AA.VV. (dir.): Les Espaces du sacré, de la Renaissance à la Révolution (Actes du colloque de Troyes - Oct. 2010) ; 272 p. ; environ 200 fig. couleur ; 21x29,7cm ; isbn : 978-2-911-948-36-7 ; prix 30€
(Association Rencontre avec le Patrimoine religieux 2013)
 
Compte rendu par Elpida Chairi, École Française d’Athènes
(Elpida.Chairi@efa.gr)

 
Nombre de mots : 2802 mots
Publié en ligne le 2014-08-19
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=2032
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         L’ouvrage, doté d’une riche illustration de très haute qualité et d’une mise en page extrêmement soignée, incite non seulement le lecteur averti, mais aussi tout lecteur souhaitant se promener dans « l’espace sacré créé de la Renaissance à la Révolution », à parcourir une grande partie du territoire où l’influence de la réforme du Concile de Trente s’est fait sentir. L’évolution historique de la pratique liturgique, telle qu’elle a été imposée par le concile de Trente, aussi bien que celle de la société et des mentalités qui l’ont marquée, peut être retracée à travers l’aménagement interne des églises et même le traitement des façades. La place qui sera réservée au clergé par rapport à celle occupée par des laïcs, l’équilibre qui en découle dans l’église après chaque modification, la liturgie qui se tourne vers l’autel, le besoin d’espaces de plus en plus vastes et éclairés en fonction des profondes modifications des offices, sans oublier le nouveau mobilier nécessaire, constituent les principaux éléments autour desquels s’organise la réflexion. Les artistes intervenant dans le décor, tels les peintres-verriers, les sculpteurs, les architectes diocésains, attirent enfin l’intérêt des chercheurs. Notons que les exemples cités ne sont pas représentatifs de la diversité française seulement, mais s’étendent à l’Espagne, au Portugal, à la Catalogne, aux Pays-Bas, formant ainsi un ensemble peut-être pas aussi complet que l’on aurait souhaité, mais permettant, au moins, d’y distinguer des influences.

 

         Les thèmes traités sont divisés en trois catégories : les espaces renouvelés, où le mobilier est présenté en fonction de la liturgie ; tradition et modernité, où l’architecture et le décor sont considérés plutôt comme un ensemble ; images, programmes et créateurs, où les œuvres et leurs maîtres se prêtent à une étude commune. Pour un contenu aussi varié et intéressant, les possibilités de classement peuvent évidemment être nombreuses et éventuellement mieux réussies.

 

         Bernard Chédozeau met surtout l’accent sur l’espace aussi bien que sur la valeur de présence attribués au laïc : c’est ainsi que, selon l’auteur, la participation de celui-ci devient plus significative pendant les offices. Il trace les lignes principales de la redistribution des espaces dans les églises des congrégations aussi bien que dans les cathédrales et étudie l’évolution progressive et diachronique de la participation des laïcs avec des exemples choisis.

 

         Caroline de Barrau-Agudo et Matthieu Desachy étudient la rénovation du mobilier du chœur de la cathédrale de Rodez. L’interprétation des traces observées dans le bâtiment, souvent corroborée par des documents d’archives relatifs aux commandes des évêques, aident les auteurs à suivre de très près les travaux de rénovation menés principalement par François d’Estaing et caractérisés par « l’intégration du lexique décoratif de la Renaissance au milieu d’une architecture gothique ». Par l’observation systématique et la description détaillée, les auteurs analysent les phases successives de la transition qui s’y est effectuée.

 

         Jean-Luc Antoniazzi présente les nouveaux édifices liturgiques et les retables du Roussillon au XVIIe siècle. Ce siècle, caractérisé par les grands travaux dans la région, a vu la population, particulièrement pieuse, augmenter, la Contre-Réforme imposant des édifices de culte plus vastes, à l’exemple de la cathédrale gothique de Saint-Jean Baptiste de Perpignan. L’auteur traite de façon exhaustive du rôle et de la signification du retable comme élément étayant la foi des fidèles, ainsi que de son richissime décor, souvent dû à des sculpteurs venant de Catalogne.

 

         Humbert Jacomet s’appuie sur dix procès-verbaux de visites pastorales (1653-1771) pour retracer l’évolution de l’espace de culte de Saint Saturnin-la-Cheyre. Suivant ces documents, l’auteur entreprend l’identification des autels, des éléments d’architecture et du mobilier subsistant et localise tout ce qui n’existe plus. Son intérêt ne se limite pas au mobilier et à la décoration ; il essaie, à travers ces éléments, de restituer les circulations et les activités à l’intérieur de l’église époque par époque, ce qui souligne encore plus le mérite de l’article.

 

         Patricia Subirade étudie l’organisation de l’espace de la cathédrale de Besançon, imposée par les pouvoirs conjugués de l’évêque, du chapitre et des laïcs. Elle aboutit à une approche anthropologique de l’espace pratiqué par tous les acteurs intervenant, en considérant à la fois les fonctions liturgiques, identitaires et artistiques. Son regard dépasse le contexte historique habituel pour interpréter, à l’aide des textes d’archives, les réaménagements des espaces, qu’ils aient été voulus ou dus à des écroulements. L’auteur présente de manière explicite le choix des chanoines de réaménager les tombeaux et reliques, qui ont eu des conséquences sur les lieux aussi bien que sur les pratiques du culte. Elle met l’accent sur les choix du décor, qui tendent vers la création d’une nouvelle esthétique sacrée, oscillant encore entre la tradition et l’innovation, ainsi que sur l’appel fait par les commanditaires à des artistes de renommée. Même si le sujet est bien cerné, les remarques et les conclusions de l’auteur aident le lecteur à mieux le situer dans un contexte géographique mais aussi historique bien plus vaste.

 

         Gaël Rideau étudie le rôle des laïcs dans la procédure de la prise des décisions et de la conduite de travaux d’aménagement des églises paroissiales d’Orléans durant le XVIIIe siècle. De la quête à la taxe, de la location jusqu’aux fonds issus du patrimoine paroissial, tous les moyens sont utilisés pour de petites ou de grandes réparations des églises. L’idée de la location annuelle de bancs s’avère bien efficace et rend les gestionnaires financiers des paroisses plus libres de leurs choix. L’auteur considère que cette liberté de choix a permis la conception et la réalisation de travaux ne répondant pas obligatoirement à des impératifs liturgiques mais aussi, parfois, à des partis-pris esthétiques, dans le but d’assurer la décence et le prestige du culte.

 

         Andrea De Meo retrace l’histoire du sacrement de la confession et de l’évolution du confessionnal, en mettant l’accent sur le discours qui concerne le caractère privé ou public de l’acte. Il essaie de suivre les transformations du mobilier utilisé à cet effet, s’en tenant surtout à une étude théorique, fondée sur les décisions du concile des Trente, sans pour autant citer des exemples plus précis et notamment sans tenter un classement ou une typologie éventuelle.

 

         Xavier Bisaro tente une approche assez rigoureuse du fonctionnement structurel des chœurs selon le type de rite pratiqué. Il constate une « désynchronisation », inévitable à son avis, entre la nouvelle liturgie imprimée et le nouveau chœur, même s’il s’agit de deux projets conçus pour se seconder de façon réciproque. Citant les points de vue des principaux liturgistes, l’auteur rend perceptible avec une clarté impressionnante toute l’évolution qui s’y est produite, jusqu’au moment où les esprits semblent mûrs pour rejeter le chœur clos. Cependant l’auteur constate l’absence d’une stratégie globale, mettant en concert toutes les composantes du culte.

 

         Ana Isabel Correia de Queirós étudie la naissance de l’idée de mécénat dans la cour royale portugaise durant le XVIe siècle ainsi que l’effort de création d’une architecture civile inspirée d’Alberti. Le rôle de l’architecte n’étant pas, selon l’auteur, encore bien défini, le client semble pouvoir imposer son goût personnel pour la conception de l’édifice. L’auteur propose l’étude de quatre églises en traçant rapidement le portrait du mécène de chacune. À son avis, ces exemples à échelle modeste, sont la preuve de la rigueur et de l’austérité que ces mécènes, étant tous des personnalités du pouvoir, ont voulu imposer, optant pour l’éducation et le travail qui rendent forts les citoyens. L’approche est intéressante, d’autant plus qu’elle constitue une réponse à l’historien d’art G. Kubler, qui voit dans ce début de l’architecture publique portugaise un caractère utilitaire, dépendant de la capacité financière des constructeurs. Cependant le sujet est trop vaste pour être traité dans un article.

 

         Sébastien Bontemps traite de l’adaptation des églises paroissiales gothiques parisiennes aux besoins liturgiques post-tridentins, ce qui, historiquement, a été interprété comme un « embellissement ». L’action se résume en un désenclavement du chœur et un désencombrement de la nef, mais le but est de dissimuler le style médiéval qui semble moins esthétique. L’auteur examine les deux axes principaux ayant subi des interventions : au niveau spatial, les efforts se concentrent sur le chœur tandis que la recherche de la lumière impose des opérations sur les murs et fenêtres. Il étudie de manière détaillée le rôle de l’Académie, intervenue à plusieurs reprises en se prononçant contre le style gothique, et cite des exemples dans un ordre chronologique, permettant de considérer l’importance des aménagements au fil du temps. Il est dommage qu’un article aussi intéressant ne soit pas accompagné d’un plus grand nombre de plans architecturaux.

 

         Maria Garganté Llanès étudie l’évolution du type de l’église-halle en Catalogne durant le XVIIIe siècle. Sa présentation historique détaillée permet de parcourir toute la zone qui a vu naître et se développer ce type architectural, qui est venu mettre fin à une création baroque quasi-délirante. Ayant obtenu l’approbation de l’Académie Royale, devenue très stricte vis-à-vis des projets publics, le type de l’église-halle rencontre l’hostilité populaire, qui penche plutôt vers les styles surchargés et ornementaux. À travers cet affrontement de goûts différents, l’auteur distingue le vrai affrontement des pouvoirs locaux et du pouvoir féodal. Nous regrettons que le choix de documents graphiques soit si limité pour le nombre d’exemples d’églises et de retables cités ou même décrits.

 

         Benoît Jordan présente l’architecture sacrée en Alsace au XVIIIe siècle, en tenant compte des goûts pour les différents styles, des architectes et maîtres d’œuvre ainsi que des données budgétaires pour chaque chantier. Pour le rite catholique, l’auteur étudie surtout les églises paroissiales et note l’apparition de l’église-halle qui devient majoritaire vers la fin du siècle. Le rite protestant, appelé souvent à partager l’espace du culte avec le rite catholique, compte moins de chantiers. L’auteur reste assez descriptif sans exercer de critique sur les opérations mentionnées et les auteurs concernés.

 

         Mathieu Lours étudie les églises paroissiales néoclassiques urbaines et rurales parisiennes de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Après une brève introduction critique sur le rôle que l’architecture néoclassique a joué à la fin de la Réforme, l’auteur pose le problème de l’augmentation du nombre des églises, dû à la croissance urbaine. Il essaie de relier ensuite les chantiers urbains et ruraux avec la réflexion théologique ayant inspiré la typologie des églises à l’époque étudiée, dans l’esprit de la redécouverte de l’antiquité chrétienne. Il tient compte du contexte historique de l’intervention et même de la subvention de l’État, qui doit valider les projets d’architecture, menant à la naissance de plans simplifiés et plus économiques, tout en soulignant que ceux-ci deviennent ainsi plus conformes aux exigences de la Contre-Réforme. L’étude des variantes proposées à partir du modèle de base que constitue la basilique, amène l’auteur à considérer l’unicité de cette architecture, malgré les différences des projets cités, annonçant l’adaptation des espaces religieux aux besoins de l’ère contemporaine.

 

         Raphaëlle Chossenot s’interroge sur l’évolution du métier du peintre-verrier au tournant du XVIe et du XVIIe siècle dans l’Aisne, les Ardennes et la Marne. Elle remarque que le fait que le Concile des Trente ne se prononce pas clairement au sujet du vitrail et le fait que la demande du verre blanc devient très importante, sont de bonnes raisons pour la mutation du métier du verrier vers celui de peintre-verrier. L’auteur examine les facteurs qui ont influencé ce glissement, relatifs à l’apparition de la technique de l’émail et à son apprentissage coûteux, ainsi qu’à la hausse des commandes civiles. Elle s’appuie sur la désignation du métier, d’après les sources, pour observer - par tranches de 15 ans - l’évolution du phénomène de cette mutation. En l’absence de vestiges en place, sa recherche intéressante comprend tout type de source d’archives, d’où elle tire une information variée, et notamment le rythme de l’abandon du vitrail traditionnel au profit de la verrière blanche.

 

         Morgane Belin étudie l’évolution du culte des saints dans les paroisses des Pays-Bas méridionaux entre le XVe et le XVIIe siècle. L’auteur prend le doyenné rural de Jodoigne comme terrain d’étude : elle fournit un répertoire des saints vénérés et examine les tendances observées dans le culte, essayant de les comparer avec les dédicaces des fondateurs des églises. Sa recherche tient compte des autels attestés par les textes, ce qui lui permet de dégager les préférences et les tendances dominantes ainsi que les besoins populaires qui fixent de nouvelles priorités parmi les saints vénérés. Riche en données bibliographiques, nous regrettons que cet article intéressant fournisse des informations concernant uniquement la région étudiée, sans comparaisons avec d’autres unités géographiques.

 

         Dans sa seconde intervention, Mathieu Lours traite du jubé de Sainte-Madeleine de Troyes, exemple typique du gothique flamboyant, réalisé avant le concile de Trente, en 1508. L’auteur étudie la fonction de ce jubé dans l’espace limité qui lui est réservé, traduisant le désir des constructeurs de donner par ce biais un aspect de cathédrale à cette église. Par ses remarques intéressantes, l’auteur arrive à persuader le lecteur qu’en dépit de l’échelle restreinte, ce jubé a été une création réussie.

 

         Françoise de la Moureyre décrit de façon détaillée le décor sculpté inédit de la chapelle du château de Chavigny. Elle y distingue une grande cohérence stylistique, qu’elle attribue à un seul artiste, fidèle à l’esprit tridentin. L’auteur note les rapports amicaux entre les commanditaires et le cardinal de Richelieu et surtout l’influence et la collaboration entre Le Muet et Massé, l’auteur de la chapelle. Considérant l’activité parallèle de trois chantiers Richelieu, Thouars et Chavigny, l’auteur mène une recherche intéressante pour identifier le sculpteur de la chapelle : Mathieu Lespagnandelle lui semble l’auteur très probable pour les pièces en pierre, celles de terre cuite pouvant être attribuées à Noël Mérillon.

 

         Olivier Geneste présente la dynastie de sculpteurs Tournié entre Quercy, Périgord et Bas-Limousin. Sculpteurs sur bois, disposant d’un atelier bien organisé, ils ont laissé un grand nombre d’œuvres et leur riche activité est bien documentée par les archives. L’auteur note que, sans formation académique, ces maîtres s’emploient notamment au renouvellement des espaces sacrés, aidés par des recueils d’estampes, et il considère qu’ils ont leur place dans l’histoire de l’art français non pas comme de simples artisans mais comme des « acteurs du mouvement de la Réforme ». Il nous paraît toutefois assez étonnant que dans cet article il soit plus question de l’habileté des Tournié dans le domaine des commandes que de la technique qu’ils ont développée.

 

         Enfin, Patrick Ponsot étudie le réaménagement du chœur de la cathédrale de Bourges au XVIIIe siècle réalisé par Michel-Ange Slodtz, qui, en d’autres termes, constitue la destruction du jubé gothique. L’auteur annonce dès le début que, contrairement à son prédécesseur, le chercheur J. Pierre, qui s’est basé sur les textes, son approche tient compte des vestiges. Après une brève description du jubé, vient le cahier des charges entrepris par M.-A. Slodtz ainsi que le choix des matériaux. Le projet est décrit avec précision et illustré de deux plans ; l’auteur fait des commentaires très utiles concernant les marchés, notamment pour ce qui est de la provenance et du type des marbres et calcaires utilisés ainsi que de la menuiserie. Une série de travaux, réalisés ponctuellement pendant presque tout le XIXe siècle, est décrite ensuite en liaison avec le projet d’aménagement de 1848. Suivant toutes les étapes successives des travaux, l’auteur repère aisément les erreurs de la restitution de J. Pierre. Le mérite de l’article se résume sans aucun doute au fait que son auteur, tout en rendant aux faits historiques leur part, met l’accent sur les aménagements architecturaux dont il sait distinguer les étapes et la qualité.

 

         Il est étonnant que l’ouvrage ne comprenne aucun commentaire final, aucune conclusion, et cela constitue une vraie lacune. De manière plus générale, l’intérêt historique l’emporte dans le choix des sujets traités, même si l’art religieux constitue l’axe autour duquel tourne l’ensemble de la thématique, le côté théologique et philosophique étant discrètement présent, éventuellement pour rendre perceptible le contenu à un plus grand nombre de lecteurs.

 

Table des matières

 

Avant-propos, Françoise Michaud-Fréjaville, p. 5

Les espaces du sacré, de la Renaissance à la Révolution, B. Chédozeau, p. 7

 

Des espaces renouvelés : mobilier et liturgie

Les bouleversements du chœur. La rénovation du mobilier liturgique de François d’Estaing (1501-1529) à la cathédrale de Notre-Dame de Rodez, prémonition de la Réforme tridentine, Caroline de Barrau, Matthieu Desachy, p. 17

La mise en place des directives du concile de Trente en Roussillon à travers de nouveaux édifices et des retables, Jean-Luc Antoniazzi, p. 33

L’aménagement de l’église d’un Prieuré-Cure de Basse-Auvergne aux XVIIe et XVIIIe siècles : Saint-Saturnin-la-Cheyre, Humbert Jacomet, p. 45

Le réaménagement de la cathédrale de Besançon de la fin du XVIIe siècle à la Révolution française : de la tradition à la nouveauté, Patricia Subirade, p. 69

Le souci de la décence. L’aménagement des églises paroissiales dans le diocèse d’Orléans au XVIIIe siècle, Gaël Rideau, p. 89

Le confesseur dans le confessionnal : du juge au père miséricordieux, Andrea de Meo, p. 103

Chœurs capitulaires et liturgies néogallicanes sous l’Ancien Régime : une convergence introuvable ? Xavier Bisaro, p. 113

 

Entre tradition et modernité : l’architecture et son décor

Avant et après Trente : le développement de l’architecture sacrée portugaise au cours du XVIe siècle. Entre traités et identité nationale, Ana Isabel Correia de Queirós, p. 125

Ordonner l’ancien et le moderne : les « embellissements » des églises paroissiales gothiques parisiennes aux XVIIe et XVIIIe siècles, Sébastien Bontemps, p. 139

Sous le signe d’une ère nouvelle : les églises-halles dans la Catalogne du XVIIIe siècle, Maria Garganté Llanès, p. 151

Reconstruire et remeubler les églises en Alsace au XVIIIe siècle, Benoît Jordan, p. 165

« Antique Église » et catholicisme rénové, l’art néoclassique comme aboutissement de la Réforme catholique. Églises paroissiales urbaines et rurales du diocèse de Paris, 1750-1793, Mathieu Lours, p. 175

 

Images, programmes et créateurs

Les peintres-verriers au travail de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle dans l’Aisne, les Ardennes et la Marne : quelle évolution ?  Raphaëlle Chossenot, p. 193

Mutation et permanences du culte des saints (XVe – XVIIe siècles) dans le monde paroissial des Pays-Bas méridionaux, au miroir des documents et des images, Morgane Belin, p. 207

Regard sur le jubé de l’église Sainte-Madeleine de Troyes, Mathieu Lours, p. 219

La chapelle du château de Chavigny et son décor sculpté, Françoise de La Moureyre, p. 223

Les Tournié, une dynastie de sculpteurs à l’œuvre entre Quercy, Périgord et Bas-Limousin, Olivier Geneste, p. 237

Michel-Ange Slodtz et le réaménagement du chœur de la cathédrale de Bourges au XVIIIe siècle, Patrick Ponsot, p. 249