Tsetskhladze, Gocha R. (dir.): The Bosporus: Gateway between the Ancient West and East (1st Millennium BC-5th Century AD), Proceedings of the Fourth International Congress on Black Sea Antiquities Istanbul, 14th-18th September 2009, ISBN 978140731135, 62.00 €
(Archaeopress, Oxford 2013)
 
Compte rendu par Stéphane Lebreton, Université d’Artois
(stephane.lebreton@univ-artois.fr)

 
Nombre de mots : 2726 mots
Publié en ligne le 2014-07-31
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1978
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            L’étude du Pont Euxin connaît depuis les années 1990 un net regain d’intérêt. À lire ce gros volume sur la mer Noire, on se rend compte à quel point l’attention portée sur cet espace ne faiblit pas. Edité par G.R. Tsetskhadze, S. Atasoy, A. Avram, Ş. Dönmez et J. Hargrave, cet ouvrage constitue les actes du IVe colloque sur le Pont Euxin qui s’est tenu à Istanbul en septembre 2009.


            En consultant ce recueil, on est tout d’abord frappé par le nombre d’articles : pas moins de 49. On peut aussi être surpris par le format de ces derniers. La plupart des articles font de cinq à six pages de texte en moyenne. Les éditeurs semblent avoir voulu privilégier la différence des approches en cherchant à intégrer le plus d’intervenants possibles. Cette impression est renforcée par le cadre chronologique choisi qui insiste sur la longue durée : du Ier millénaire av. n.è. au Ve s. de n.è. D’ailleurs, la troisième partie de l’ouvrage nous entraîne au-delà du Ve s., en abordant largement la période byzantine. Il en est de même pour l’espace : certains articles débordent du cadre pontique. Ainsi, le travail de D. Tsiafakis (« Architectural similarities [ ?] between the Black Sea and North Aegean settlements ») est davantage centré sur le nord de l’Egée que sur le Pont Euxin. De la même façon, P. Popović et I. Vranić (« One possible localisation of Damastion – Kale by Krševica [south-eastern Serbia] » traitent de l’identification d’un site situé au sud-est de la Serbie. De fait, entre le grand nombre d’articles, le temps long et la prise en compte d’un large espace d’études, le choix a bien été celui de la variété des sujets et de leurs traitements. Car c’est aussi l’ensemble des sources et des spécialités qui a été sollicité. Le lecteur aura donc la surprise de découvrir, à côté d’études classiques – sans que le terme soit forcément péjoratif – à l’exemple de travaux sur un type de céramique ou sur l’évolution d’une cité, des sujets plus « exotiques » telle que la communication d’A. Alemany : « Early Byzantine sources on the Oghuric tribes in the northern Black Sea area ». Traiter du Pont Euxin, c’est aussi prendre plaisir à explorer des confins aussi bien géographiques qu’historiques : changer de cadres et de références. Bien sûr, chacun sera tenté de lire en priorité les sujets qui intéresseront son domaine de recherche. Pourtant, en lisant les contributions les unes après les autres (ce qui demande tout de même quelques heures), on pourra être agréablement étonné par ce voyage entrepris dans le temps et les lieux d’un espace qui demeure encore largement méconnu. L’hétérogénéité de ces actes n’est finalement pas aussi marquée qu’une première impression le laisserait croire. Assurément, tous les articles ne sont pas de même qualité. Certains critiqueront ce mélange d’articles aux sujets ou aux préoccupations différents. Cependant la richesse de l’ensemble et sa lecture stimulante emportent la conviction. On ne peut enfin que louer les éditeurs d’avoir su réunir les contributions de chercheurs d’autant de nationalités (18).

 

            L’ouvrage est organisé en quatre parties. Les trois premières sont chronologiques. La première partie traite de la présence grecque à partir de l’Hellespont au sud jusqu’aux rives nord du Pont Euxin et des relations avec le monde méditerranéen. La deuxième s’intéresse à la place de la mer Noire dans l’Empire romain. La troisième prend en considération l’espace pontique de l’Antiquité tardive jusqu’au début de la période byzantine. La dernière partie est dédiée aux projets et aux fouilles à venir. L’organisation n’est donc pas très originale : le découpage chronologique reste classique. La quatrième partie est la moins pertinente. Elle réunit des articles aussi différents par les propos que par les objectifs. À côté de présentations de chantiers, on trouve par exemple un article sur les enjeux contemporains de l’archéologie (A.K. Fleming, « Archaeology and development : a mutually beneficial partnership in the Black Sea region ») ou un autre sur la place de la mer Noire dans l’Encyclopaedia of the Hellenic World (I. Georganas, A. Sideris, « The Encyclopaedia of the Hellenic World – Volume 2 : The Black Sea »). On devine que les éditeurs ont réuni dans cette dernière catégorie des contributions qu’ils ont eu du mal à intégrer dans les parties précédentes ou qui ne pouvaient constituer un autre axe cohérent. En fait, les actes témoignent imparfaitement de l’ampleur des sujets abordés lors du colloque. Les éditeurs, comme il l’est précisé en introduction, semblent avoir eu du mal à récupérer toutes les versions écrites des communications. Le programme du colloque, présenté en annexe avec le résumé des communications, incluait un axe supplémentaire absent dans le volume. Ce dernier s’intéressait à la fois aux populations nomades et semi-nomades des steppes pontiques et de l’Anatolie, aux rives méridionales de la mer Noire ainsi qu’aux relations entre les Achéménides et le Pont Euxin. On comprendra que l’on regrette d’autant plus l’abandon de ces problématiques que les questions proposées rompaient avec le traitement chronologique des autres axes. Dans le même ordre d’idées, une véritable introduction, dégageant les principaux objectifs de l’ouvrage et une présentation – même rapide – de l’historiographie du sujet, aurait été très utile. Une synthèse, en conclusion, aurait également été appréciée. En fait, les éditeurs semblent pleinement assumer le choix de livrer « telle quelle » une série d’études pontiques, éclairage pour un instant particulier de l’état des connaissances sur cet espace. L’importance est donnée à l’accès à l’information. Cette préférence peut s’expliquer par l’organisation régulière de colloques sur le sujet. Les acquis de chaque volume se mesurent à la lecture des précédents et des suivants. Le nombre limité de pages des articles prend aussi sens de cette façon : proposer le plus d’informations possibles. Aux lecteurs intéressés d’approfondir la question en se référant à la bibliographie.

 

            Il sera donc difficile de fournir en quelques mots la synthèse d’un volume aussi dense que varié. On peut cependant dégager quelques thèmes cohérents, au-delà de la périodisation chronologique. Curieusement, alors que le titre du livre insiste sur le Bosphore – que l’on comprend comme le Bosphore thrace – les Détroits ne sont pas mis en avant dans une des parties comme on s’y attendrait. Pourtant plusieurs articles s’intéressent à la question. A.V. Podossinov (« Sea straits in the ancient world : their meaning and functions ») réussit, en peu de pages, à établir une synthèse convaincante sur la perception des Détroits par les Anciens. M. Żyromski et J. Hatłas (« The military importance of the Bosporus and the Dardanelles in the early Roman empire [Principate] ») prennent en considération l’intérêt grandissant de Rome pour cette zone stratégique au début du Haut-Empire qui expliquerait quelques siècles plus tard l’importance prise par Byzance et la fondation de Constantin. D. P. Drakoulis (« European and Asiatic settlements of the Bosporus hinterland in the Early Byzantine period ») propose une étude comparée intéressante de l’occupation de l’espace des territoires situés de part et d’autre du Bosphore entre le IVe et le VIe s. de n.è. M. Dana (« Byzance hellénistique et impériale : un centre culturel avant Constantinople ? ») explique comment Byzance devient un centre culturel dès l’époque hellénistique, sur le modèle athénien, et acquiert ainsi progressivement un pouvoir d’attraction dans la région. Nous pourrions ajouter ici la contribution d’E. Barker, S. Bouzarowski, C. Pellin et L. Isaksen (« Extracting, investigating and representing geographical concepts in Herodotus : the case of the Black Sea ») qui interroge les Enquêtes d’Hérodote pour déterminer la place attribuée par l’auteur au Pont Euxin. Malgré la difficulté pour suivre parfois le raisonnement, on comprend que l’Hellespont y tient un rôle conséquent. L’étude des divinités, leur particularité dans l’espace pontique, la difficile question du syncrétisme font aussi l’objet de plusieurs articles. La plupart s’intéresse d’ailleurs à la figure d’Aphrodite : I. Balena (« Religion and Greek colonisation : an epithet of Aphrodite as an example of adoption and adaptation to local practice »), A. Hermary (« Aphrodite’s travel around the Black Sea »), L. Buzoianu et M. Bărbulescu (« Représentations d’Aphrodite dans la cité d’époque hellénistique d’Albești »), J.-L. Podvin (« Les cultes isiaques de la Troade à la Bithynie »). On y parle aussi de déplacements de populations : L. Mihailescu-Bîrliba (« Mobilité interne en Mésie Inférieure selon les sources épigraphiques »), A. Alemany (« Early Byzantine sources ont the Oghuric tribes in the northern Black Sea area »). Mais l’essentiel des travaux porte sur les questions de commerce et de transports étudiées à partir des découvertes archéologiques. Ainsi, de nombreux articles font état des recherches actuelles sur le matériel céramique, notamment les amphores. Dans ce cadre, la contribution de G. R. Tsetskhladze (« Not all things Greek came through Greek trade or at the hands of Greeks ») constitue une sorte d’introduction pour les périodes archaïque et classique. Il engage en effet une réflexion passionnante sur l’interprétation des découvertes, sur la destination de ces objets, leur emploi et leur réutilisation probable par des populations non grecques. J’ai aussi lu avec grand intérêt la contribution de S. Babić (« Attributing things Greek : ancient perceptions and perceptions of antiquity ») qui tente de faire la part des choses entre représentations modernes et anciennes sur le phénomène de colonisation et d’identité. Certes, le sujet n’est pas nouveau, mais il reste passionnant. M. Oller (« Quelques réflexions sur le commerce grec au littoral septentrional de la mer Noire d’après l’épigraphie [VIe-IVe siècles av. J.-C.] ») s’interroge sur le rôle des femmes comme intermédiaires dans le commerce entre les Grecs et les populations locales au nord du Pont Euxin, comparé à la situation connue pour les établissements localisés actuellement en Languedoc et en Catalogne. M. Zahariade (« Fresh thoughts on old subjects : from ora maritimae to litus Scythicum. The coastal defence of Lower Moesia and Thrace in the 1st-3rd centuries AD ») synthétise, de façon claire, les données sur la mise en défense par Rome de la rive sud-ouest du Pont Euxin entre le Ier et le IIIe s. de n.è.

 

            Trois remarques pour terminer. Tout d’abord, les articles les plus stimulants et qui semblent apporter le plus de nouveautés concernent les périodes archaïque et classique. On mesure l’ampleur des recherches entreprises ces dernières années pour ces périodes. Deuxième point : ces 49 contributions témoignent indirectement du déséquilibre des régions étudiées au sein de l’espace pontique. La majorité s’intéresse aux rives occidentales et septentrionales de la mer Noire. Enfin, et là encore malgré le titre des actes qui privilégie des rapports ouest-est (The Bosporus : Gateway between the Ancient West and East), il est intéressant de constater que le Pont Euxin est encore envisagé par référence à l’espace égéen, ou par rapport au reste de la Méditerranée. Les titres des trois premières sous-parties insistent bien sur ce lien. La mer Noire apparaît comme une dépendance économique, politique ou culturelle du monde grec, de Rome, puis de Byzance. Certains articles envisagent d’ailleurs plus explicitement cette mise en relation, comme L. Gallo  sur « Athens and the Pontic Poleis in the Tribute List of 425/424 BC ». L’image de la région pontique correspond ainsi aux représentations traditionnelles qui en font le débouché naturel de la grande artère, Egée-Hellespont-Propontide-Bosphore, qui devient à partir de la géographie hellénistique le méridien de base des projections de la terre habitée, cardo de l’oikouménè. Et au-delà, il semble que l’objet de ce colloque, et certainement des précédents, est de s’interroger sur l’identité du Pont Euxin. Qu’est-ce que cet espace ? Qu’a-t-il été ? Derrière cette interrogation sur ce que pourrait avoir été cet espace maritime dans l’Antiquité se profile, sans doute plus ou moins consciemment, un questionnement sur ce que sera la Mer Noire à l’avenir (les termes du titre de la communication d’A.K. Fleming, « Archaeology and development : a mutually beneficial partnership in the Black Sea region », sont intéressants, à ce propos). S’interroger, peut-être, pour conjurer le sort ?

 

 

SOMMAIRE 

Principal Editor’s Preface, v

Message from the President, vi

Welcome by the Secretary-General, vii

Gocha Tsetskhladze

List of Abbreviations, viii

List of Illustrations and Tables, xi

Gocha Tsetskhladze 

Greeks around the Hellespont, the Sea of Marmara, the Bosporus, and the Western, Northern and Eastern Black Sea, and Relations with the Mediterranean World

Sea straits in the ancient world: their meaning and functions, 3

Alexander V. Podossinov 

Extracting, investigating and representing geographical concepts in Herodotus: the case of the Black Sea, 7

Elton Barker, Stefan Bouzarowski, Chris Pelling and Leif Isaksen

Pre-colonisation in the Black Sea: the first Greek pottery finds in the Black Sea, 19  

Jan Bouzek                                                                                          

Attributing things Greek: ancient perceptions and perceptions of antiquity, 23      

Staša Babić

Byzance hellénistique et impériale : un centre culturel avant Constantinople ?, 29

Madalina Dana

Religion and Greek colonisation: an epithet of Aphrodite as an example of adoption and adaptation to local practice, 39

Immacolata Balena

Aphrodite’s travels around the Black Sea, 47

Antoine Hermary

Représentations d’Aphrodite dans la cité d’époque hellénistique d’Albesţi, 53

Livia Buzoianu, Maria Bărbulescu 

Architectural similarities(?) between the Black Sea and North Aegean settlements, 61

Despoina Tsiafakis

Not all things Greek came through Greek trade or at the hands of Greeks, 69

Gocha Tsetskhladze

Quelques réflexions sur le commerce grec au littoral septentrional de la Mer Noire d’après l’épigraphie (VI e-IV e siècles av. J.-C.), 83

Marta Oller

Trade relations between the Maeotian tribes of the Kuban and the ancient world based on the evidence of amphorae (end of the 7th century-first half of the 1st century  BC), 89

Vladislav V. Ulitin

Trade relations between Tanais and the Pontic region, 103

S.A. Naumenko

Stamped amphorae from the Greek Black Sea colony of Sinope in the Mediterranean during the Hellenistic period, 109

 Jan de Boer

Corinthian Conventionalising pottery from the northern Black Sea region in the State Hermitage Museum, 115 

Anastasia Bukina

Komast cups from excavations on Berezan island: on the distribution of Attic pottery in the northern Black Sea area,  123

Anna E. Petrakova

Column-kraters of the 5th century BC from Thrace (based on the finds from Bulgaria), 129

Slava Vasileva

Archaic coins from north-western Asia Minor in Cycladic hoards?, 145

Kenneth Sheedy

From Vani to Varna: some Late Classical jewellery reconsidered, 151

Monica M. Jackson

Athens and the Pontic Poleis in the Tribute List of 425424 BC, 59

Luigi Gallo

The tyrannies of Heracleia Pontica after Clearchos, 163

Stefania Gallotta

Romans around the Hellespont, the Sea of Marmara, the Bosporus, and the   Western, Northern and Eastern Black Sea, and Relations with the Mediterranean World

Les cultes isiaques de la Troade à la Bithynie, 167

Jean-Louis Podvin

The military importance of the Bosporus and the Dardanelles in the early Roman empire (Principate), 173

Marek Żyromski and Jerzy Hatłas

Imitatio principis : Between euergetism and self-celebration. Julio-Claudian statuary groups from the Black Sea, Hellespont and Bosporus, 179

Mario Cesarano

La mobilité interne en Mésie Inférieure selon les sources épigraphiques, 185            

Lucreţiu Mihailescu-Bîrliba

Administrative acts and the relations of cities along the south-west Black Sea coast (1st-3rd centuries AD), 189

Hristo Preshlenov

Fresh thoughts on old subjects: from ora maritimae to litus Scythicum. The coastal defence of Lower Moesia and Thrace in the 1st-3rd centuries AD, 197

Mihail Zahariade

From dava to civitas . Halmyris, a Getic, Early and Late Roman settlement on the Lower Danube, 207

Ileana Ildiko Zahariade

Les amphores romaines d’Héraclée du Pont en Dobroudja, 213

Dorel Paraschiv

Widderförmiges Kännchen aus Olbia im Akademischen Kunstmuseum Bonn und seine Entsprechungen : neue Untersuchungen über eine altbekannte Gefäßgruppe, 219 

Alexandru Popa

 The Black Sea and Surrounding Regions in Late Antiquity

and the Early Byzantine Period

Early Byzantine sources on the Oghuric trib es in the northern Black Sea area, 233

Agustí Alemany

European and Asiatic settlements of the Bosporus hinterland in the Early Byzantine period, 237

Dimitris P. Drakoulis                                                          

Römische Spielsteine in einem Grab der Sântana de Mureş -Chernyakhov-Kultur – Indikator für einen besonderen Sozialstatus?, 249 

Michail Liubichev, Erdmute Schultze               

Early Byzantine churches in the south-west of the Crimea, 261

Annegret Plontke Lüning

On the chronology of the ancient Chersonesite narratives in Constantine VII Porphyrogenitus’ De Administrando imperio 53, ll.1-492,  269                                          

Lubov I. Gratsianskaya

Western Georgia in the 5th-6th centuries AD: a choice between Byzantium and Persia, 275                                                                                                                         

Emzar Kakhidze and Nadim Varshanidze

Frühbyzantinische übergeprägte Münzen von der Westküste des Schwarzen Meeres,  279

Alena Tenchova

New Excavations and Projects

Archaeology and development: a mutually beneficial partnership  in the Black Sea region, 289

Arlene K. Fleming                                                                                     

The Encyclopaedia of the Hellenic World – Volume 2: The Black Sea, 297                     

Ioannis Georganas and Athanasios Sideris  

Black Sea ‘tomb raiders’ and archaeologists: legitimating illicit excavations under international museum policy, 301            

Andrzej Jakubowski

One possible location of Damastion – Kale by Krševica (south-eastern Serbia), 309

Petar Popović and Ivan Vranić

Aperçu sur l’organisation urbaine d’Apollonia du Pont : la parcelle UPI XI-XII-515,  315

Alexandre Baralis, Martin Gyuzelev, Dimitar Nedev, Kostadin Gospodinov, Thomas Lorain

Images of the dead on Hellenistic funerary reliefs from Mesambria, 325                            

Aneta Petrova

The composition of the funeral feast in ancient tombs exhibited in the National Museum of Archaeology, Sofia, 333

Sasha Lozanova

Les bols à reliefs hellénistiques d’Histria: données archéométriques préliminaires, 337

Pierre Dupont

Athenian pottery from Berezan at the Hermitage – Revisited, 347

Tyler Jo Smith

Recent archaeological finds in Apsarus, 355

Shota Mamuladze and Jumber Vardmanidze

Oluz Höyük: preliminary results for the Hellenistic period and Iron Age layers, 363                

Şevket Dönmez

New exploration of the Turkish Black Sea coast: Filyos Tios, 373

Sümer Atasoy

Appendix 1  

Programme: Fourth International Congress on Black Sea Antiquities, 379         

Appendix 2

Summaries of papers: Fourth International Congress on Black Sea Antiquities, 389  

Contributors Lead Authors and Contact Details (published papers), 457

 


La table des matières est consultable sur le site suivant :

http://www.archaeopress.com/archaeopressshop/DMS/051C530A-AADA-44B7-BB7B-056D0D2FAAD1.PDF