Devillers, Olivier (dir.): Neronia IX. La villégiature dans le monde romain de Tibère à Hadrien. Actes du IXe congrès de la SIEN (Villa Vigoni, Loveno di Menaggio, 3-6 octobre 2012). Collection Scripta antiqua, 62. 347 p., ill. en noir et coul., ISBN : 978-2-35613-101-1, 25 €
(Ausonius Editions, Bordeaux 2014 )
 
Compte rendu par André Buisson, Université Lyon 3
(andre.buisson@univ-lyon3.fr)

 
Nombre de mots : 3291 mots
Publié en ligne le 2016-07-21
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=2520
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          Le thème de la villégiature est à la mode, si l’on se réfère à la bibliographie de ces dix dernières années. Les synthèses régionales[1] et l’analyse des goûts des Anciens ont permis d’avancer dans l’étude d’une des composantes de la vie d’une frange aisée de la population romaine (dans le cas présent). Les organisateurs du colloque ayant souhaité limiter l’étude à une tranche chronologique s’étendant de Tibère à Hadrien, on imagine bien volontiers dès le départ que plusieurs études porteront sur la relation de Tibère à l’île de Capri (au moins cinq communications) et sur celle d’Hadrien à sa villa de Tibur. La villégiature étant une pratique réservée à une part limitée de la population, on ne s’étonnera pas non plus de lire plusieurs études abordant des thèmes proches et surtout l’examen d’une tranche de vie de quelques grands personnages de l’Antiquité romaine, comme Auguste ou Tibère. De la même manière, les grands auteurs contemporains, de Tacite à Pline le Jeune en passant par Sénèque, vont être mis largement à contribution. Les communications ont été regroupées en trois dossiers. Nous essayerons de nous affranchir de ce plan pour tirer des éléments de commentaire.

         

         C’est avant tout dans l’analyse de la perception que les témoins ont eue de la villégiature des hommes célèbres que se tient tout l’intérêt de ce livre : la villégiature/loisir/repos était-elle perçue comme une volonté d’éloignement du monde, était-elle vécue par ceux qui la pratiquaient comme un éloignement volontaire ou subi, était-elle un moyen de commandement hors de l’ambiance de Rome pour ses princes (et en cela elle nous fait penser à la construction de Versailles par Louis XIV comme moyen de prendre l’ascendant sur la noblesse française après la Fronde et sur le peuple de Paris) ? Enfin, on peut s’interroger sur la critique récurrente de la pratique de la villégiature chez certains auteurs, au regard de l’exemple donné par les Anciens, comme Cincinatus ou surtout Scipion l’Africain, qui faisaient de ce cadre leur mode de vie et de retraite dans la simplicité. Se retirer, définitivement, forme-t-il un message politique ? M. de Souza, avec un titre évocateur (« À l’ombre des tombeaux ») étudie le message émis par l’emplacement du tombeau : après Scipion l’Africain, « exilé funéraire volontaire » sur ses terres, et les tombeaux de héros de légende, il examine le rôle de repères géographiques et culturels de ces monuments. Il montre de même comment, et en opposition, l’emplacement du tombeau peut devenir une image de la relégation, avec celui d’Agrippine, délibérément « oubliée » en Campanie sur le lieu de sa villa. Par ces deux cas opposés, on perçoit la force du message politique lancé par les héritiers (Caligula et Antonin) qui, après la mort de leur prédécesseur, font rapatrier les corps de Tibère et d’Hadrien, décédés loin de Rome, pour les ensevelir dans le tombeau familial près de l’Urbs.

 

         Qui dit « villégiature » entend également présence « épisodique » du maître. C’est ce à quoi s’attache G. Minaud, avec un thème important, qui touche au cas de l’absence du maître et de la responsabilité de l’esclave au moment de la reddition des comptes, particulièrement en cas d’affranchissement de ce dernier par testament. Jusqu’où l’esclave doit-il aller rendre des comptes à son nouveau maître pour obtenir son quitus et enfin profiter de la liberté ?

 

         Nous pouvons remarquer tout d’abord un certain nombre d’activités « futiles » réservées au « temps » de la villégiature. Ce sont celles que détaille par exemple X. Lafon avec les activités de natation, navigation et pêche. Il souligne que l’opinion des auteurs anciens a largement évolué au cours du temps, allant de la condamnation à l’agrément. Le témoignage de l’archéologie vient en renfort de sa démonstration de la diffusion de ces sports, particulièrement du canotage et de la pêche, avec les équipements architecturaux relevés sur un certain nombre de villas maritimes permettant l’abordage et la mise à l’abri de bateaux. La natation étant une pratique considérée comme normale pour les hommes et pour quelques femmes, il ne juge pas important de s’y attarder ; en revanche, les activités de « navigation » au sens large, ont quelquefois déchainé l’ire des auteurs, lesquels accusaient les princes d’abuser du service des moyens publics (la classis Misenae notamment) pour rejoindre leurs villégiatures insulaires. Quant à la pêche, elle relève de la distraction des maîtres de maison sur leur domaine, comme le montre encore en Gaule le Testament du Lingon. On retrouve ces aspects avec l’étude de G. Rivoltella qui, avec Pline, évoque la villégiature comme lieu de pratique de la chasse, évocation que l’on retrouve encore en Gaule dans le Testament du Lingon. Beaucoup plus imprégnées de gravité, les activités religieuses : S. Wyler, sur les pratiques religieuses dans les villas de Campanie, étudie des peintures récemment mises au jour, couple ces realia aux préceptes des agronomes comme Columelle ou Caton, montrant le profond ancrage de la religion à la campagne. Elle tente de faire la part des rituels effectivement pratiqués et l’opposition entre l’ancien (Caton) et le moderne (Columelle). Dès son arrivée dans son domaine, le propriétaire, en saluant les divinités familiales, reprenait sa place de chef, place qu’il avait d’une certaine manière déléguée au villicus en son absence. Elle montre qu’avec l’usage des « sacrifices toscans », rappelés par Columelle, on n’est finalement pas loin de la religion de Caton.

 

         Continuons avec un tour d’horizon des lieux de la villégiature province par province : les îles d’Italie (E. Wolff), l’Istrie (F. Tassaux), l’Afrique romaine (S. Guédon),  l’Achaïe (S. Zoumbaki). Mettons de côté le cas de Capri, étudié déjà dans ce chapitre par C. Krauss, qui montre que dès Auguste, la présence impériale y est affirmée de manière permanente (voir également plus loin). F. Fontana examine le plan de la villa de Barcola, lieu de villégiature côtier. Avec un exemple très localisé en Égypte romaine, documenté par une série de papyri, P. Rodriguez s’éloigne de Rome pour aborder le cas très particulier des rapports entre Alexandrie et Oxyrhynchos, au regard d’une législation qui donnait tous privilèges et pouvoirs aux Alexandrins au détriment des habitants de l’intérieur de la province d’Égypte. Par le témoignage des papyri, on voit la discrimination s’opérer à Oxyrhynchos entre les « riches » et les pauvres (indigènes principalement), grâce à la mise en place des signes extérieurs de richesse, la construction de riches maisons en pierre, l’érection de tours, la constitution de bibliothèques et de salles de banquet, réservées aux Alexandrins. Il met également en évidence le rôle joué par Hadrien dans la découverte de ce lieu de villégiature.

 

         On s’en doutait, au vu de l’abondance des textes anciens y faisant référence, la Campanie est le terrain de choix des commentaires littéraires et par exemple sur les lieux à éviter : F. R. Berno revient notamment sur l’insistance de Sénèque à dénoncer Baïes comme un lieu de luxure à éviter de fréquenter (alors que l’on sait qu’il y passa une large partie des deux dernières années de sa vie). Est-ce parce que ce fut le lieu de l’assassinat d’Agrippine ? ou le lieu de séjour préféré de Néron ? Le thème est aussi celui de M. F. Delpeyroux : avec la critique du mode de vie et du cadre choisis par Vatia, dans sa villa des Champs Phlégréens, Sénèque n’était-il pas tout bonnement jaloux d’un homme qui avait réussi, lui, sa retraite ? Ou bien voyait-il dans ce nouveau mode de vie le contrepied de l’ancienne retraite des chefs, comme celle de Scipion à Literne ? On retrouve le littoral campanien et particulièrement Baïes avec les deux articles de F. Galtier et L. Takacs. Le premier, avec la « lecture » de la lettre de Tacite comme d’un tableau mettant en scène la mort d’Agrippine, où sous les « yeux » de la villa du grand César se serait composé le drame sur le rivage : cette ligne étroite serait le lieu des rapports de forces entre Néron l’assassin et la foule de témoins du drame, entre la mer et le vaisseau truqué, le golfe et la baie. Le second, qui revient sur la chronologie des années 63-65, entre la mise en accusation de Sénèque et sa mort : durant cet intervalle, en dressant une chronologie serrée d’après les lettres de Sénèque, il arrive à définir les lieux de séjour du philosophe, sans doute dans la maison de Pison à Baïes, et les périodes durant lesquelles il a pu croiser son ancien élève (un tableau fort utile en fin d’article récapitule les faits). Avec son dossier sur les villas campaniennes d’époque flavienne, A. Basile explore une série de textes d’auteurs moins connus, chez qui les villas de Cesius Bassus, Castricus ou Silius Italicus en Campanie sont autant de lieux de quiétude.

 

         Le « dossier » Tibère à Capri est le sujet de plusieurs articles, de la seconde mais également de la troisième partie. Le sujet n’est pas mince, et les témoignages archéologiques et littéraires ne manquent pas. Pourtant, les intentions de l’empereur ne sont pas nettes : l’analyse de son caractère, au regard de ses contemporains, forcément partial, voire partisan, nous force à jauger ce personnage soit comme un paranoïaque, soit comme un habile dissimulateur. Mégalomane, au contraire d’Auguste le pondéré respectueux de la res publica, constructeur de douze villas sur l’île, comme autant de dieux de l’Olympe ou de planètes, se coupant du monde pour mieux le gouverner par « ordonnances », favorisant les séditions pour mieux les réprimer. Pour V. Hollard, l’opposition est flagrante entre Auguste et Tibère en la matière : le premier est tout en modération dans ses choix de lieux de séjour, tant quant à la distance vis-à-vis de Rome (éloignement signifierait dédain), que quant au cadre choisi (tout en modération, à l’image de sa maison du Palatin), et le second au contraire, isolé à Capri dans un luxe hautain, dédaigneux de Rome et entouré d’un luxe tapageur. En même temps, villégiature est mis en opposition avec relégation, ce qu’aurait pu signifier l’exil de Tibère à Rhodes lors de la naissance de Caius César. F. Lopez-Sanchez, F.M. Prokoph et O. Devillers étudient « le cas Tibère ». Comme indiqué plus haut, l’attitude du prince a prêté largement à la critique de ses contemporains : qu’allait donc cacher Tibère dans ces exils, que ce soit à Rhodes ou dans les dix années d’isolement volontaire à Capri ? Un caractère ombrageux, influençable, manipulé par Séjan ? ou bien un véritable organisateur, pratiquant l’exil volontaire pour mieux gouverner Rome ? Pour F. Lopez-Sanchez, la présence de Tibère à Capri serait une manière de « tenir » la Méditerranée occidentale sous la maîtrise de la flotte de Misène, dont la numismatique montre la présence sur des « théâtres » d’opérations aussi variés que la Sardaigne, l’Espagne citérieure ou l’Afrique, notamment après la révolte de Tacfarinas. L’efficacité de la poste impériale est démontrée par la durée exceptionnelle de son séjour sur l’île de Capri (dix ans), sans aucune rupture de gouvernement (c’est la remarque que l’on peut encore faire à propos de « l’absentéisme » d’Hadrien, étudié plus loin par A. Galimberti). Pour les Romains, cet exil est « mal vécu », identifié comme mauvais signe par des prodiges comme l’effondrement des gradins de l’amphithéâtre de Fidènes ou l’incendie du Caelius.

 

         Le dossier Hadrien : F. Coarelli revient sur une hypothèse qu’il a déjà proposée, celle de la localisation d’un fragment de la Forma Urbis Marmorea relatif aux Adonaea à l’emplacement de la Vigna Barberini fouillée par l’EFR (F. Villedieu) sur la pente du Palatin. Son analyse repose sur l’examen des fouilles récentes du secteur de la Piazza d’Oro de la villa Hadriana de Tivoli. Ces dernières ont permis de compléter largement la documentation sur ce secteur très original de la villa, placé aux marges de l’ensemble monumental du palais, dont la décoration d’érotes chasseurs ou pêcheurs tire sans doute son inspiration de motifs égyptisants. Le lien entre ces deux constructions et le retour d’Hadrien d’Égypte après la mort d’Antinoüs est évident pour l’auteur. Le jardin, irrigué par un canal central, avait fait l’objet d’une plantation d’arbres qui assimilait ce site à une diaeta (ainsi que l’avait déjà proposé P. Grimal), comme ce fameux jardin d’Adonis du Palatin.

 

         Placé en dernier article, comme pour clore ce livre très riche, A. Galimberti étudie le cas d’Hadrien, « l’empereur voyageur », et montre que les raisons de ses voyages furent multiples, militaires dans certains cas (Afrique…), diplomatico-culturelles dans d’autres (M. Yourcenar a évoqué avec un grand talent cette période de la vie d’Hadrien). Dans un autre registre, A. Bérenger évoque les « exclus » de la villégiature, lorsqu’elle s’attache au cas des gouverneurs de provinces, auxquels la loi romaine fixait un certain nombre d’interdits afin de limiter les risques de « connivence » avec les régions administrées. Condamnés à ne rien acquérir en province, ni biens fonciers ni épouses, ils devaient rester les « invités » des notables locaux et se contenter d’agrémenter leurs déplacements officiels par des activités de tourisme culturel (visite aux colosses de Memnon pour les préfets d’Égypte, par exemple).

 

         Deux études, si l’on exclut de cet ensemble l’analyse de F. Coarelli sur la Piazza d’Oro, traitent d’une manière originale d’adapter la villégiature : la recréer tout simplement en ville ! S. Stucchi, avec la domus aurea de Néron, revient sur les causes de la haine des Romains vis-à-vis du prince. La rupture avec son peuple serait due au fait qu’en ville, plutôt que de vivre à la manière d’un citadin, Néron se plaisait à vivre comme à la campagne, ayant recréé autour de lui un cadre formé de bosquets, de lacs et de jardins, ayant composé un emploi du temps laissant la part belle aux banquets sans limites de durée, tout en rupture avec l’environnement urbain. L’article d’E. Chassillan, étudiant les jardins de villas urbaines en Gaule, identifie le désir des propriétaires de recréer en ville le mode campagnard, suivant des préceptes déjà rappelés par Pline (habiter la campagne à la ville)… et que l’on pourrait opposer à ceux d’Alphonse Allais qui désirait mettre la ville à la campagne !

 

         Le témoignage des principaux auteurs latins contemporains évoque tour à tour la quête des anciens dans la villégiature, la recherche du bonheur avec G. Vogt-Spira,  les devoirs du maître, sa place quand il revient à la maison des champs, et les buts de sa visite : G. Galimberti Biffino couple les témoignages de Vitruve et de Pline le Jeune pour montrer que l’architecte et l’aristocrate avaient identifié dans l’organisation architecturale de la villa un plan idéal conduisant à la pratique de la salubritas et de la voluptas dans la villégiature : prendre soin de son propre corps par la pureté de l’air. L. Castagna, avec Sénèque et Pline le Jeune, identifie les devoirs du propriétaire, avec les exemples de Laurentum, Literne et dans les Champs Phlégréens. Pline le Jeune, avec A. Gonzales, trouve dans la villégiature une expression de son humanitas, avec le rappel des règles de bienséance, dans lesquelles la place de chacun est réaffirmée dans le souci de ne pas troubler l’ordre établi ; pour autant Pline affirme sa confiance dans ses esclaves et affranchis, qui peut se traduire par une véritable délégation de pouvoir, jusque dans la conclusion d’actes de vente  engageant la fortune du maître.

 

         La villa idéale existe-t-elle ? F. Delarue, avec l’étude des Silves de Stace, montre le lien entre l’eau et la villa. Indispensable et abondante, l’eau remplit un certain nombre de missions qui comblent des vides de l’imaginaire, un peu comme le rivage dans le tableau de Tacite chez F. Galtier.

 

         Comme nous avons voulu le montrer, cet ouvrage est foisonnant : dans les thèmes abordés, il explore une réalité multiple. Le maître en villégiature est un visiteur saisonnier, voire ponctuel (on pense aux multiples villas de Pline le Jeune, que son emploi du temps ne lui permettait certainement pas de visiter chaque année) ; la villa est pour lui un lieu de repos (d’où il garde un œil attentif sur ses affaires) ; il doit de ce fait entretenir avec ses gens une relation de confiance voire de délégation de pouvoir, mais dans une certaine limite seulement. Quant à lui, l’empereur en villégiature doit observer une certaine réserve : éloigné, certes, mais ni trop loin ni trop longtemps, au risque de voir l’opinion publique lui en tenir rigueur. Tout le mérite revient aux organisateurs et éditeurs de ces Actes de colloque d’avoir réuni ces textes. La présence d’indices et d’une bibliographie commune en fin d’ouvrage donne une bonne cohérence à l’ensemble.

 

 


[1] Sur la Gaule, et en particulier sur la villégiature au bord de l’eau, on consultera notamment :

Robert Bedon (éd.), Vicinitas aquae. La vie au bord de l’eau en Gaule et dans les régions voisines, et notre compte rendu, dans Géocarrefour [En ligne], vol. 88/1 | 2013, mis en ligne le 18 septembre 2013 (URL : http://geocarrefour.revues.org/7948).

 

 

SOMMAIRE

 

Y. Perrin, Avant-propos p. 9 – Introduction p. 11.

 

ACTIVITÉS, SOCIÉTÉ ET AGRÉMENTS DE LA VILLÉGIATURE

 

G. Vogt-Spira, Villegiatura und Eudaimonie. Seneca, Plinius und der Diskurs in der frühen Kaiserzeit p. 17 – X. Lafon, Pêcher, nager et naviguer: trois activités spécifiques dans les villas littorales d’époque impériale p. 27 – G. Galimberti Biffino, Amoenitasutilitas e uoluptas in ville e villeggiatura : testimonanzie di Vitruvio e di Plinio il Giovane p. 37 – L. Castagna, Ville, villegiatura, viaggi di piacere in Seneca e Plinio il Giovane p. 47 – S. Wyler, Pratiques et représentations religieuses dans les villas de Campanie à l’époque néronienne p. 55.

M.-F. Delpeyroux, Architecture, luxe et thermalisme chez Sénèque le Philosophe : une critique morale p. 67 – A. Basile, Alcune riflessioni sulla rappresentazione letteraria delle ville campane in età flavia p. 79 - F. Delarue, L’eau et l’imaginaire : les villas des Silves de Stace p. 89 – M. Rivoltella, Rittrato di gentiluomo in posa da cacciatore. Su caccia e rusticatio nell’epistolario pliniano p. 99.

A. Gonzalez, La villa plinienne expression de l’humanitas ? Conditions de vie, statuts, santé et obsequium p. 105 – G. Minaud, Villégiature, absence et gestion. De Néron à Hadrien p. 115.

 

LIEUX DE LA VILLÉGIATURE

 

F. R. Berno, Seneca contro Baia, ovvero il vizio in villeggiatura. Lettura di Sen., Ep., 51, p. 123 – É. Wolff,  La villégiature dans les îles d’Italie à la fin de la République et au début de l’Empire p. 133 – C. Krause, Apragopolis. Villégiature et présence impériale permanente à Capri p. 139 – F. Tassaux, La villégiature en Istrie d’Auguste à Domitien : une ‘autre Campanie’ p. 147 – F. Fontana, La villa di Barcola. Un esempio di residenza di lusso lungo la costa tergestina p. 165.

P. Rodriguez, Des Alexandrins en villégiature à Oxyrhynchos aux deux premiers siècles p. C. : une sociabilité intéressée p. 177 -  S. Zoumbaki, More negotium quam otium. Social and Economic Aspects of Leisure in the villas of the Roman Province of Achaia p. 185 – S. Guédon, La villégiature dans l’Afrique romaine sous le Haut-Empire p. 195 – F. Coarelli, La Piazza d’Oro : la Diaeta Adonaea di Villa Hadriana ?  p. 205 – É. Chassillan, De la villa aux grandes demeures urbaines en Gaule romaine : le jardin comme rappel de la villégiature p. 213.

 

VILLÉGIATURE, POUVOIR ET POLITIQUE

 

V. Hollard, Villégiature et construction de la figure du gouvernant dans la Rome impériale du Ier s. p. C.  Éléments de réflexion à partir des œuvres historiques de Suétone et  Tacite p. 229 – M. de Souza,  À l’ombre des tombeaux. Villégiature et sépultures en Italie de Tibère à Hadrien p. 241 – A. Bérenger, Gouverneurs de province et villégiature p. 251.

F. López Sánchez, Tibère à Capri et la flotte impériale de Misène p. 259 – F.M. Prokoph, Inselblick und Historikersicht. Velleius Paterculus, Tacitus und Sueton über  Tiberius auf Rhodos und Capri p. 271 – O. Devillers, Tibère à Capri dans les livres 4 et 5 des Annales de Tacite p. 287.

S. Stucchi,  Nerone e il rovesciamento dei codici comportamentali : la Domus Aurea  e la villeggiatura in città p. 297 – F. Galtier, Le motif du rivage dans l’épisode de la mort d’Agrippine (Tac., An., 14, 1-10) p. 309 – L. Takacs, Itinerario di Seneca  p. 317 – A. Galimberti, Adriano e la villeggiatura politica p. 325.

 

Bibliographie p. 333. 

 

Index passages cités p. 355 – Index locorum p 369 – Index uariorum p. 375.