Kahwagi-Janho, Hany: L’hippodrome romain de Tyr. Etude d’architecture et d’archéologie, 251 p., 62 planches ; 5 dépliants (Collection Mémoires, 30), 50 €, Isbn 978-2-35613-068-6
(Ausonius, Bordeaux 2012)
 
Compte rendu par Laurent Tholbecq, Université Libre de Bruxelles
(laurent.tholbecq@ulb.ac.be)

 
Nombre de mots : 3084 mots
Publié en ligne le 2013-05-29
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1774
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         Le cirque romain de Tyr est l’un des monuments les plus spectaculaires que l’Antiquité nous ait légués. Dégagé entre 1967 et 1971 par l’Émir Maurice Chéhab (1904-1994), alors à la tête de la Direction générale des Antiquités du Liban, il a fait l’objet de restaurations partielles mises en œuvre – et le cas est loin d’être unique … – avant même qu’une étude architecturale ne lui soit consacrée. À côté de notices préliminaires publiées par le fouilleur, deux descriptions plus développées rassemblaient jusqu’ici l’essentiel des données disponibles : la première, publiée en 1986 par J. Humphrey, situait le monument dans une étude qui fit date, consacrée à l’ensemble des cirques du monde romain ; la seconde, parue en 2008, permettait à J.-Cl. Golvin et F. Fauquet d’en préciser quelques points de détail[1]. L’ouvrage était donc attendu. Paru chez Ausonius, il est tiré d’une thèse de doctorat en archéologie soutenue à l’université de Paris IV par Hany Kahwagi-Janho, architecte de formation ; il livre une documentation fondamentale qui renouvelle la discussion, sans toutefois établir de manière définitive la chronologie du bâtiment[2].

 

         Reconnaissons la difficulté de l’entreprise : la taille du monument, la récupération ancienne de ses matériaux, les conditions de son dégagement, l’éthique de sa restauration et l’abandon du site, livré au pillage entre 1975 et les années 1990, grèvent la discussion dès lors qu’elle n’est pas articulée sur de nouveaux sondages archéologiques seuls à même de résoudre un certain nombre de problèmes chronologiques et topographiques ; en leur absence, les lacunes documentaires et le manque de fiabilité des données disponibles permettent tout au plus d’échafauder des hypothèses chronologiques, ce dont l’A. est parfaitement conscient (p. 14). L’état désastreux de la documentation appelait des relevés ; ils furent efficacement réalisés en trois campagnes, entre 2007 et 2009, et ce résultat est essentiel. Le cœur de l’ouvrage, consacré à la description et à l’analyse architecturale de l’édifice (p. 59-159), est donc le plus utile, en ce qu’il décrit minutieusement les vestiges conservés (ou restaurés…), justifie la restitution graphique proposée et présente des réponses architecturales argumentées aux hypothèses avancées par les autres auteurs. C’est moins vrai de l’introduction (p. 11-57), visant à contextualiser les données et qui ne contribue guère à l’argumentaire, et d’une conclusion plutôt disparate (p. 160-180) réunissant, à côté d’indices chronologiques, une proposition de phasage général, et des analyses relatives au chantier de construction et au fonctionnement du monument. De ce point de vue, le manuscrit méritait un encadrement éditorial solide qui n’a malheureusement pas été mis en œuvre.

 

          Si la présentation de la géographie et de l’archéologie de Tyr insulaire est peu articulée sur le sujet traité, on entre dans le vif du sujet avec celle de l’environnement immédiat du cirque : le bâtiment (468 m x 123 m, gradins compris ; piste de 447 m x 84 m à l’hémicycle et 90,7 m au centre ; valeurs précisées p. 76) prend place au sud d’un aqueduc de date incertaine mais antérieur à 154/155, longeant une voie à colonnade de direction grosso modo ouest-est. Cette voie se partage en deux segments contigus, situés de part et d’autre d’un arc à trois baies généralement daté du 2e s. mais que l’A. propose de remonter sur la base du décor architectural à la fin du 1er s. p.C. (p. 34-35, note 36) ; sur ses abords s’est développée une nécropole, entre le 1er et 7e siècle. La rue et les piles de l’aqueduc ont fait l’objet de reprises, certaines assurément d’époque byzantine, pour partie peut-être consécutives à un séisme intervenu en 502 ; de même, le segment oriental de la voie a été réaménagé (ou prolongé ?) jusqu’à un second arc byzantin mal connu. Le cirque, fermé par un hémicycle côté sud, est désaxé de 97° par rapport à cette dorsale, ce que l’auteur explique par la présence de la nécropole, laquelle aurait interdit l’utilisation des parcelles adjacentes à la voie[3]. Ceci n’explique cependant pas ce léger désaxement et on se demandera dans quelle mesure l’implantation du cirque ne répond par à un facteur géographique lié à l’ensablement continu du secteur consécutif à la création par les troupes d’Alexandre d’un môle destiné à faire tomber l’île de Tyr lors du siège de 332.

 

          Cette présentation de l’environnement immédiat du cirque permet de revenir sur les deux bains de factions – apparemment dans leur état byzantin – partiellement publiés par ailleurs et qui flanquent les côtés septentrionaux de l’édifice[4]. Le complexe oriental (930 m²), qu’une inscription désigne comme appartenant à la faction des Bleus, comprend plusieurs pièces distribuées autour d’une salle octogonale. Le complexe ouest (715 m²), relevant probablement de la faction des Verts, est articulé sur une grande salle basilicale. Les phases de remaniements internes, visibles en plan, ne sont guère explicitées. À la lecture des plans, l’orientation des bains des Bleus, répondant à l’implantation de la nécropole, s’accorde à celle de la rue nord et respecte par conséquent une grille urbaine indépendante du cirque ; à l’inverse, le petit complexe des Verts situé à l’ouest paraît plus conforme à l’orientation du monument étudié (contra p. 56).

 

          La présentation d’un choix d’inscriptions provenant du secteur de l’hippodrome, publiées ailleurs par J.-P. Rey-Coquais, est inutile, mis à part trois courts fragments inédits pour lesquels on se référera aux recensions spécialisées[5]. Le bref développement relatif aux factions byzantines ne présente pas plus d’intérêt[6].

 

           Concluant son introduction, l’A. tente de tirer des indices chronologiques des relations topographiques existant entre le cirque et les monuments adjacents. L’argument le plus important semble résider dans les arcs de l’aqueduc, qui présentent sur la largeur du cirque une portée et des piles de section différentes de celles des autres tronçons, ce qui témoignerait d’une adaptation du tracé de l’aqueduc au cirque ou d’un projet commun ; les dates de construction de l’aqueduc et de l’hippodrome en paraissent par conséquent étroitement liées. Bien que pertinents, les parallèles topographiques proposés d’une part avec les cirques de Gérasa et Gadara, articulés sur des arcs peut-être destinés à devenir des portes de ville et, d’autre part, le cirque de Carthage et le second cirque de Césarée insérés dans des enceintes urbaines d’époque byzantine, ne sont au final pas éclairants[7].

 

          Le monument a conservé plusieurs éléments disparus dans d’autres cirques ou seulement connus par l’iconographie. Côté nord, l’espace de départ situé entre l’aqueduc et les carceres, dans un dispositif qui n’est pas sans rappeler le cirque de Maximien Hercule à Milan, est flanqué de deux bâtiments basilicaux à deux nefs et à piliers dans lesquels M. Chéhab reconnaissait déjà les écuries des factions[8]. De leur côté, les carceres forment un arc de cercle désaxé de 6° vers l’ouest par rapport au bâtiment ; ils présentent un dispositif inédit distribuant douze stalles en deux groupes de huit et quatre loges, de part et d’autre d’un espace vide décentré de ca. 15 m de large, dans lequel, s’appuyant sur l’exemple de Lepcis Magna, l’A. identifie une porta pompae virtuelle. Il démontre que ce désaxement des carceres vise bien à garantir une distance de parcours égale aux concurrents dans la phase d’élancement (contra Fauquet), la tribune des juges placée face au centre de la spina fonctionnant comme axe de visée pour les cochers dans cette phase de la course (fig. 63). L’A. suggère deux modes de couverture possibles, soit une toiture légère similaire à celle restituée à Lepcis Magna et au cirque de Maxence sur la via Appia soit, suivant l’exemple du cirque de Gérasa, en voûtes en berceau, proposition qu’il retient dans ses restitutions graphiques. La façade sud des stalles aurait été animée de colonnes adossées (contra Golvin et Fauquet), cette solution n’excluant pas selon l’A. la possibilité d’y présenter, devant les colonnes, ce qui paraît étrange, les hermes que l’on y trouve par exemple à Lepcis Magna (p. 69). Si un exhaussement byzantin des sols de circulation a bien été identifié côté nord, il ne suffit pas à établir la chronologie du secteur. On ne peut qu’encourager les autorités à y autoriser la reprise de sondages ponctuels qui permettraient de déterminer, dans l’esprit du remarquable phasage des carceres de l’hippodrome hérodien de Césarée Maritime, la date de construction et les éventuelles évolutions architecturales de ce secteur clef du monument[9]. L’A. rejette, en raison de la faible épaisseur des murs, l’hypothèse de tours latérales flanquant les carceres avancée avant lui, et y reconnaît des annexes aux écuries. Suit un développement métrologique articulé sur la thèse de doctorat inédite de F. Fauquet, faisant appel aux dimensions des autres cirques connus et visant à expliquer, par les enjeux de la course, la morphologie générale de la piste[10].

 

          La spina, désaxée de 1° sur l’hippodrome, a conservé, outre une partie de ses parois, ses bornes et ses deux bassins centraux, disposés de part et d’autre d’un obélisque redressé en 1970 ; l’analyse de fragments épars permet à l’A. de restituer une colonne monumentale dans le bassin méridional, d’identifier des éléments provenant peut-être des compte-tours (dauphins et œufs), une possible tholos pentagonale, et de revenir enfin sur la présentation de la statuaire, malheureusement non illustrée (p. 81-92).

 

          L’une des originalités du cirque de Tyr réside dans la différence de structure de la cavea, dans les deux-tiers nord et le tiers sud de l’édifice. Au nord, une galerie voûtée en berceau court sur toute la longueur externe du bâtiment ; elle est ouverte sur l’extérieur par des baies, auxquelles font face des compartiments voûtés soutenant la partie basse des gradins. Certains de ces compartiments se prolongent jusqu’au podium, ménageant par des escaliers parallèles à la piste un accès aux gradins par le bas ainsi qu’un accès direct à la piste par une petite baie. Ce dispositif d’alvéoles soutenant la partie inférieure des gradins existe également dans le tiers sud mais la galerie de distribution périphérique externe y est absente au profit d’un haut mur médiocrement fondé, à double parement et remplissage, totalisant 3,45 m de large, aligné sur la façade extérieure de la cavea[11]. En partie nord, la voûte soutenait un étage d’attique doté de colonnes côté piste, qui devait abriter des gradins en bois (évalués à huit maximum en partie haute contre quatorze en pierre dans l’ima cavea). L’absence de voûte et de colonnes dans le tiers sud interdiraient selon l’A. d’y envisager cette solution.

 

          Cette interruption apparente du programme de construction induit quelques originalités : la tribune d’honneur, partiellement conservée côté est (murs et sols mosaïqués), interrompt ainsi le cours de la grande galerie de circulation externe, contraignant d’après l’A. les spectateurs à accéder aux gradins du secteur sud par la piste (pl. 62), ce qui justifierait d’ailleurs une multiplication des portes et escaliers d’accès aux gradins dans le tiers sud de l’édifice (p. 172). La publication de cette tribune est particulièrement importante car elle livre un rare témoignage de ce dispositif et de ses circulations. Un rôle identique de transition architecturale est assuré côté ouest par la tribune des juges, vraisemblablement située face à la ligne d’arrivée mais dont les traces sont beaucoup plus évanescentes. Par ailleurs, l’A. associe un large escalier à double volée situé hors de l’édifice côté est à un temple intégré à l’étage d’attique au-dessus des gradins ; il suit en cela une restitution de J.‑Cl. Golvin et F. Fauquet lesquels, ignorant l’existence de la tribune d’honneur jusque là inédite, y voyaient la loge principale du monument[12]. L’image du cirque de Tyr en est donc singulièrement améliorée. De manière déterminante, l’A. établit la postériorité de construction de la loge d’honneur et de la porta triumphalis – et non triomphalis comme indiqué systématiquement – sur le projet initial[13]. Suivent une présentation des éléments architectoniques, bases, chapiteaux (étude approfondie des chapiteaux corinthiens dits « normaux »), fûts et autres blocs caractéristiques (p. 122-148), accompagnés de leurs relevés (pl. 25-61), une discussion relative aux matériaux (p. 148-155) et aux revêtements de sol (p. 156-158). L’A. identifie deux systèmes de mesures, le pied romain utilisé dans la phase de conception du monument, et la coudée de tradition hellénistique de 54 cm reconnue dans la mise en œuvre de détails, mesures standards dont les variations lui permettent du reste d’isoler le travail de certaines équipes de tailleurs.

 

          Pour la datation du monument, l’A. propose de situer le projet initial – non pas abandonné selon lui mais sciemment adapté en cours de réalisation pour pallier un manque de fonds (p. 175) – à l’époque flavienne, sur base de sa datation remontée de l’arc adjacent (p. 34-35, note 36). La deuxième phase de construction consisterait en embellissements[14], proposition principalement fondée sur une série de chapiteaux d’époque sévérienne, phase rapprochée par d’autres de la promotion de Tyr par Septime Sévère après l’épisode ayant opposé ce dernier à Pescennius Niger (193/194). Les carceres construits à cette époque, remplaceraient un dispositif en bois, tandis que la porta triumphalis, également sévérienne, aurait remplacé des gradins démontés (p. 120, 176-177). C’est sans nul doute le maillon faible de l’argumentaire car rien n’interdit de considérer que le programme, plutôt antonin que flavien d’ailleurs – le décor architectural en témoigne –, a été abandonné en cours de réalisation ; les travaux interrompus ont pu être repris à l’époque sévérienne, par exemple à l’occasion du passage éventuel de Septime Sévère à Tyr ou encore, osons l’hypothèse, à la faveur d’un intérêt renouvelé pour les jeux actiaques herculéens sous Caracalla[15]. On regrettera ici l’absence de mise en perspective du monument dans l’histoire de la cité. De même, la proximité de conception avec le cirque de Lepcis Magna (dont Tyr est métropole) mériterait d’être explorée. De son côté, le large mur périphérique destiné à ralentir l’avancée des dunes côtières, relèverait d’une ultime phase, datée de la fin du 4e s. ou du début du 5e siècle. Une dédicace de mosaïque de sol indique enfin que les bains des Verts étaient toujours en usage en 503/504, avant un abandon postulé du site au début du 7e siècle. On le comprend, ces conclusions chronologiques sont cruellement affaiblies par l’absence de lecture stratigraphique des vestiges et l’A. est en effet le premier à le regretter.

 

          En définitive, et en dépit des quelques réserves exprimées, on saluera le travail accompli et la mise à jour de données restées trop longtemps inaccessibles. Le texte, très démonstratif, est efficacement articulé sur 62 planches hors texte très soignées, comprenant restitutions de détail et relevés de blocs, et 5 dépliants reprenant des relevés et restitutions en plan et en coupe du monument.

 

          Ajoutons quelques compléments bibliographiques. Les fouilles anciennes du cirque de Naplouse sont désormais publiées : Y. Magen, Flavia Neapolis, Shechem in the Roman Period, I (Judea & Samaria Publications 11), Jérusalem, 2009, p. 151-188. Pour la nécropole, à côté de la publication de M. Chéhab (BMB 33-35, 1984-1986) et en attendant des résultats plus probants, on se référera à Lidewijde De Jong, « Performing Death in Tyre: The Life and afterlife of a Roman Cemetery in the Province of Syria », AJA 114, 2010, p. 597-630. Enfin, la référence bibliographique Da Bernardi Ferrero 2002, p. 12-17, signalée en note 102, manque à l’appel. Il s’agit de D. De Bernardi Ferrero, « Architettura e decorazione di età flavia a Hierapolis di Frigia », dans D. De Bernardi Ferrero (éd.), Hierapolis : scavi e ricerche. IV, saggi in onore di Paolo Verzone (Archeologica 137), Rome, 2002, p. 1-43.

 

 

[1] J.H. Humphrey, Roman Circuses: Arenas for Chariot Racing, Berkeley, 1986, p. 461-477; J.-Cl. Golvin & F. Fauquet, « Essai de restitution du cirque de Tyr » dans A. Bouet (éd.), D’Orient et d’Occident. Mélanges offerts à Pierre Aupert, (Mémoires 19), Bordeaux, 2008, p. 169-176.


 

[2] Un premier aperçu de ces travaux a paru en 2009 dans le Bulletin d’Archéologie et d’Architecture Libanaises, revue qui n’est malheureusement guère diffusée hors du Liban : H. Kahwagi-Janho, « Synthèse de l’étude archéologique et architecturale de la zone de l’hippodrome romain de Tyr, BAAL 13, 2009, p. 125-190.

 

[3] L’A. indique 97° p. 53 mais 93° p. 59. Les plans semblent corroborer la première proposition.

 

[4] H. Kahwagi-Janho, « Les bains des Bleus dans l’hippodrome de Tyr », BAAL 11, 2007, p. 25-56.

 

[5] S’y ajoutent un graffite peint illisible et non illustré (p. 49) et des marques de lapicides (p. 168-169).

 

[6] Sur les factions, on renverra désormais à J.-P. Thuillier, « L’organisation des Ludi Circenses : les quatre factions (République, Haut-empire) », dans K.M. Coleman (éd.), L’organisation des spectacles dans le monde romain : huit exposés suivis de discussions, (Entretiens sur l’Antiquité classique 58), Vandœuvres – Genève, 2011, p. 173-220 et à G. Dagron, L’hippodrome de Constantinople, Jeux, peuple et politique, (Bibliothèque des histoires), Paris, 2011.

 

[7] Pour la porte ouest de Gadara, voir C. Bührig, Das spätkaiserzeitliche Bogenmonument extra muros in Gadara (Umm Qais): städtebauliche Bedeutung und Funktion eines freistehenden Torbaus an der Schnittstelle von Stadt und Umland, (Orient-Archäologie 21), Rahden, 2008.

 

[8] Pour Milan : D. Caporusso, M.T. Donati, S. Masseroli & T. Tibiletti, Immagini di Mediolanum. Archeologia e storia di Milano dal V secolo a.C al V secolo d.C, Milan, 2007, p. 158-167. Ces écuries éclairent indirectement le lieu de découverte de la fameuse inscription des hippotrophoi (SEG 39 1620) retrouvée en 1957 en remploi à 150 m de l’entrée de l’hippodrome oriental de Césarée Maritime.

 

[9] En dernier lieu, J. Patrich, « Herodian Entertainment Structures », dans D.M. Jacobson & N. Kokkinos (éds.), Herod and Augustus, Papers held at the IJS Conference, 21st-23rd June 2005, (Institute of Jewish Studies in Judaica 6), Leyde, 2009, p. 181-213.

 

[10] F. Fauquet, Le cirque romain : essai de théorisation de sa forme et de ses fonctions, thèse de doctorat, Université de Bordeaux 3.

 

[11] J.-Cl. Golvin et F. Fauquet y reconnaissaient un mur de 0,75 m de large adossé à des piles apparemment inexistantes (Golvin et Fauquet 2008, p. 171, fig. 2).

 

[12] Le dispositif, bien conservé, rappelle l’escalier à volées latérales dédoublées récemment restitué par A. Monterroso Checa sur base des exemples de Carsulae (Ombrie) et Saepinum (Molise) et qui permettait d’accéder au temple surmontant la cavea du théâtre de Pompée à Rome : A. Monterroso Checa, Theatrum Pompei, Forma y arquitectura de la génesis del modelo teatral de Roma, Madrid, 2010, p. 251-254 ; 280, fig. 203 et 232.

 

[13] De même, la crépis devient « un crépi » (p. 102), d’autant qu’en l’occurrence, « plinthe » était plus adapté.

 

[14] Les hésitations de l’A. sont tangibles, puisqu’il caractérise cette phase par des « ajouts ou remaniements des monuments de la cavea (pulvinar, tribune des juges et porta triomphalis (sic) » (p. 159).

 

[15] M. Christol, « Entre la cité et l’empereur : Ulpien, Tyr et les empereurs de la dynastie sévérienne », dans Fr. Chausson & E. Wolff, Consuetudinis Amor, Fragments d’histoire romaine (2e – 6e siècles) offerts à Jean-Pierre Callu, (Saggi do storia antica 19), Rome, 2003, p. 163-188.