Malek, Amina-Aïcha (ed.): Sourcebook for Garden Archaeology. Methods, Techniques, Interpretations and Field Examples. 794 pp., 100 coloured ill., Parcs et Jardins. Vol. 1, ISBN 978-3-0343-0539-6, € 138.40
(Peter Lang, Frankfurt am Main, Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Wien 2013)
 
Compte rendu par Ilse Hilbold
(i.hilbold@gmail.com)

 
Nombre de mots : 3131 mots
Publié en ligne le 2015-07-27
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=2258
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          Premier volume d’une collection consacrée aux « Parcs et jardins », le Sourcebook for Garden Archaeology dirigé par l’archéologue A.-A. Malek, spécialiste de la mosaïque africaine au CNRS – ENS rue d’Ulm, est le beau résultat d’un travail de longue haleine qui réunit les contributions en anglais de 37 auteurs autour des « méthodes, techniques, interprétations et études de cas » en archéologie des jardins. S’insérant dans une plus vaste historiographie des jardins, riche et dynamique en histoire comme en histoire de l’art et en archéologie, cet ouvrage de près de 800 pages répond efficacement à un besoin de lisibilité et d’accessibilité des données méthodologiques dans le champ de l’archéologie des jardins. Sa publication doit beaucoup à W. Jashemski qui avait initié le projet d’un manuel d’archéologie des jardins, avec ses collègues antiquisants en particulier, alors qu’elle était active au sein du réseau de Dumbarton Oaks, dans le Département des « Garden and Architecture Landscape Studies ». A.-A. Malek était déjà de ce projet, comme K. Gleason, « landscape architect » et archéologue du monde romain (actuellement à la Cornell University), qui, en signant une partie consacrée à des réflexions méthodologiques et aux techniques possibles pour mettre à exécution la fouille, livre là les chapitres-clés du manuel. Les questions, souvent très techniques, auxquelles cet ouvrage entreprend de répondre n’ont pas l’archéologie antique pour unique toile de fond, même si elle est assez largement représentée ; précisément, des jardins du monde entier et de l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine sont l’objet de l’attention des archéologues qui témoignent ainsi de la vitalité de ce champ de la recherche, de son hétérogénéité aussi et des différents enjeux que recouvre l’exploitation du terrain comme contenant et contenu archéologiques. Au-delà de la précieuse synthèse technique qu’il propose, ce manuel est aussi, plus largement, un livre de réflexion sur ce qu’est un jardin et sur la manière de le définir. Cette question, toujours centrale dans l’historiographie des jardins, est nourrie par celle des « sciences des jardins », c’est-à-dire l’ensemble des sciences et techniques que l’on peut mobiliser pour étendre la connaissance des jardins ; parmi elles, l’archéologie affirme une identité de plus en plus précise, que cet ouvrage participe très heureusement à faire connaître.

 

         Après une courte préface rédigée par le président de la fondation « Parcs et Jardins de France », qui soutient la nouvelle collection, A.-A. Malek présente dans son introduction (« Gardens for Archaeologists ») une approche de l’objet de recherche qui concilie « définition universelle » du jardin, applicable à tout jardin, et importance de l’ancrage historique et culturel : ainsi, les jardins sont des « lieux prudemment distingués de leur environnement immédiat, où une écologie hautement spécialisée est maintenue par une surveillance humaine constante établie dans le but d’obtenir une nature rendue parfaite, s’accordant aux vues culturelles spécifiques » (p. 15).

 

         La première des sept parties que compte cet ouvrage est consacrée à l’historiographie de l’archéologie des jardins (« A Short History of Garden Archaeology »). A.-A. Malek s’est chargée de présenter les tendances de l’archéologie du jardin au Japon (VIe – XIXe siècles, avec K. Ono), dans l’Empire romain, en Grande-Bretagne (XVIe – XVIIIe siècles) et aux États-Unis (Chesapeake Bay, époque coloniale). À chaque fois, le plan du chapitre est similaire : une histoire événementielle du développement de l’archéologie, qui mentionne les relais institutionnels, précède l’exposé des méthodes mises en place, la définition du jardin retenue dans chacun de ces contextes et enfin les résultats majeurs obtenus. Ainsi, tandis que W. Jashemski a pu développer dans le contexte particulier de Pompéi une méthode très interdisciplinaire en ouvrant le sol, en le regardant du ciel et en l’analysant en laboratoire, les archéologues de Grande-Bretagne (avec C. Taylor, « field archaeologist », comme précurseur) se sont quant à eux spécialisés dans la prospection, préalable d’une éventuelle fouille qui, elle, intervient généralement en amont de la reconstruction des jardins historiques. Aux États-Unis pour les époques modernes, le paysage guide la recherche archéologique, très théorisée et menée en grande partie par les « landscape archaeologists » qui tentent par l’interdisciplinarité de retrouver la « logique sociale de l’espace » (A. Hume, W. Kelso). À l’appui de données biblio-biographiques, donc, ces textes amènent à constater que les méthodes et techniques développées influent sur la définition même de l’archéologie des jardins, le détail des objectifs respectifs de ces « écoles » différant en fonction des données matérielles locales, des ressources techniques et aussi des applications concrètes de l’archéologie des jardins (recherche, tourisme, patrimoine par exemple). L’un des points de convergence de tous ces courants est la considération de l’archéologie des jardins comme une discipline-sœur de l’archéologie, qui n’est pas tout à fait autonome ni distincte, et qui a dû affirmer de façon récurrente la matérialité de son objet de recherche pour faire face aux réticences de ceux qui estimaient qu’un jardin du passé était un jardin qui ne laissait pas de traces. À propos de cette autonomie de l’archéologie des jardins comme discipline, on aurait pu espérer qu’un chapitre historiographique se penche sur la recherche en France, puisque, précisément, des spécialistes comme G. Chouquer, F. Boura ou A. Allimant se sont positionnés et ont alimenté le débat ; par ailleurs, des travaux francophones nombreux et de qualité auraient pu être mentionnés (Van Ossel & Guimier-Sorbets, en 2014, actes de colloque ; Archéopages 2013 ; E. Chassillan, thèse en archéologie soutenue en 2011 ; Les Nouvelles de l’Archéologie 2001 ; Barat & Morize, en 1999, sur Richebourg ; fouilles de l’EFR sur le Pincio et dans la Domus Pinciana à Rome, respectivement par H. Broise et V. Jolivet, et F. Villedieu).

 

         La deuxième partie de l’ouvrage, portée par K. Gleason, M. Leone, B. Bevan, R. Dalan et L. Conyers, expose les premières approches envisageables pour identifier un jardin, avant d’entamer les fouilles. Le premier chapitre fonctionne comme une large introduction à ces méthodes non destructives qui comprennent tout à la fois le travail d’archives, le relevé topographique, l’utilisation du LiDAR, la photographie aérienne. Ces différentes stratégies, souligne K. Gleason, sont favorisées par un travail interdisciplinaire au cours duquel l’archéologue a pour rôle de synthétiser et de transmettre les résultats d’analyse aux autres participants de l’opération. Les deuxième et troisième chapitres approfondissent respectivement la prospection géophysique et ses outils, puis le relevé radar et la cartographie. On y apprend ce que l’on peut faire grâce à ces techniques, sous quelles conditions et à quel coût ; ces textes seront particulièrement profitables à ceux qui souhaitent effectivement réaliser une opération de terrain.

 

         La troisième partie, « Excavating the Garden : Bringing the Garden to light », rédigée par K. Gleason, se divise en quatre chapitres qui décrivent les étapes de la fouille, depuis la surface décapée jusqu’aux couches les plus basses, et en donnent les clés (faisabilité de la fouille, documentation et normes graphiques par exemple). Un premier point important concerne l’usage d’un vocabulaire commun aux archéologues et aux designers de jardins (ou architectes du paysage) qui peut permettre que l’archéologie du jardin se développe sur la base du dialogue – cela explique la présence en fin de partie d’un glossaire mettant côte à côte les termes d’archéologie, d’architecture du paysage et de pédologie. Second point d’importance, K. Gleason considère que les couches archéologiques d’un jardin sont à la fois le contexte qui contient les vestiges et l’« artefact » lui-même. Outre la nécessité de borner au mieux le terrain, cela implique également un regard tout particulièrement aiguisé sur la stratigraphie du site, que K. Gleason découpe schématiquement en quatre couches d’aménagement contemporain : la surface ou le sol, qui est la partie visible du jardin ; la profondeur de cette couche, niveau anthropisé activement cultivé ou construit ; la surface inférieure (« sub-surface »), faite de toutes sortes de matériaux utilisés dans l’aménagement préalable au jardin ; et le substrat du jardin, c’est-à-dire les terrains naturels (« bedrock and associated undisturbed soils »). À chacune de ces couches correspondent des caractéristiques géologiques, des structures et des objets-types : les trous de plantation, les amas de fertilisant, les pots horticoles, les infrastructures permettant l’aménagement du jardin (terrasses, murets, chemin : « le jardin est un environnement bâti »), les éléments d’irrigation, ou encore les restes fauniques et végétaux (Cf. Chap. III. 3 en particulier, sur l’archéologie environnementale). Dans le dernier chapitre, rédigé conjointement avec M. Palmer, K. Gleason concrétise ces données méthodologiques et techniques, en présentant une reconstruction exemplaire d’un jardin romain en terrasses ; en parallèle de ce chapitre, on pourra lire avec profit le texte publié en 2013 par K. Gleason dans la Cultural History of Gardens in Antiquity où elle mêle adroitement analyse des sources vitruviennes et résultats archéologiques pour « disséquer » l’élaboration du design d’un jardin – d’ailleurs, soulignons que ses fouilles hortésiennes sont comparées à des « autopsies », la fouille mettant au jour « les os ou le squelette du jardin ».

 

         Dans la quatrième partie de l’ouvrage, un pédologue, deux botanistes et un entomologiste présentent chacun leur discipline et leurs rôles dans une fouille de jardin. La compréhension des sols en pédologie, par exemple, peut permettre de retrouver la localisation des surfaces de jardins originales, de définir les caractéristiques chimiques des couches et donc de déterminer les plantes qui ont pu s’y développer et de qualifier leur rendement, d’évaluer l’impact de la culture du jardin sur la nature géologique et d’élaborer une histoire de la formation du sol du jardin (J. Foss). Les informations claires et pertinentes de ces différents chapitres, qui ne cherchent pas à cacher certaines de leurs limites (notamment leur coût : palynologie, entomologie), sont soutenues par des tableaux explicatifs et de longues bibliographies annotées.

 

         « The Enhanced Nature : Analyzing the Elements of the Garden » est la cinquième partie de l’ouvrage, divisée en trois chapitres. Le premier d’entre eux, rédigé par le « landscape geographer » J. L. Wescoat Jr., traite des éléments aquatiques du jardin, en insistant sur leur résistance au temps, leurs caractères utilitaire et esthétique et leur importance pour guider le design des jardins. Le deuxième chapitre, consacré aux éléments de jardins dans les cités vésuviennes, reprend des données pour la plupart déjà publiées par W. Jashemski : une liste des artefacts est confrontée aux fonctions du jardin, mettant ainsi en avant la culture agricole et horticole, la commensalité, la décoration de l’espace, la religiosité (exemple intéressant de fulgum conditum), ou l’utilisation des jardins comme dépotoir domestique. L’explication, par W. Jashemski, de ses techniques de fouilles autour des racines antiques est toujours fascinante. Dans le troisième chapitre, le texte rédigé par E. Kryder-Reid sur l’interprétation des jardins américains est particulièrement intéressant : l’arrière-fond théorique de la chercheuse, qui avait déjà été esquissé dans la partie historiographique, est explicité en mentionnant son intérêt pour « la manière dont les individus ont modelé leur environnement pour en faire un espace conceptualisé en “jardin” et la manière dont ces espaces ont à leur tour modelé les comportements de leurs occupants, les relations sociales et les identités » (p. 499). Il est difficile de ne pas mesurer l’écart entre cette approche et celle de W. Jashemski, qui a toujours postulé un « grand amour des jardins » par les Romains.

 

         La sixième partie du Sourcebook, « Historic Gardens and Garden Archaeology » par G. Galletti, synthétise les principales problématiques de l’archéologie des jardins, déjà présentes en filigrane tout au long de l’ouvrage. Le premier chapitre explique le cadre légal de la préservation, de la conservation et de l’archéologie du jardin en détaillant le contenu de la Charte de Florence de 1981 ; celle-ci complète la Charte de Venise en tenant compte du caractère vivant du monument historique qu’est le jardin. Le second chapitre retrace les différentes expériences faites dans des jardins aux États-Unis et en Europe (Jardin de Boboli à Florence, Domaine du Pradel à Mirabel, le Palais Het Loo à Apeldoorn). Il est sans doute trop rapide de résumer les tendances anciennes et actuelles qui sont présentées à une opposition entre recherche fondamentale et recherche appliquée, où la première valoriserait la conservation des vestiges de jardin (en ne fouillant pas l’intégralité de la parcelle, par exemple, afin de préserver des zones intactes pour les prochains chercheurs), tandis que la seconde s’intéresserait à la reconstruction du jardin, ce qui implique en fait sa destruction (mais possède l’atout de l’esthétique). Toujours est-il que dans les deux cas, la position des archéologues et des spécialistes des jardins de manière plus générale est absolument différente. En fin de compte, ces chapitres, en écho aux différentes contributions de l’ouvrage, abordent la question de l’esthétique des jardins : le jardin est certainement un environnement esthétique, mais sa connaissance, dans les sciences actuelles, doit-elle être soumise à ce caractère-là, ou s’en émanciper ? Il est tout à fait remarquable, par exemple, que la question de la reconstruction se pose de manière toute différente dans les domaines de l’archéologie monumentale et de l’archéologie des jardins : cette dernière subit une pression bien plus élevée pour pousser à la reconstruction (sur des bases de connaissances qui restent sujettes à débat), précisément en raison de la beauté qui est attribuée à son objet de recherche et qui lui serait « facilement » restituable.

 

         La dernière partie du Sourcebook, « A Garden of Practical Examples », est la plus longue et la plus variée. Consacrée aux études de cas, elle compte 25 chapitres, rédigés par une trentaine d’auteurs. Selon ses intérêts, le lecteur orientera sa lecture vers l’article de C. Currie, à propos des jardins baroques de Castle Bromwich Hall, celui d’A. Allimant sur le jardin de Vallery, de K. Gleason sur la « Villa d’Horace », de D. Beyer sur les jardins sacrés d’Emar… Un plan similaire (contexte, méthodes, résultats) et un usage utile de documents en noir et blanc et en couleurs rendent chacune de ces lectures agréables et instructives. L’ouvrage se termine par un index géographique et thématique de 32 pages et par une liste des contributeurs assortie d’une biographie sommaire.

 

         Il n’est pas permis de douter que ce riche ouvrage saura trouver son public : étudiants et professionnels de l’archéologie profiteront de sa qualité en termes de contenu et de conceptualisation (cet ouvrage remplit sa fonction de manuel), en termes de présentation formelle (l’objet est beau, les planches couleurs sont de qualité) et de style rédactionnel (les traductions de langues étrangères vers l’anglais sont bonnes). Pour les chercheurs des jardins non archéologues, issus de l’histoire ou de l’histoire de l’art par exemple, les aspects techniques et méthodologiques pourront être maîtrisés grâce à la didactique soignée de l’ouvrage ; mais peut-être que les éléments théoriques concernant les diverses approches du jardin dans le monde seront plus intéressants encore pour eux. En tous les cas, l’exhaustivité de l’ouvrage, associée à sa philosophie générale (proposer des modèles et encourager la nouveauté), doit promettre un rôle décisif à ce Sourcebook dans la diffusion des « sciences des jardins ».

 

 

 

Table of contents

 

Preface, Didier Wirth, p. 11

Gardens for Archaeologists, Amina-Aïcha Malek, p. 13

 

Part I: A Short History of Garden Archaeology, p. 19

 

Preamble: What do Archaeologists Look for when Looking for Gardens? Amina-Aïcha Malek, p. 21

Chapter 1: Garden Archaeology in Japan, Kenkichi Ono & Amina-Aïcha Malek, p. 25

Chapter 2: Wilhelmina F. Jashemski and the Gardens of the Roman Empire, Amina-Aïcha Malek, p. 41

Chapter 3: Christopher Taylor and British Garden Archaeology, Amina-Aïcha Malek, p. 59 Chapter 4: American Garden Archaeology and the Chesapeake Bay, Amina-Aïcha Malek, p. 73

Conclusion, Amina-Aïcha Malek, p. 93

 

Part II: Preliminary Questions and Investigations, p. 95

 

Chapter 1: Apprehending the Garden: Non-destructive Approaches to Detecting Gardens, Kathryn L. Gleason & Mark P. Leone, p. 97

Chapter 2: Geophysical Exploration of Gardens, Bruce Bevan & Rinita Dalan, p. 127

Chapter 3: Ground-penetrating Radar Exploration and Mapping Techniques for Garden Archaeology, Lawrence B. Conyers, p. 163

 

Part III: Excavating the Garden: Bringing the Garden to Light, p. 195

 

Chapter 1: Special Considerations in Excavating a Garden, Kathryn L. Gleason, p. 197

Chapter 2: Detecting and Documenting Archaeological Features of a Garden through Excavation, Kathryn L. Gleason, p. 217

Chapter 3: Coordinating the Study of Environmental Remains in the Garden Soils, Kathryn L. Gleason, p. 257

Chapter 4: Synthesis & Interpretation: The Garden as a Built Environment, Kathryn L. Gleason & Michele Palmer, p. 277

Glossary, Kathryn L. Gleason, Michele Palmer & John E. Foss, p. 316

 

Part IV: Biological Investigations: The Archaeology of Living Matter, p. 319

 

Chapter 1: Garden Soils, John E. Foss, p. 321

Chapter 2: Macroremains of Plants, Mark Horrocks, p. 337

Chapter 3: Microbotanical Remains: Pollen Analysis, Eberhard Grüger, p. 361

Chapter 4: Phytoliths, Mark Horrocks, p. 393

Chapter 5: Invertebrates: Insects, Hiram Larew, p. 411

 

Part V: The Enhanced Nature: Analyzing Elements of the Garden, p. 419

 

Chapter 1: Water and Waterworks in Garden Archaeology, James L. Wescoat Jr., p. 421

Chapter 2A: Physical Evidence of the Garden: The Gardens of Pompeii and the other Vesuvian Sites, Stefano De Caro & Wilhelmina F. Jashemski, p. 453

Chapter 2B: Physical Evidence of the Garden: The Physical Evidence of the American Garden, Elizabeth Kryder-Reid, p. 475

Chapter 3A: Cultural Elaboration of Nature: Interpreting the Gardens of Pompeii, Wilhelmina F. Jashemski, p. 493

Chapter 3B: Cultural Elaboration of Nature: Interpreting the American Garden, Elizabeth Kryder-Reid, p. 499

 

Part VI: Historic Gardens and Garden Archaeology, p. 513

 

Chapter 1: Preservation, Conservation, and Garden Archaeology, Giorgio Galletti, p. 515

Chapter 2: Experiences in Garden Archaeology, Giorgio Galletti, p. 521

 

Part VII: A Garden of Practical Examples, p. 549

 

Chapter 1: Castle Bromwich Hall Gardens, West Midlands, England, UK, Christopher Currie, p. 551

Chapter 2: The Gardens at Kirby Hall, Northamptonshire, England, UK, Brian Dix, p. 561

Chapter 3: Stow Park, Lincolnshire, England, UK. Palace and Hunting Park of the Medieval Bishops of Lincoln, Paul Everson, p. 567

Chapter 4: The Gardens of Vallery, Yonne, France, Anne Allimant, p. 575

Chapter 5: Vallon/Sur Dompierre, Canton of Fribourg, Switzerland, Michel E. Fuchs & Jacques Monnier, p. 583

Chapter 6: The Courtyard Garden in the House of Bacchus and Ariadne at Thuburbo Maius, Zaghouan, Tunisia, Wilhelmina F. Jashemski, p. 595

Chapter 7: The Gardens of Hercules at Pompeii, Campania, Italy, Wilhelmina F. Jashemski, p. 603

Chapter 8: The “Villa of Horace” at Licenza, Latium, Italy, Kathryn L. Gleason, p. 607

Chapter 9: Branickis’ Garden in Bialystok, Podlaskie, Poland, Dorota Sikora, p. 615

Chapter 10: The Petra Garden and Pool-Complex, Ma’an, Jordan, Leigh-Ann Bedal, Lawrence B. Conyers, John E. Foss & Kathryn L. Gleason, p. 625

Chapter 11: Sacred Gardens in the Old Town of Emar, Meskene, Syria, Dominique Beyer, p. 643

Chapter 12: Garden of Hasan Abdal (Wah Garden), Punjab, Pakistan, Abdul Rehman, p. 647

Chapter 13: The Mahtab Bagh, Agra, Uttar Pradesh, India, Elizabeth B. Moynihan, p. 653

Chapter 14: The Palace Garden of the Nanyue State, Guanzhou, Guangdong, China, Hongxun Yang, p. 659

Chapter 15: The Garden at Block 6, East Second Ward on Third Street at the Nara Capital Site, Nara Prefecture, Japan, Kenkichi Ono, p. 667

Chapter 16: Ancient Gardening in th Kona Field System, Island of Hawai, US, Mark Horrocks & Robert B. Rechtman, p. 673

Chapter 17: Maya Urban Gardens at Xuch, Campeche, Mexico, Christian Isendahl, p. 685

Chapter 18: The Gardens of Ceren, El Salvador, Payson Sheets, p. 691

Chapter 19: Landscape Archaeology at Thomas Jefferson’s Poplar Forest, Virginia, US, Barbara J. Heats, p. 697

Chapter 20: William Paca’s Gardens in Annapolis, and o Wye Island, Maryland, US, Mark P. Leone, p. 707

Chapter 21: Andalusia’s Graperies and Gardens, Pennsylvania, US, Anne Yentsch & Judson M. Kratzer, p. 713

Chapter 22: Raised Fields as Monumental Farmed Landscapes, Lake Titicaca, South America, Clark L. Erickson, p. 723

Chapter 23: The Garden of the Patio of the Acequia in the Generalife, Granada, Spain, Manuel Casares Porcel & José Tito Rojo, p. 729

Chapter 24: Renaissance Garden of Don Diego de Castejon (1554-1630). Palacio de los Castejones, Ágreda, Soria, Spain, Ana Luengo & Joe Prentice, p. 735

Chapter 25: The Islamic Gardens of Madinat Mursiya, Murcia, Spain, Julio Navarro Palazón, p. 735

 

Geographical Index, p. 747

Subject Index, p. 753

The Contributors, p. 781-794.