trousseaux funéraires, la situation des tombes, l’usage et la frappe des monnaies, ou encore l’urbanisme des villes – Bénévent, Capoue et Salerne – qui se « lombardisent » progressivement. La ville de Bénévent est exemplaire, en ce que la transformation de la ville romaine en capitale lombarde passe d’abord par le renouvellement des lieux de pouvoir et de protection. La deuxième étape est représentée par une fondation beaucoup plus importante, surtout d’un point de vue identitaire : il s’agit de la construction de Sainte-Sophie – dont la consécration rappelle clairement la cathédrale de Constantinople – construite ad tutelam et honorem patriae.

 

          L’exemple peut-être le plus intéressant du métissage culturel et de la continuité qui s’opèrent lors de la rencontre entre Byzantins et Lombards est celui du sanctuaire de Gargano étudié par Giorgio Otranto. Ancien temple païen, converti au culte de l’archange Michel le thaumaturge (une épithète typiquement byzantine), cet espace attire l’attention des nouveaux venus par la figure de son saint tutélaire, qui leur évoque probablement Wodan, le dieu suprême du panthéon lombard. Le sanctuaire fut intégré au duché de Bénévent après 650 et restauré par Romuald I avant de devenir un lieu de pèlerinage d’importance continentale, comme en témoignent des centaines de graffitis conservées in situ. Durant des siècles, la fonction du lieu est restée de ce fait intacte, intégrée par chaque génération malgré la discontinuité confessionnelle ou politique. L’importance du sanctuaire de Gargano pour la question des Lombards du Sud est cependant plus impressionnante encore si nous prenons en compte l’article de Giuseppe Roma. Celui-ci reconnaît dans la dévotion aux archanges Michel et Gabriel l’un des signes de l’identité lombarde qui, dans la Calabre du Nord (Région de Cosenza), vont littéralement couvrir le territoire de lieux consacrés aux deux anges (sanctuaires, ville…). Reprenant une tradition byzantine, les « envahisseurs » vont ainsi transformer la topologie sacrée du territoire.

 

          La situation de l’art monumental est bien plus difficile à examiner. En effet, dans l’ouvrage ici considéré, seules quelques interventions lui sont dédiées et les conclusions restent ouvertes. Les observations formulées dans l’article dirigé par Gioia Bertelli méritent peut-être d’être rappelées. Les fresques conservées dans le Pouilles, datées de la fin du VIIIe siècle et du début du IXe, semblent être le résultat de décennies de dialogue entre Orient et Occident. Ainsi, une Madonna Regina, habillée à l’Orientale, orne la chapelle de Matera, tandis que son style rappelle l’esthétique syncrétique de la Rome de Pascal I (817-824). En ce qui concerne l’ornement sculpté, le nombre relativement limité de traces conservées semble plutôt pencher vers une koinè nomade, résultant des habitudes esthétiques des nouveaux venus. Gioia Bertelli indique cependant que cette situation devait être, dans ce cas aussi, plus complexe : les décorations du baptistère de Canosa (fig. 32, p. 371) semblent très clairement témoigner « come elementi antichi, di età classica, potessero essere rilavorati da maestranze particolarmente abili che sapevano adattare prodotti già presenti sul mercato ai nuovi gusti ».

 

          Pour une lecture plus complexe de la question du métissage culturel, il est fondamental de lire l’article de Chiara Lambert qui étudie la production épigraphie de l’époque lombarde. La chercheuse part d’une constatation évidente et très importante : l’apogée romaine de l’épigraphie est suivie, dans les commandes publiques, d’un écroulement – sans empereurs et sans provinces, l’épigraphie traditionnelle perd son sens. Chiara Lambert indique donc comment, à travers les monuments funéraires, les Lombards vont se réapproprier ce médium. Pour connaître un véritable réveil de l’épigraphie lombarde, il faudra cependant attendre une prise de conscience comparable à une véritable renaissance. C’est en effet seulement après la chute du royaume septentrional, que les Lombards du Sud vont récupérer le patrimoine épigraphique antique en tant qu’affirmation consciente de leur identité culturelle propre. Désormais, les Lombards du Sud se perçoivent au même niveau que les Carolingiens et ont l’ambition évidente de se considérer sinon comme les héritiers, du moins comme des pairs du monde romain.

 

2. Lombards et territoire : aspects pratiques

 

          Le deuxième axe qui regroupe diverses interventions (Rotili, Redi, Azzara, Staffa, Peduto, Corolla) de l’ouvrage est certainement la question de l’occupation et de l’appropriation du territoire méridional de la part des envahisseurs. Rotili raconte la constitution du Duché de Bénévent. Il indique les raisons de sa localisation – héritage de la présence importante de Lombards mercenaires byzantins en 552 – et réfléchit donc à la structure du pouvoir qui se constitue dans la région. Numériquement inférieurs, les Lombards concentrent leur pouvoir dans des lieux fortifiés d’où ils gouvernent (et tyrannisent) la région. Comparé à la situation du nord de l’Italie, cela contribuera d’ailleurs à une assimilation plus lente et à une identité plus saillante des Lombards méridionaux. L’article collectif, dirigé par Redi, raconte en détail comment la conquête lombarde s’opère sur le territoire des Abruzzes. Il débute en rappelant la cruauté et la violence de l’invasion, ce dont plusieurs textes et fouilles témoignent. La situation des vainqueurs, moins nombreux dans la première étape de l’invasion, détermine les lieux d’occupation des villes conquises. Il s’agit des grandes tours, aux portes des agglomérats, et de théâtres, lieux stratégiques, mais surtout faciles à défendre même en cas de révolte. L’invasion lombarde ne semble, par ailleurs, pas arrêter la vie des villes qui n’ont pas été fortement endommagées par les guerres gothiques. La déduction proposée par les auteurs est donc celle d’une violence beaucoup plus capillaire et surtout anticatholique. De ce fait, en considérant la nature des sources conservées, souvent ecclésiastiques, la vision très négative des Lombards pourrait être en partie expliquée par la large place que celles-ci ont eue dans l’historiographie. Cette idée est confirmée par la situation des villes et des routes où la conquête semble s’être déroulée sous l’insigne de la continuité. Des lieux fondamentaux – comme le tombeau de Vittoricino à Amiternum fondé par l’évêque Quodtvuldeus au début du Ve siècle – seront très rapidement soutenus par l’évergétisme de l’aristocratie lombarde, tandis que les routes vont garder, dans les grandes lignes, les structures anciennes. Certes, avec la diminution progressive de centres urbains, certaines routes vont perdre de l’importance, mais de toute évidence, les artères principales vont continuer à exister et des traces de restaurations, quoique faibles, existent. À présent, il convient d’ajouter une précision mentionnée dans l’article d’Angela Corola : dans les hauteurs, les routes romaines sont plus souvent abandonnées que dans les plaines. Conçues pour des chars, ces dernières sont en effet moins efficaces pour le transport à dos de mules qui peuvent franchir des dénivelés bien plus importants. Pour revenir au texte dirigé par Redi, la continuité semble particulièrement visible dans le développement des espaces sacrés où, souvent, chaque génération apporte un élément au palimpseste de l’édifice. En ce sens, le cas de l’église de Saint-Paul à Barete est emblématique : avant le Xe siècle, cinq phases différentes peuvent être dénombrées (voir fig. 2, p. 121). L’article d’Andrea Staffa contribue à complexifier cette situation : dans les Abruzzes adriatiques surtout, la présence byzantine est à présent attestée de manière bien plus longue et plus importante que ce qui n’avait été proposé par le passé. De ce fait, le territoire doit être lu davantage comme déterminé par la cohabitation de divers groupes en dialogue, avec les Byzantins comme garants d’une continuité qui va se projeter dans la structure de toute la région pendant plusieurs siècles.

 

3. Déconstructions de mythes historiographiques

 

          L’aspect apparemment le plus développé de cet ouvrage, et qui me semble sous-jacent à l’explosion des études sur les Lombards en Italie ces dernières années, réside dans l’important travail de déconstruction de mythes historiographiques. Annoncée d’emblée dès l’introduction de Giuseppe Roma, cette question fait l’objet de l’article de Claudio Azzara. Le point de vue adopté demeure néanmoins celui de la plupart de contributions. Sont ainsi indiquées les raisons de la vision négative qui avait été donnée des Lombards voilà deux siècles. Ils étaient perçus, à tour de rôle, comme représentation des agresseurs germaniques : les Autrichiens au XIXe siècle et les soldats du Troisième Reich après 1943. L’instrumentalisation de la gens Langobarda est cependant antérieure au XIXe siècle : déjà au XVIe siècle, par un anachronisme spectaculaire, Niccolò Machiavelli en faisait l’espoir manqué d’une unité italienne précoce. Des études plus « neutres » semblent être très rares dans ce panorama.

 

          Les auteurs de ce volume indiquent donc – plus ou moins explicitement – une nouvelle vision potentielle. Plus européenne, pensée sur la longue durée, celle-ci permettrait d’éviter le piège des nationalismes. À l’idée traditionnelle des Lombards comme signe de rupture est donc opposée l’idée d’une intégration progressive. À celle de groupes ethniques distincts se juxtapose le concept de groupes interculturels. Les Lombards eux-mêmes ne sont d’ailleurs plus considérés comme un seul « peuple-ethnie », monolithe racial, mais comme un agrégat culturel multiethnique s’étant constitué un passé commun mythique.

 

          Il s’agit d’une lecture très convaincante et séduisante, d’autant plus que le brassage ethnique des Lombards, avant leur arrivée en Italie, ne fait désormais plus aucun doute. Reste à savoir si cette nouvelle interprétation – qui résonne si bien dans notre imaginaire actuel – ne débouchera pas ultérieurement sur une impasse historiographique. Ne s’agit-il pas de projeter sur le passé la situation actuelle, avec une intelligentsia qui désirerait voir dans la « bonne intégration » des Lombards le modèle pour une solution efficace de l’émigration massive en cours ?

 

Conclusions

 

          De ces quelques notes, il résulte que cet ouvrage très complet et érudit constitue avant tout une excellente synthèse des nouvelles approches interdisciplinaires actuellement en cours. La vision proposée de la présence de la gens Langobarda au sud de l’Italie est de plus réellement mise en relief. Les divers auteurs ne se limitent pas à reconstituer les aspects saillants de la parabole des Lombards du Sud. Ils posent également au lecteur la question sur l’origine de ce peuple et de son héritage, et ceci sans raconter une histoire linéaire.

 

          Au-delà de ces considérations générales de synthèse, il faut reconnaître au volume le mérite de publier une grande quantité de matériel archéologique nouveau, dont la valeur est d’autant plus importante qu’elle est soutenue par un important travail sur les sources écrites. Le cadre d’ensemble de cette étude est enfin donné par des réflexions anthropologiques, méthodologiquement significatives.

 

          Le lecteur reste peut-être sur sa faim en ce qui concerne la seule question byzantine : emblématiques sont, à ce propos, les pages dédiées à Sainte-Sophie de Bénévent où les problèmes de sa forme – qui rappelle bien entendu celle du Saint-Sépulcre ou de Saint-Vitale à Ravenne – et de l’origine des artisans qui l’auraient ornée par des fresques d’une qualité rare sont mentionnés, sans donner de véritable réponse. Dans ce cas, la référence au monde byzantin est évidente : à plus d’un siècle de la prise de Bénévent, c’est en effet toujours vers Constantinople que se tournent les ducs pour constituer leur politique religieuse.

 

 

Sommaire

 

Marcello Rotili, I longobardi: migrazioni, etnogensi, insediamento, pp. 1-77.

Claudio Azzara, I longobardi in Italia e i Longobardi nella storia d’Italia, pp. 79-83.

Ermanno A. Arslan, Monetazione di età Longobarda nel mezzogiorno, pp. 85-97.

Fabio Redi (con testi di Lorella di Blasio, Barbara di Vincenzo, Roberta Leuzzi, Carmine Malandra, Giovanna Petrella, Fabio Redi), I Longobardi nell’Abruzzo interno, pp. 99-174.

Andrea R. Staffa, I Longobardi nell’Abruzzo adriatico fra VI e VIII secolo, pp. 175-239.

Valeria Ceglia, Presenze funerarie di età altomedievale in Molise. Necropoli di Campochiaro e la tomba del cavaliere, pp. 241-255.

Paolo Peduto, Quanto rimane di Salerno e di Capua Longobarde, pp. 257-278.

Rosa Fiorillo, La produzione fittile della gens Langobardorum, pp. 279-289.

Chiara Lambert, La produzione epigrafica dei secoli VIII e IX in Salerno e Benevento, pp. 291-322.

Angela Corolla, Strade e insediamenti a nord di Salerno: un esempio di viabilità locale nella Langobardia Minor, pp. 323-331.

Giorgio Otranto, I Longobardi e il santuario di Gargano, 333-341.

Gioia Bertelli, Giorgia Lepore, Marco Trotta, Angelofabio Attolico, Sulle tracce dei Longobardi in Puglia: alcune testimonianze, pp. 343-389.

Franca C. Papparella, La Basilicata di età Longobarda: testimonianze archeologiche, pp. 391-404.

Giuseppe Roma, Nefandissimi Langobardi: mutamenti politici e frontiera altomedievale tra ducato di Benevento educato di Calabria, pp. 405-463.