Kassab Tezgör, Dominique (ed.): Sinope, The Results of Fifteen Years of Research. Proceedings of the International Symposium, 7-9 May 2009, 568 pages, ISBN: 978-90-04-20653-3, List price EUR: 120 / List price US$: 170
(Brill Academic Publishers, Leiden 2011)
 
Compte rendu par Guy Meyer
(galmeyer@noos.fr)

 
Nombre de mots : 3124 mots
Publié en ligne le 2012-11-26
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1644
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          Ce nouveau livre confirme la vitalité des recherches dans le domaine pontique. Sinope, cité importante du littoral de la Mer Noire, mérite qu’on lui consacre une monographie qui fasse le point des recherches récentes. En 2009, à la date du colloque, on fêtait les quinze ans de la reprise des fouilles. C’était une bonne occasion pour mettre à jour nos connaissances sur la cité. Je signale, quand il y a lieu, les comptes rendus qui ont paru dans le Bulletin amphorique de la REG, 125, 2012 (janvier-juin). Ajoutons que de nombreuses communications sont rédigées en français, ce que la rédaction du titre ne laisse pas supposer. L’ouvrage se divise en trois parties: 1) l’histoire de Sinope ; 2) archéologie de terrain et étude du matériel ; 3) les relations commerciales de Sinope.

 

          Trois communications de la première partie (D. Braund, A. Ivantchik, A. Dan) étudient chacune un aspect du texte du pseudo-Skymnos, v. 986-997, réédité par D. Marcotte, il y a maintenant 12 ans (CUF, 2000). Braund s’intéresse plus particulièrement au mythe de fondation qui fait intervenir une Amazone, alors qu’on attendrait plutôt la nymphe Sinope suivant la tradition la plus répandue. Braund montre que cette Amazone fondatrice et sans doute éponyme n’est pas une invention du poète mais qu’elle s’inscrit dans une tradition rapportée par le scholiaste à Apollonios de Rhodes, qui fait intervenir Andron de Téos et un Hécatée anonyme, peut-être Hécatée de Milet (p. 17-18). Je lui accorderais bien volontiers que les nymphes ne sont parfois pas si éloignées des Amazones qu’il pourrait sembler d’un premier abord. Eusthate, dans un passage que Braund ne semble pas connaître, rapporte, après avoir rappelé que le Pont était le pays des Amazones, qu’elles étaient fondatrices de cités et aussi éponymes de fontaines, comme ailleurs les Nymphes (Comment. in Dionysium, 828 ; GGM, II, p. 363). Je ne crois pas, en revanche, que l’Amazone fondatrice ait le moindre rapport avec le passage d’Énée le Tacticien, 40, 4-5 (p. 21). Il s’agit là plutôt d’un stratagème dont l’historicité est douteuse, mais qui se rattache à une série de récits qui font intervenir les éphèbes ou les femmes à la place des citoyens dans la défense de la cité. Parfois, cerise sur le gâteau, les éphèbes sont déguisés en femmes. Le seul rapport avec les Amazones consiste dans le fait que dans ce cas, comme dans l’autre, il y a une inversion des rôles : les guerriers, citoyens adultes mâles, sont remplacés dans un cas soit par les jeunes gens soit par leurs épouses et dans l’autre par des vierges guerrières. Ce type de récits se rattache à la « gynécocratie », jadis analysée par Pierre Vidal-Naquet.

 

          Ivantchik et Dan traitent de deux peuples qui interviennent dans le récit du pseudo-Skymnos, les Cimmériens et les Syriens ou Leukosyriens. Ivantchick, partant de l’extrait du pseudo-Skymnos, qui reste extrêmement ténu, estime que le poète a recueilli une tradition locale se fondant vraisemblablement sur un événement historique (p. 71). Cette opinion qui semble, somme toute, assez raisonnable, reste quand même très hypothétique. Cependant, l’auteur invoque, et c’est là tout l’intérêt de sa communication, tous les témoignages, assez peu nombreux au demeurant, qui attestent une présence cimmérienne dans la région (p. 67-68 ; pour les Cimmériens, cf. aussi Dönmeez, p. 169-171).

 

          Dan mène une enquête qui semble exhaustive, sur les Syriens ou Assyriens ou Leukosyriens de la côte septentrionale de l’Anatolie et l’homonymie entre deux peuples séparés par toute la largeur de la péninsule. Notons au passage (p. 75) que le problème n’est pas insolvable, mais insoluble. Cette présence « syrienne » s’expliquerait par la conception d’un monde (oikoumène) de dimension restreinte, trop petit par rapport à ses dimensions réelles (p. 96 et 97).

 

          Entre le premier article (Braund) et les deux autres s’intercale le long exposé de C. Barat sur le site de Sinope proprement dit, l’histoire urbaine et les résultats des fouilles et prospections archéologiques. Cet article qui utilise ingénieusement toutes les sources disponibles (gravures, photos anciennes et récits de voyageurs) m’a paru beaucoup plus abouti que sa communication, « La colonia Julia Felix Sinope », dans l’ouvrage collectif dirigé par N. Barrandon et Fr. Kirbihler, Les gouverneurs et les provinciaux sous la République romaine, PUR, 2011, p. 145-167, sur la colonie romaine proprement dite. Elle restitue le tracé des murailles et l’histoire de l’enceinte urbaine (p. 39-49, mais aussi p. 49-52, où le parallèle avec Cnide n’est pas convaincant : il faudrait d’abord régler une fois pour toute la question de l’histoire du site de Tekir, Cnide). Elle retrouve (p. 49 et fig. 9 ; p. 55, et fig. 13) le tracé de l’aqueduc qui alimentait l’agglomération. Elle évoque la trame urbaine de la ville et propose des emplacements pour l’agora et le sébasteion (p. 52-53, et fig. 4). Elle discute du prétendu temple de Sérapis (p. 55-59, mais voir p. 35-36, pour la fouille) qu’elle pense être un hérôon. L’hypothèse d’un hérôon est séduisante, mais rien ne l’impose. Il faudrait, si c’est possible, déterminer le rapport entre ce monument et les terres cuites votives qui ont été retrouvées à proximité, car rien n’exclut un sanctuaire extra-muros. Il n’est pas raisonnable de proposer une identification sans tenir compte du matériel. Quant à l’identification du sanctuaire avec l’hérôon d’Autolycos, ce n’est rien de plus qu’un vœu que rien ne vient confirmer ou infirmer. Dans le cas d’un hérôon, ne s’attendrait-on pas plutôt à retrouver le tombeau dans le naos qu’à l’extérieur, sur l’autel ?

 

          La partie historique se termine par deux articles (A. Peacock et Redford) sur Sinope au Moyen Âge qui dépassent mes compétences, mais qui démontrent l’importance stratégique et commerciale de la ville à cette époque, comme c’était déjà le cas dans l’Antiquité.

 

          La seconde partie s’ouvre sur une communication relative aux sites protohistoriques de la région de Sinope depuis la dernière phase du chalcolithique jusqu’à l’âge du fer. Les âges du bronze ancien et moyen furent particulièrement florissants. Deux sites de l’âge du bronze moyen ont livré des objets qui témoignent que la région de Sinope constitue le point extrême, au nord, atteint par les réseaux commerciaux des marchands assyriens de Kültepe/Kanesh (p. 154).

 

           O. Doonan livre les résultats synthétiques d’une prospection (survey) menée dans la région de Sinope afin de déterminer la répartition de la population sur le territoire de la cité ainsi que les principaux centres de production et de consommation (p. 177-178). Au cours du IVe siècle et de la période hellénistique, la cité semble avoir développé la production d’huile d’olive sur son territoire. On remarque simultanément une intégration des populations indigènes, dont un Manes (nom paphlagonien selon D., mais qui pourrait être iranien ?, la note ne donne pas de référence précise se réduisant à French 2004, soit Inscriptions of Sinope, I, c’est le n° 28) producteur d’huile (p. 181). Les habitats se densifient dans l’arrière-pays à l’époque impériale (p. 181) pour s’accentuer encore au Bas-Empire. Curieusement, la conclusion semble plutôt se trouver dans l’introduction (p. 174-177) : Sinope, après avoir été un maillon du réseau des colonies et sous-colonies milésiennes, se serait mise à exploiter son territoire et aurait redéployé différemment son activité économique et commerciale. Le schéma semble un peu trop rigide. L’auteur n’évoque que la production d’huile, mais ne semble pas envisager celle de vin, pourtant bien attestée à l’époque impériale (cf. p. 194, 366) On regrettera que, comme pour l’épitaphe de Manes, trop de notes renvoient seulement à des titres sans aucune autre précision, page ou numéro.

 

          Ch. Ward présente rapidement quatre épaves des IV-VIe siècles. Les quatre épaves ont été découvertes à l’ouest de la route maritime qui joignait Sinope à la Crimée. Toutes sont chargées d’ «amphores carottes» sinopéennes (p. 191). Ces amphores étaient rangées verticalement, emboîtées les unes entre les autres pour rester calées (p. 191). Le bateau de l’épave D est remarquablement conservé, contrairement aux trois autres sites, même le mât est préservé. Il remonte au Ve ou au VIe siècle. Le navire devait ressembler au vaisseau représenté sur une mosaïque de Celendris en Cilicie Trachée (p. 192-193; cf. Pomey, International journal of Nautical Archaeology, 35, 2006, p. 326-335).

 

          D. Kassab Tezgör et A. Özsalar, dans une belle tentative d’archéologie expérimentale présentent la reconstruction d’un four romain au musée de Sinope (c.r. dans REG, p. 179, 105 ; pour le site et la fouille, cf. D. Kassab Tezgör et alii, Les fouilles et le matériel de l’atelier amphorique de Demirci près de Sinope, Istanbul, 2010 ; c.r. dans REG, 125, 2012, p. 179, 104). Pour des raisons de conservation, il a été décidé de reconstruire un four identique à ceux retrouvés à Dermici, un atelier de fabrication d’amphores actif entre le 2e ou le 3e siècle jusqu’au VIe ou VIIe siècle (p. 198-199). Le dôme de couverture était constitué de tubulures d’argile, enfilées les unes dans les autres. Pour la reconstruction, les tubulures ont été enfilées sur une structure en métal (p. 214).

 

           M.-F. Billot, dans un article très complet et très sérieux, examine les terres cuites architecturales de Sinope depuis l’époque archaïque jusqu’à l’époque hellénistique. Ce très riche et très copieux exposé de près de 130 pages pose un défi au recenseur. Je ne peux qu’inviter les lecteurs qui s’y intéressent à s’y reporter. Je ne donne ici que les conclusions générales. L’auteur, mettant à profit les concepts dégagés par A. Muller pour le matériel du Thesmophorion de Thasos, examine soigneusement les pièces et leurs variantes, soit un catalogue de 44 numéros. L’auteur compare les pièces sinopéennes avec du matériel égéen, dans une acception large du terme, ou pontique, faisant preuve d’une érudition remarquable. Les débuts de la production sont influencés par la production « milésienne », répandue dans le nord du bassin égéen et les cités de la Mer Noire. Stimulés, sans doute, par des commandes venues des cités pontiques, Panticapée et les villes du royaume cimmérien, les modeleurs sinopéens ont développé une production originale, dans le second quart du IVe siècle. Le tarissement graduel de ce marché extérieur, conséquence d’aléas économiques et politiques, provoque un recul drastique de cette production, même si Sinope continue de produire des tuiles en grande quantité.

 

          La typologie des amphores sinopéennes d’époque impériale fait l’objet d’une synthèse de S. Y. Vnukov, avec des dessins des profils (fig. 1-2, p. 363 et 367; cf. c.r. dans REG, 125, p. 178, 103). Si l’atelier de Dermici a livré une abondante production depuis le IIIe siècle, les amphores sinopéennes des deux premiers siècles de notre ère restent peu représentées, car il y a peu de dépôts bien datés (p. 362). L’auteur attribue à la cité pontique, au cours de cette période, d’une part des formes communes répandues dans tout l’Empire (pseudo-coéenne et pseudo-rhodiennes, par exemple, p. 362-363 et fig. 1, 2; 3) et d’autre part des formes uniques (p. 365, et fig. 1, 6-8), ainsi que des formes qui continuent la tradition hellénistique et d’autres qui anticipent les types plus tardifs (p. 365-366, fig. 2, 1-2 et 3-4).

 

          A. Opait étudie les « amphores carottes » des IVe-VIe siècles (c.r. dans REG, 125, p. 180, 107) de Sinope (p. 373-378) et leurs imitations pontiques à Héraclée (p. 389-393) et à Chersonèse (p. 379-389), avec de nombreuses figures. Ces imitations, quoique peu nombreuses, semblent avoir beaucoup circulé : on les retrouve dans le Pont comme dans le monde égéen.

 

          Cette dernière étude sur les amphores forme une transition avec la troisième partie sur « les relations commerciales de Sinope ».

 

          La communication de T. Stoyanov sur le commerce de Sinope en Thrace et son rôle comme centre de diffusion culturelle vers ces régions demeure trop générale pour impliquer précisément Sinope, sinon comme une pétition de principe : en tant que cité importante du littoral pontique, Sinope doit nécessairement avoir joué un rôle dans la diffusion de la culture anatolienne (?) puis grecque en Thrace. Les objets invoqués au cours de l’exposé manquent de références précises à la cité de Sinope.

 

          L’étude de A. Bozkova sur l’importation des amphores sinopéennes en Thrace (c.r. dans REG, 125, p. 180, 109) porte un titre légèrement trompeur. L’auteur, en effet, fonde son étude sur les timbres amphoriques retrouvés en Thrace et non sur le matériel amphorique proprement dit. Les cités côtières ont livrés un nombre important de timbres : 10 à Messembria, plus de 55 à Odessos, plus de 403 à Bizone, plus de 652 à Histria, plus de 786 à Callatis (p. 430 et fig. 1). Les sites de l’intérieur en ont livré moins, répartis sur 12 sites. D’autre part, l’exportation des amphores timbrées semble avoir été plus importante dans la Thrace septentrionale, au nord de l’Haemos.

 

          Les importations de tuiles produites à Sinope et Héraclée du Pont dans les régions du Pont gauche sont étudiées par S. Stoyanova (c.r. dans REG, 125, p. 180, 114, avec lecture du timbre de la fig. 3, 1), avec de nombreuses illustrations. Cet article prend en compte non seulement le matériel timbré, mais aussi celui identifié par sa fabrique. Il examine d’abord les importations sinopéennes (p. 442-455), résumées dans un tableau réparti par tranches chronologiques et par sites (tableau 1, p. 443-445, je donne les totaux du tableau avec les pages de la communication entre parenthèses) : Olbia, 53 tuiles (p. 459); Panskoe I (dans la chora de Chersonesos), 9 (p. 459); Histria, 17 (p. 442-446) ; Callatis, 30 (p. 446) ; Bizone, 1 (p. 4468-448), Odessos, 1 (p. 448-451), Apollonia du Pont, 1 (p. 453). Il faut ajouter à cette première liste : Dionysopolis, 1 (p. 448) ; Halis, dans l’intérieur, 1 (p. 453), et une influence de la production sinopéenne sur celle de Messembria (p. 452). Ces valeurs numériques concernent un volume très faible (l’auteur parle d’importations limitées) qui ne peuvent correspondre à une commande ou au chargement d’un navire : on ne charge pas une seule tuile. Ce qui aurait dû poser des questions d’ordre méthodologique : à quoi correspondent ces valeurs numériques ? On remarque (coïncidence avec l’étude précédente) que les importations sont plus nombreuses dans le nord de l’espace étudié, mais qu’elles ne recoupent pas les importations d’amphores. Les importations de tuiles depuis Héraclée sont encore plus faibles (p. 455-459) : Callatis, 10 tuiles (p. 455) ; Bizante, 0 (p. 455) ; Messambria, 6 (p. 455-456) ; Apollonia du Pont, 1 (p. 456). L’auteur évoque l’influence des productions de Sinope et d’Héraclée sur les productions locales (p. 459 et 461). La faiblesse des volumes de ces deux importations rend les autres conclusions extrêmement fragiles.

 

          V. V. Krapivna rend compte des découvertes de céramiques de Sinope, avec photographies et profils des objets, qu’elle replace dans le contexte des relations entre Sinope et Olbia (inscriptions et autres témoignages, c. r. dans REG, 125, p. 180, 113). Ces relations sont attestées dès le Ve siècle a. C. (p. 467), mais, à cette époque, on ne retrouve que des amphores d’Héraclée. Ce n’est qu’au IVe siècle a. C. qu’on trouve des importations sinopéennes : amphores et tuiles (p. 468) qui se poursuivent au IIIe siècle a. C. : amphores, tuiles, loutreia et pithoi (p. 468). Après une première destruction de la cité, les importations ne reprennent qu’au Ier siècle pour s’accroître aux IIe siècle et IIIe siècle (p. 472). Après une seconde destruction, les échanges sont à nouveau attestés au IVe siècle (p. 474).

 

          La communication de B. Magomedov et S. Didenko (c.r. dans REG, 125, p. 180, 110), étudie les amphores de Sinope dans la « culture de Chernyakov », un groupe humain principalement composé de Goths dans le sud de l’Europe, qui importe un type d’amphore particulier qu’on ne retrouve pas ailleurs, mais les fouilles de Dermici montrent qu’il était produit à Sinope (p. 480 ; carte des trouvailles, p. 481, fig. 1 ; profils : p. 482, fig. 2). Elles servaient sans doute à exporter du vin dans un volume plus grand que les amphores standards (p. 484).

 

           Les importations de Sinope en Géorgie sont le sujet de la communication de N. Inaishvili et M. Khalvashi (nombreuses photographies et profils des amphores ; c.r. dans REG, 125, p. 180, 112). Ils étudient d’abord les monnaies d’argent entre le Ve siècle a. C. et le début du IIIe siècle a. C. (p. 486-494) auxquelles vient s’ajouter une monnaie de bronze frappée sous Gordien III (p. 494). Suivent les amphores hellénistiques dont deux exemplaires timbrées (p. 494-497) et des IVe-VIe siècles (p. 497-502). Plus original, les Sinopéens auraient exporté des mortiers aux époques hellénistique, romaine et byzantine (p. 502). Les tuiles sinopéennes sont peu nombreuses mais auraient influencé la production locale (p. 502-504). La présence de monnaies de Sinope dès le Ve siècle pourrait attester la présence de colonies de cette cité en Colchide (p. 506).

 

          L’ensemble de ces communications brosse un tableau assez complet et cohérent de la cité et de son rôle dans les régions pontiques. Elle atteste l’essor de cette dernière au IVe siècle a. C. qui correspond à un premier maximum d’exportations. Une telle activité commerciale ne retrouve une importance comparable qu’au Bas-Empire et au début de l’époque byzantine.

 

TABLE DES MATIÈRES

 

Y.Garlan, Préface, p. 1                                                                                           

D. Kassab Tezgör, Introduction, p. 3                                                                      

 

L’Histoire de Sinope

 

D. Braund, Myth and ritual at Sinope: from Diogenes the Cynic to Sanape the Amazon, p. 11

                                                                                                                                 

Cl. Barat, La ville de Sinope, réflexions historiques et archéologiques, p. 25

A. Ivantchik, Sinope et les Cimmériens, p. 65

A. Dan, Les Leukosyriens: quelques notes d’ethnographie sinopéenne, p. 73

A. C. S. Peacock, Sinop: a frontier city in Seljuk and Mongol Anatolia, p. 103

S. Redford, Sinop in the summer of 1215: the beginning of Anatolian Seljuk architecture, p. 125

 

Archéologie de terrain et étude du matériel

 

S. Dönmez, An overview of 2nd millenium B.C. and iron age cultures of the province Sinop in the light of new research, p. 153

O. Doonan, Sinop landscapes: towards an archaeology of community in the hinterland of a Black Sea port, p. 175

 

Ch. Ward, Four ships of late antiquity in the Black Sea, p. 189

D. Kassab Tezgör, A. Özsalar, The reconstruction of a Roman kiln in the Archaeological Museum of Sinope,  p. 199

M.-Fr. Billot, Terres cuites architectural de Sinope de l’époque archaïque à l’époque hellénistique, p. 217

S. Y. Vnukov, Sinopean amphorae of the Roman period, p. 361

A. Opait, Sinopean, Heraklean and Chersonesan "carot" amphorae, p. 371

 

Les relations commerciales de Sinope

 

T. Stoyanov, Sinope as a trading and cultural agent in Thrace during the classical and early hellenistic periods, p. 405

A. Bozkova, L’importation des amphores sinopéennes dans les territoiress de Thrace, p. 429

D. Stoyanova, The importation of roof tiles from Sinope and Heraklea Pontica to the western Black Sea area, p. 441

V. V. Krapivina, Ceramics from Sinope in Olbia Pontica, p. 467

B. Magomedov, S. Didenko, Sinopean amphoraeand Chernyakhov culture, p. 479

N. Inaishvili, M. Khalvashi, Sinopean imports on the Black Sea littoral of south-west Georgia, p. 487