Baudin, Arnaud - Dohrmann, Nicolas - Veyssiere, Laurent: Clairvaux. L’aventure cistercienne. Catalogue de l’exposition (Troyes, Hôtel-Dieu-le-Comte, 5 juin-15 novembre 2015), 568 p., 350 ill., 8 cartes, 24,6 x 28 cm, 978-2-7572-0934-9, 30 €
(Coédition Somogy-Éditions (Paris) d’art et Département de l’Aube 2015)
 
Compte rendu par François Wallerich, Université Paris-Ouest-Nanterre
(francois.wallerich91@orange.fr)

 
Nombre de mots : 2785 mots
Publié en ligne le 2016-01-19
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=2620
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          Cette année 2015 marque le neuvième centenaire de la fondation de l'abbaye cistercienne de Clairvaux. À cette occasion, le Conseil général de l'Aube et la Direction des Archives et du Patrimoine organisent, du 5 juin au 15 novembre, à l'Hôtel-Dieu-le Comte de Troyes, une exposition intitulée « Clairvaux. L'aventure cistercienne ». Le catalogue qui accompagne l'événement introduit les notices des pièces exposées à Troyes par une belle synthèse sur l'abbaye.

           

          Cette présentation globale fait se succéder avec bonheur, au long de ses cinq parties, des contributions qui offrent une vue d'ensemble de l'histoire claravalienne. Comme le sous-titre le laisse envisager, il s'agit certes d'évoquer Clairvaux, mais, plus globalement, de resituer l'abbaye au sein de l'ordre cistercien et de sa spiritualité. Vingt-cinq ans après les colloques de Bar-sur-Aube[1] et de Lyon-Cîteaux-Dijon[2], la synthèse peut s'appuyer sur les avancées d'une historiographie cistercienne dynamique, qui a fait progresser de manière décisive notre connaissance de l'ordre dans bien des domaines. Citons, à titre d'exemples, l'étude des bibliothèques cisterciennes[3] ou celle de la branche féminine de l'ordre[4]. Le parcours proposé ici démarre logiquement par la fondation de l'abbaye et la figure charismatique de saint Bernard (« Clairvaux au temps de Bernard »), se poursuit par un voyage parmi les abbayes-filles de Clairvaux (« Clairvaux chef de filiation ») avant d'aborder en diptyque les aspects temporels (« Gérer le temporel ») et spirituels (« Prier et se former à Clairvaux ») du monastère, pour finalement s'achever sur un parcours archéologique et architectural effectué dans la longue durée (« Architecture et archéologie »).

           

          Beaucoup des thèmes abordés sont attendus et relèvent de passages obligés de l'histoire de Clairvaux. On ne s'attardera donc pas à les présenter dans le détail, en renvoyant le lecteur au sommaire de l'ouvrage reproduit ci-dessous. Il en va ainsi de l'évocation des origines sociales, du gouvernement et des voyages de Bernard, du tableau des abbayes-filles, de la description du fonctionnement des granges claravaliennes ou encore de la présentation rapide de la spiritualité cistercienne. Sans renouveler fondamentalement notre connaissance de ces sujets, les contributions les évoquent de manière claire, concise et convaincante. Cette synthèse ne s'interdit pas pour autant d'explorer des aspects plus originaux et plus techniques. Un article se concentre ainsi sur le rapport de Bernard à la couleur, en soulignant la « chromophobie » du saint, à rebours du goût général pour la polychromie de ses contemporains, comme l'abbé Suger. Un aperçu de domaines aussi techniques que les archives de l'abbaye, ses sceaux ou encore sa pratique de l'écrit est également proposé. Délaissant les méandres d'une érudition ici hors de propos, les articles présentent dans leurs grandes lignes les spécificités de Clairvaux dans ces différents domaines, en les reliant à l'histoire globale de l'ordre. Le lecteur retrouvera donc souvent, dans ces contributions plus techniques, les grandes problématiques analysées par ailleurs. Ainsi, l'analyse du rapport de l'ordre à la Règle de saint Benoît se fait-elle d'abord par une réflexion globale sur les idéaux fondateurs de l'ordre : voulant revenir à la Règle, les cisterciens n'ont-ils pas, dès l'acte fondateur du Nouveau Monastère, dérogé à celle-ci qui prescrivait stabilité et obéissance ? Cette ambiguïté est ensuite analysée dans nombre de domaines plus précis, comme la liturgie cistercienne. La présentation qu'en fournit l'auteur montre bien comment, en voulant revenir au chant qui avait cours du temps de saint Benoît, les cisterciens ont en réalité inventé un nouveau langage musical théorisé dans les Regule de arte musica (XIIe s.). Les propos d'ordre général trouvent ainsi constamment une confirmation dans les analyses de détail. La synthèse trouve par cette complémentarité une profondeur de champ que permettent également les évocations de l'histoire moderne, voire contemporaine de l'abbaye. La description des bâtiments, en dernière partie, envisage non seulement le « vieux monastère » (1115-1135) dont il ne reste plus rien aujourd'hui, mais aussi toutes les constructions postérieures, notamment celles des XVIIe et XVIIIe s., toujours visibles. Cette évocation débouche même sur des problématiques actuelles, puisque ces multiples vies de Clairvaux, jusqu'à sa reconversion en établissement carcéral au XIXe s., rendent extrêmement complexe la tâche des restaurateurs, qui se sont fixé pour ambition d'évoquer à la fois l'abbaye médiévale, l'abbaye moderne et la prison. Dans cet élargissement des perspectives au-delà de l'époque médiévale, citons aussi l'étude du gouvernement de Clairvaux et de sa filiation aux XVIe et XVIIe s. qui montre comment l'abbaye a été capable de faire face aux crises occasionnées par les guerres de religion (qui culminent avec le siège de Clairvaux en 1587) et de gouverner une filiation lointaine, « par l'écrit […] et par l'incarnation physique de l'autorité », notamment à travers des visites d'inspection. Même si la synthèse se concentre logiquement sur les XIIe et XIIIe s., ce sont bien neuf cents ans d'histoire qui sont envisagés.

           

          L'alternance entre études techniques et propos plus globaux, entre évocation du temps long de l'abbaye et des événements ponctuels qui en ont fait l'histoire, permet aussi de battre en brèche certaines idées reçues ou certains jugements trop hâtifs portés sur Clairvaux. L'idée d'un ordre cistercien hostile à l'urbanisation et au monde des villes est ici nuancée, à la fois par l'évocation générale des institutions urbaines rattachées à Clairvaux (l'abbaye a en effet acquis des hôtels urbains dans les villes champenoises dès la fin du XIIe s.) que par celle du célèbre collège des Bernardins, à Paris. Ce dernier, qui doit son existence à l'implication de trois abbés de Clairvaux, est également envisagé largement au-delà de l'époque médiévale, jusqu'aux restaurations contemporaines. De la même manière, l'hostilité supposée des cisterciens au monde des écoles est relativisée par la mise en lumière du rôle important de l'écrit à Clairvaux, visible notamment à travers la bibliothèque considérable de l'abbaye ou encore le goût des belles-lettres de saint Bernard. Enfin, il faut souligner, d'une manière générale, la grande cohérence du propos des contributions avec celui des notices qui accompagnent les pièces exposées. En effet, nombre d'articles prennent appui sur des objets de l'exposition pour les remettre dans leur contexte et, surtout, en tirer des conclusions historiques de premier intérêt. On en donnera un exemple parmi tant d'autres : celui des sceaux. La contribution qui les évoque donne toute sa profondeur à plusieurs objets de l'exposition. On y apprend que les moulages du premier sceau de saint Bernard (cat. 19a et b) constituent « les plus anciennes références d'un sceau cistercien » (1144-1150). Il a en effet fallu attendre la personnalité marquante de Bernard pour que les cisterciens cessent peu à peu de faire confirmer leurs actes par des notifications scellées de sceaux épiscopaux. Le sceau de saint Bernard  marque ainsi une rupture dans l'histoire cistercienne, puisque les abbayes de l'ordre se dotent peu à peu d'un sceau en propre à partir de cette date. Ces sceaux, dont plusieurs exemples sont proposés dans l'exposition, témoignent aussi de l'unanimité cistercienne telle qu'elle a été souhaitée par la Charte de charité : leur usage est contrôlé et normalisé par le chapitre général qui leur impose un caractère non nominatif, afin de maintenir la cohésion de l'ordre. Les plus petits objets de l'exposition sont donc, eux aussi, traversés par les grandes problématiques de l'histoire cistercienne.

           

          Les notices des œuvres exposées sont ainsi parfaitement introduites et le lecteur trouvera souvent dans la description de ces objets des échos aux contributions qui les précèdent. Les pièces exposées proviennent pour la plupart de l'abbaye de Clairvaux elle-même ou d'autres grands établissements cisterciens (Cîteaux, Clairmarais, etc.). Parmi ces œuvres, les manuscrits médiévaux forment le noyau dur de l'exposition. Leur intérêt esthétique est souvent évident, comme dans le cas des deux Bibles présentées. À la superbe Bible d'Étienne Harding (cat. 3a), achevée à Cîteaux en 1111 et richement décorée d'enluminures chatoyantes, répond celle qui fut confectionnée à Clairvaux vers 1155-1165 (cat. 30), où les initiales ornées monochromes et l'écriture rigoureuse illustrent à merveille l'ascétisme cistercien et le rejet de la polychromie, proprement claravalien. Mais l'intérêt de ces manuscrits peut être aussi plus strictement historique. On pourra notamment découvrir le fragment d'un catalogue de la bibliothèque de Clairvaux établi au cours du XIIe s. et qui, parvenu jusqu'à nous, nous donne une idée de l'importance de cette bibliothèque et de ses trois cent cinquante volumes. À côté des manuscrits, les chartes et diplômes sont aussi bien représentés : actes de fondation (comme celui de Morimond, abbaye-fille de Cîteaux (cat. 5a)), bulles pontificales confirmant divers privilèges (et notamment celles d'Eugène III, pape cistercien du milieu du XIIe s. (cat. 21a et b)), donations (comme celle de l'évêque de Langres concédant à l'abbaye le droit d'extraire le minerai de fer et d'établir une forge à La Chaume (cat. 60a)) nous plongent dans la gestion concrète des abbayes dès leurs origines. Les objets liturgiques exposés nous ramènent aussi au premier siècle cistercien, comme la mitre (cat. 110, fin du XIIe s.) et la sandale (cat. 111, XIIe s.) dites de saint Malachie qui, selon une tradition très improbable, auraient appartenu à l'évêque irlandais mort à Clairvaux en 1148. Ces objets ne peuvent nous donner qu'une faible idée de la richesse du trésor de l'abbaye avant les destructions révolutionnaires, richesse « comparable à celle de nombreuses cathédrales » dont témoignent les inventaires, comme ceux de 1504 (cat. 108a, copie de 1747) et de 1741 (cat. 108b). Enfin, plus ponctuellement, on pourra trouver d'autres objets qui complètent notre vision de l'abbaye : des sceaux et matrices, des gravures de la Renaissance, des plans laissant envisager l'évolution du bâtiment, des toiles peintes, des sculptures, ou encore des objets archéologiques dont certains, comme ce pot à cuire (cat. 38, Portugal, XIIIe s.), nous plongent dans la vie quotidienne d'une abbaye cistercienne médiévale.

           

          Les pièces couvrent, en outre, une période qui dépasse largement l'« âge d'or » de Clairvaux (XIIe-XIIIe s.) et permettent ainsi d'appréhender l'histoire ultérieure de l'abbaye. C'est particulièrement le cas des gravures modernes qui nous donnent une idée des bâtiments de l'époque. Une Vue de l'église des Bernardins à Paris (cat. 80b) réalisée au milieu du XVIIe s. par Israël Silvestre nous permet ainsi de constater l'ampleur du bâtiment parisien, construit aux XIVe et XVe s. et aujourd'hui disparu. Le même graveur offre aussi, grâce à sa Vue de l'abbaye de Clairvaux (cat. 32a et 32b), un témoignage unique sur l'église de l'abbaye, détruite en 1812. Ces documents précieux ouvrent un « parcours architectural dans l'abbaye » guidé par une contribution introductive. Autres témoignages importants de l'époque moderne, les représentations de saint Bernard en fondateur de Clairvaux méritent une attention particulière. Le premier témoignage de ce thème iconographique, une sculpture bourguignonne du milieu du XVe s. (cat. 116), présente une particularité : Bernard y a été représenté avec un collier de barbe, conformément à la tradition des vera effigies ad vivum et à la description qu'en donne son biographe, Geoffroy d'Auxerre. Le portrait de Bernard de la fin du XVIe s. ou du début du XVIIe s. qui ornait la « salle des abbés » de Clairvaux offre la même particularité (cat. 109). On retrouve enfin ce trait sur une huile sur toile du XVIIe s. (cat. 113) représentant le saint en fondateur de Clairvaux et qui constitue, en outre, le seul portrait d'envergure de Bernard connu pour la France du Grand Siècle. Le lecteur peut ainsi suivre, au gré des époques et des représentations, l'évolution d'un thème iconographique où se signalent des détails invariables au fil des temps. Plaisir esthétique et intérêt historique s'entremêlent ainsi agréablement à la consultation de ce vaste ensemble de plus de cent vingt-deux notices.

           

          Le lecteur pourra néanmoins s'étonner de quelques silences. À la fin du XIIe s., Clairvaux a été, selon les termes de Brian Patrick Mc Guire, « une grande fabrique d'histoires destinées à l'édification des moines »[5]. C'est en effet dans l'abbaye qu'ont été rédigées les premières grandes compilations à l'origine de la littérature exemplaire : l'anonyme Collectaneum exemplorum et visionum Clarevallense, ou encore le Liber Miraculorum d'Herbert de Clairvaux. Les récits qu'on y trouve ont été, en outre, recopiés par la suite dans de nombreuses compilations, comme la Collectio Exemplorum (copiée peut-être à l'abbaye de Beaupré) éditée en 2012 par Jacques Berlioz et Marie-Anne Polo de Beaulieu. Or, si Clairvaux a pleinement participé à « l'aventure cistercienne », c'est aussi par la diffusion de ces histoires édifiantes qui portent en elles l'idéal de l'ordre et la manière dont ses membres l'ont vécu. On pourra donc regretter de ne pas trouver trace, ni dans la synthèse introductive, ni dans les notices de l'exposition, de cet aspect où l'historiographie récente a beaucoup progressé.

           

          Au-delà de cette lacune, l'ouvrage présente un tableau de l'abbaye de Clairvaux d'une ampleur inédite, où les pièces exposées sont parfaitement mises en contexte et intégrées à l'histoire globale de l'ordre cistercien. Le volume comporte en annexe des instruments utiles : chronologie, liste des abbés de Clairvaux, liste des abbayes-filles. Des index permettent de s'y repérer. Signalons enfin la grande qualité des reproductions iconographiques qui contribuent au plaisir que le lecteur éprouvera à parcourir cette aventure spirituelle.

 

 


[1] Cf. Histoire de Clairvaux. Actes du colloque de Bar-sur-Aube et Clairvaux, 22 et 23 juin 1990, Bar-sur-Aube, 1991

[2] Laurence Mellerin (éd.), Bernard de Clairvaux : histoire, mentalités, spiritualité. Colloque de Lyon-Cîteaux-Dijon, juin 1990 (Sources chrétiennes, 380), Paris, 2010

[3] De l'étude d'ensemble d'Anne Bondéelle-Souchier, Bibliothèques cisterciennes de la France médiévale. Répertoire des abbayes d'hommes, Paris, 1991 à des analyses plus ciblées comme celle de Dominique Stutzmann, La Bibliothèque de l'abbaye cistercienne de Fontenay (Côte-d'Or). Constitution, organisation, dissolution (XIIe-XVIIIe s.) et catalogue des manuscrits, École nationale des chartes, thèse pour le diplôme d'archiviste paléographe, 4 vol. 2002. L'IRHT est, en outre, à l'origine d'une étude complète de plusieurs bibliothèques cisterciennes, dont celle de Clairvaux. Cf. André Vernet (éd.), La bibliothèque de l'abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, 2 vol., Paris, 1979-1997. La dernière abbaye à bénéficier d'une telle publication est Vauluisant. Cf. François Bougard, Pierre Petitmengin et Patricia Stirnemann (éd.), La bibliothèque de l'abbaye cistercienne de Vauluisant, Paris, 2012.

[4] On pourra se reporter par exemple à la thèse d'Alexis Grélois, qui figure parmi les contributeurs de ce volume : Alexis Grélois, « Homme et femme il les créa ». L'ordre cistercien et ses religieuses des origines au milieu du XIVe siècle, Lille : Atelier national de reproduction des thèses, 2003. Un autre contributeur a consacré ses recherches à la branche féminine de l'ordre, dans une étude sur la Champagne : Anne E. Lester, Creating Cistercian Nuns. The Women's Religious Movement and Its Reform in Thirteenth-Century Champagne, Londres, 2011.

[5] Brian Patrick Mc Guire, « A lost Clairvaux exemplum collection found : the Liber visionum et miraculorum compiled under prior John of Clairvaux (1171-79) », dans Analecta Cisterciensia (39) 1983, p. 26 : « a great workshop of stories used for edification of the monks ».

 

 

 

Sommaire

 

Philippe Adnot, Dom Olivier Quénardel, Jean-François Leroux, « Préfaces » (p. 13)

André Vauchez, « Clairvaux, sept siècles de rayonnement » (p. 19)

Michel Bur, « In memoriam. Robert Fossier et Clairvaux » (p. 25)

 

Clairvaux au temps de Bernard (p. 31)

 

Élisabeth Lusset, « Benoît, la Règle et les cisterciens » (p. 33)

Fr. Jean-Baptise Auberger et Laurent Veyssière, « Les origines et la fondation de Clairvaux » (p. 41)

Jean-Luc Chassel, « Le milieu social et familial de Bernard de Clairvaux » (p. 49)

Pierre Aubé, « Bernard et le gouvernement de Clairvaux » (p. 59)

Alexis Grélois, « Les itinéraires de Bernard de Clairvaux » (p. 67)

Michel Pastoureau, « Bernard de Clairvaux et la couleur » (p. 76)

 

Clairvaux, chef de filiation (p. 87)

 

Alexis Grélois, « La filiation de Clairvaux » (p. 89)

Alexis Grélois, « La France » (p. 92)

Éric Delaissé, « La Scandinavie » (p. 97)

Franz J. Felten, « L'espace germanique » (p. 100)

Kateřina Charátová, « L'Europe centrale et orientale » (p. 103)

Megan Cassidy-Welch, « Les îles Britanniques » (p. 107)

Guido Cariboni, « L'Italie » (p. 110)

Maria do Rosário barbosa Morujão, « La péninsule Ibérique » (p. 115)

Alexis Grélois, « Les moniales claravaliennes » (p. 119)

Bertrand Marceau, « Gouverner Clairvaux et sa filiation aux XVIe et XVIIe siècles » (p. 125)

 

Gérer le temporel (p. 137)

 

Paul Benoit, « L'économie de Clairvaux au Moyen Âge » (p. 139)

François Blary, « La grande, moteur de l'économie claravallienne » (p. 147)

François Blary, « Clairvaux en ville : les maisons et hôtels urbains » (p. 157)

Laurent Veyssière, « Les archives de Clairvaux : outil de gestion du temporel » (p. 161)

Arnaud Baudin, « Sceller à Clairvaux et dans sa filiation champenoise du XIIe au XVe siècle » (p. 173)

 

Prier et se former à Clairvaux (p. 185)

 

Annie Noblesse-Rocher, « La spiritualité cistercienne » (p. 187)

Claire Maître, « Les cisterciens et la quête de l'authenticité liturgique » (p. 193)

Dominique Stutzmann, « Clairvaux et l'écrit » (p. 199)

Christian Barbier, « Le Collège des Bernardins » (p. 207)

Anne E. Lester, « Le trésor de Clairvaux » (p. 213)

 

Architecture et archéologie (p. 225)

 

Gilles Vilain, « Un parcours architectural dans l'abbaye de Clairvaux (1115-1790) » (p. 227)

Éric Pallot, « La restauration de l'abbaye de Clairvaux » (p. 243)

Cédric Roms, « L'archéologie à Clairvaux » (p. 259)

 

Notices (p. 263)