AA.VV.: Featherstone, Michael - Spieser, Jean-Michel - Tanman, Gülru - Wulf-Rheidt, Ulrike (ed.). The Emperor’s House. Palaces from Augustus to the Age of Absolutism. viii, 424 pages, ISBN 978-3-11-033163-9, 119.95 €
(De Gruyter, Berlin 2015)
 
Compte rendu par Yves Perrin, Université de Lyon-Saint-Etienne
(perriny@wanadoo.fr)

 
Nombre de mots : 2940 mots
Publié en ligne le 2016-05-17
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
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          Ce très beau livre de 425 pages, bien illustré, réunit les contributions d’un colloque international organisé à Istanbul en 2012 et traite d’un sujet historiquement universel, les résidences des empereurs, de la Rome antique aux monarques absolus du XVIIIe siècle. Présentées par des savants anglais, allemands, américains, bulgares, français, norvégiens, suédois et turcs, ses vingt-six contributions sont rédigées en allemand, en anglais et en français. Par ses sources et sa problématique qui relèvent de l’archéologie, de l’histoire de l’art ainsi que de l’architecture et de l’histoire, le volume s’adresse aux spécialistes de ces domaines et à leurs étudiants.

 

          Les études réunies portent sur les composantes fonctionnelles et idéologiques de l’architecture et des répertoires décoratifs des ensembles palatiaux, notamment leur articulation avec la vie et les cérémoniaux dont ils constituent le cadre. Chronologiquement et géographiquement, elles couvrent des aires très vastes, du Palatium des Flaviens au Ier siècle aux palais des monarques européens et ottomans du XVIIIe siècle, de l’Europe continentale et méditerranéenne à l’Anatolie et au Liban, ou pour le dire autrement, de l’empire gréco-romain païen aux empires et monarchies chrétiennes et musulmanes modernes. Tous les articles donnent une riche bibliographie et la majorité est bien illustrée.

 

          Le plan du volume respecte la chronologie. Sont d’abord présentées les résidences de l’Antiquité et du haut Moyen Âge, puis celles de la période médiévale (d’abord celles de l’Occident, puis celles des mondes byzantin et turc) et enfin celles des monarchies européennes et ottomanes de la Renaissance au XVIIIe s. Un épilogue sur les rêveries byzantines des palais de Louis II de Bavière clôt le livre.

 

          La première partie sur l’Antiquité et le haut Moyen Âge compte cinq contributions. La première, d’Ulrike Wulf-Rheidt, expose l’état de la recherche sur le palais impérial du Palatin de Domitien aux Sévère en insistant sur le fait que, si Domitien en est bien le créateur, sa genèse est beaucoup plus longue que l’historiographie passée ne le dit. Les Antonins puis les Sévères y multiplient les chantiers. UWR souligne l’importance de l’articulation du palais avec le Circus Maximus. Jean-Michel Spieser fait ensuite le point sur le palais de Galère à Thessalonique qui se trouve dans une filiation assurée avec le modèle romain.

 

          Suivent des contributions sur la réception et les évolutions du modèle antique dans le monde byzantin, en Italie (Ravenne) et dans la péninsule ibérique. Philipp Niewöhner analyse les origines antiques de l’architecture palatiale des résidences épiscopales et monastiques et les résidences nobles de l’Asie Mineure rurale en mettant l’accent sur leur plan « bloc » et l’importance des systèmes défensifs, puis sur les influences du modèle impérial sur les résidences aristocratiques de Constantinople. En confrontant sources archéologiques, iconographiques et textuelles, Judith Herrin montre que le palais de Ravenne est bien celui d’un empereur et que la cité est bien une capitale d’empire de 402 à 751. Enfin, Javier Arce prouve que le soi-disant « palais wisigoth » de Récopolis en Espagne est en réalité un ensemble à vocation économique et que l’édifice au plan en L identifié par la tradition à un palais est plutôt un bel horreum. Il conclut que, si les Wisigoths réutilisent des structures romaines, aucun de leur palais n’est identifié.

 

          Les quatre contributions de la deuxième partie sont consacrées aux palais médiévaux en Occident. Pour Manfred Luchterhandt, la résidence du Latran, siège de l’évêque de Rome et locus sanctus, est un lieu de mémoire emblématique de la culture romaine pendant toute la période médiévale. La résidence associe la basilique et des quartiers fonctionnels et religieux où l’exposition des reliques et les salles d’audience mettent spectaculairement en scène la légitimité sacrée du pouvoir temporel et religieux du pape. On retrouve les mêmes soucis dans les palais de Francie occidentale (843–1100) qui sont le sujet de l’exposé d’Annie Renoux ; leurs églises, leurs quartiers nobles et fonctionnels et leurs belles aulae cultivent les modèles offerts par les palais de Charlemagne à Aix et des empereurs byzantins à  Constantinople, mais leurs fortifications révèlent le contexte difficile de leur élaboration. Leurs évolutions balisent les mutations politiques de l’époque carolingienne au XIe s. et posent les fondements idéologiques de la monarchie capétienne. Matthias Untermann fait le point sur les palais médiévaux allemands connus par des fouilles archéologiques poursuivies depuis 1880 à Ingelheim, Paderborn, Francfort et récemment à Magdebourg : partout, dès le VIIIe s., les évêques aménagent de vastes ensembles articulés avec les cathédrales. Clôt cette partie une étude de Judith Ley sur le Sacrum Palatium d’Aix dont la planimétrie, les formes architecturales et le système décoratif doivent beaucoup aux modèles de Jérusalem et de Constantinople, legs que confirment d’autres ensembles palatiaux romains et européens.

 

          La troisième partie sur les palais médiévaux de la Méditerranée orientale est de loin la plus importante du volume puisqu’elle regroupe dix contributions. La majorité aborde sous des angles divers et sur la base de sources architecturales, textuelles et iconographiques les palais de Constantinople. Michael Featherstone imagine la vie quotidienne, les séances solennelles et les banquets du palais au Xe siècle à partir des textes, notamment le Livre des Cérémonies, et des représentations figurées. Ruth Macrides s’intéresse à « l’autre palais », celui des Blachernes, au nord-ouest de la capitale. S’il est de moindre surface que le grand Palais, et en dépit de l’absence d’un hippodrome conjoint, il n’en est pas moins un vrai palais où l’empereur réside parfois en permanence ou vient régulièrement (les Comnènes et les empereurs latins au XIII e siècle vont de l’un à l’autre). Paul Magdalino pose la question de l’accès au palais du VI e au Xe siècle : seuls y pénètrent régulièrement les hauts responsables de l’empire ; des autres catégories de la population, seuls des représentants officiellement reconnus de leurs élites sont, sur invitation, amenés à franchir l’enceinte à l’occasion de cérémonies exigeant idéologiquement la présence d’une foule qui applaudisse (comme le mariage de l’empereur). Mabi Angar étudie les objets et le répertoire décoratif des salles destinées aux grandes cérémonies (salle du trône et aulae, en premier lieu l’assez mystérieux Pentapyrgion de la Magnaure avec ses arbres et meubles d’or). Le luxe et la sophistication symbolique du décor du trône et des objets qui l’environnent incarnent si manifestement la puissance triomphante de l’empereur - notamment aux yeux des ambassadeurs arabes qui y sont reçus en audience – qu’elles rendent tout dialogue inutile. La contribution d’Holger A. Klein aborde la facette sacrée de cette mise en scène de la toute puissance impériale : la légitimité suprême de l’empereur tient à la garde qu’il monopolise des reliques de la passion du Christ, en particulier de la couronne d’épine. Clé de l’idéologie impériale et des rites palatiaux de Constantinople, elles le deviennent ensuite à Aix et à Paris sous le règne de Louis IX. Staffan Wahlgren achève ce voyage dans les palais byzantins en montrant que les mentions qu’en font les chroniques du VIe au Xe siècles attestent que le palais de Constantinople est le seul palais de l’oikoumène et que la ville dont il est le cœur est une capitale éternelle. Quittant Byzance pour les rives proches du Bosphore et de la Mer Noire, Hansgerd Hellenkemper passe en revue les résidences d’été des empereurs. Du VIe au XIVe s., ils aménagent et réaménagent de luxueuses villae maritimae où l’on retrouve les architectures et les rites sociaux et religieux que nécessite tout palais et dont les jardins et les pavillons ouvrent sur les belles perspectives offertes par les rives européennes et asiatiques.

 

          On quitte ensuite Byzance pour des régions voisines qui entretiennent des relations avec elle, mais sont culturellement et politiquement originales. Sont d’abord présentés par Bisserka Penkova les palais de tzars bulgares de Preslav (Xe siècle) et de Tarnovo (XIIe-XIVe s.) : étendus sur de vastes terrasses élevées et fortifiées, ils associent les mêmes composantes religieuses, politiques et administratives que ceux de Constantinople et veulent en imiter le luxe. Avec Scott Redford, on découvre le monde des émirs seldjoukides d’Anatolie. La majorité de leurs résidences date du début du XIIIe s, d’avant les difficultés dues aux Croisés et aux Mongols. Liés aux caravansérails, les cinq exemplaires connus, notamment celui de Konya où réside le sultan le plus puissant, se caractérisent par leurs remarquables jardins, le souci de jouir de beaux paysages et les influences sino-mongoles qu’on décèle dans leurs répertoires décoratifs. Lucy-Anne Hunt propose une passionnante enquête sur la salle d’audience aménagée au XIIIe s. par le seigneur croisé Jean d’Ibelin dans sa citadelle de Beyrouth en exploitant la description qu’en brosse Wilbrand d’Oldenburg. Associant des éléments francs, byzantins, méditerranéens et musulmans, la symbolique de ses aménagements architecturaux et de son répertoire décoratif donne au pouvoir de son maître une ampleur solaire et cosmique enracinée dans le passé païen.

 

Les six contributions de la partie IV consacrée aux palais des monarchies européennes et ottomanes de la Renaissance au XVIIIe s. replacent leurs architectures et leurs mises en scène du pouvoir dans leur contexte politique et artistique, en mettant en valeur ce qu’ils doivent réellement ou imaginairement aux expériences romaines et byzantines antérieures. Conçus pour marquer le paysage urbain et frapper l’esprit des peuples et des étrangers par leurs façades, leurs aménagements et décors internes ainsi que leurs jardins renvoient aux modèles les plus prestigieux du passé.

 

          Les représentations que se font les souverains français de l’Antiquité romaine permettent de décoder l’architecture et le décor de leurs palais : c’est le cas du Louvre de François Ier, Henri II, Catherine de Médicis dont Sabine Frommel montre la volonté de se présenter comme les successeurs des empereurs romains. C’est le cas de Versailles et de ses jardins dont Katharina Krause montre que, « ville entière » et image de l’univers, le palais incarne la volonté de Louis XIV non seulement de ressusciter Rome, mais de la dépasser (on y voit « l’ancienne et la nouvelle Rome »). Selon Martin Olin, le palais construit vers 1700 par Charles XII à Stockholm donne à voir les vertus de son absolutisme en s’inspirant peut-être du palais et du paysage de l’Istanbul ottomane… Quant aux palais viennois des Habsbourg aux XVIe-XVIIIe - Hofburg et Schönbrunn – la décoration de leurs salles et de leurs jardins cultive, dit Herbert Karner, la veine mythologique et impériale de l’Antiquité romaine. On retrouve ces emprunts dans les résidences de Moscou et Saint-Péterbourg des tzars du XVIIIe s, mais avec des modalités originales. Ekaterina Boltunova souligne que si les tzars mettent la dimension sacrée de leur pouvoir et leurs préoccupations dynastiques et militaires en scène dans leurs palais, ils le font aussi dans les cathédrales, les sépulcres et les bâtiments administratifs.

 

          Quittant les monarchies européennes, Tülay Artan attire l’attention sur une composante majeure qui n’apparaît guère dans les autres contributions : le savant turc étudie les palais rétrocédés par les sultans ottomans du XVI e au XVIIIe s. à leurs hauts dignitaires, en premier lieu les vizirs, dans le cadre des waqfs. Souvent en bois, ces résidences ont laissé peu de vestiges, mais elles étaient nombreuses (Sinan passe pour en voir construit une trentaine dans le seul quartier de l’hippodrome). Le statut des waqfs – qui demeurent propriété du donateur – permet à la Sublime Porte de garantir à ses hauts dignitaires un cadre de vie et de travail digne du pouvoir qu’ils représentent et de contrôler leurs familles et leurs descendants.

 

          Réduite à une contribution sur les palais bavarois de Louis II, la partie V joue le rôle d’un épilogue. Albrecht Berger rappelle ce que ces châteaux doivent aux modèles de l’ancien régime et insiste sur une composante négligée très présente dans les projets du château de Linderhof : l’inspiration « byzantine » et les rêveries des architectes sur la place du grand palais de Constantinople dans le paysage.

 

          On pourrait mettre en sous-titre du volume : « le palais dans tous ses états ». Au fil des contributions, on découvre en effet des dizaines de palais européens et méditerranéens, parmi lesquels ceux de Constantinople-Istanbul occupent la première place. L’une des originalités du livre est d’accorder une place importante aux palais turcs et ottomans. Leur typologie architecturale et leur répertoire décoratif varient d’une époque à l’autre, d’une région à l’autre, mais est toujours présente la volonté de mettre en scène le pouvoir de leurs maîtres et leur inscription dans une histoire du pouvoir faite de filiations, de reprises des modèles considérés comme exemplaires, Rome et Constantinople essentiellement. Quels que soient le statut et la puissance des commanditaires –  empereurs, rois, évêques, seigneurs et émirs -, ces palais associent des lieux de culte – qui fondent la légitimation sacrée du pouvoir du commanditaire -  des quartiers publics avec des salles d’apparat qui mettent solennellement en scène le pouvoir politique et la puissance militaire du souverain - et des quartiers privés. S’appropriant en les revisitant les modèles et l’idéologie de l’Antiquité, les programmes décoratifs et la statuaire cultivent un répertoire symbolique fondamental célébrant le prince, son régime et sa dynastie.

 

          Bien que les auteurs l’abordent sous des angles très divers - les uns s’intéressent à un palais ou des palais, d’autres à telle ou telle composante architecturale, d’autres au répertoire décoratif des intérieurs ou des jardins, d’autres aux composantes religieuses ou juridiques des ensembles, d’autres enfin à la vie qui s’y déroule – l’adéquation des architectures et des décors palatiaux ainsi que des valeurs politiques et idéologiques du pouvoir de leurs commanditaires et la mise en scène de ce dernier donne son unité au livre.

 

          Pour être stimulante et féconde, cette variété des approches fait que, d’une contribution à l’autre, le lecteur perd un peu le fil conducteur. Certains aspects ne sont qu’épisodiquement traités. Ainsi l’organisation de l’économie spatiale pour contrôler les accès au palais, canaliser la circulation interne et assurer la sécurité des empereurs ou la place des quartiers abritant la bureaucratie centrale et les fonctions économiques. Quelques considérations philologiques n’auraient pas été malvenues. Les noms historiques désignant les résidences - palatium, aula, palais, etc.  - sont susceptibles de fournir des informations intéressantes sur leurs fonctions et leur imaginaire. Par ailleurs, la terminologie moderne n’est pas sans ambiguïtés : palais, palace, palazzo, palast ne sont pas exactement synonymes.

 

          L’ambition du volume est de décrypter les legs, filiations et ruptures de l’histoire des palais sur le très long terme. Ce dessein suscite deux remarques. L’une est mineure : rien n’est dit sur la domus d’Auguste dont le titre laisse supposer qu’elle est aux yeux des éditeurs à l’origine des complexes palatiaux. L’autre est plus sérieuse : est-il possible de ne pas au moins évoquer les palais hellénistiques et achéménides qui constituent les expériences fondatrices de la grande architecture palatiale ? Si chaque partie montre sur la séquence historique qui est la sienne la reprise des modèles du passé et les représentations que les souverains et leurs artistes se font de celui-ci, le lecteur doit fournir un bel effort intellectuel pour saisir les filiations qui courent de l’Antiquité au XVIIIe s.. Un index qui permette une consultation commode des occurrences de tel ou tel terme, de telle ou telle question, une introduction qui précise les critères de choix des palais étudiés et une conclusion qui explicite les leçons que les éditeurs scientifiques tirent de l’ensemble eussent été bienvenus.

 

          En conclusion, les spécialistes de chaque période trouveront dans les contributions qui intéressent leurs champs de recherche de précieuses informations sur l’état de la connaissance et glaneront des informations inédites. Propices aux confrontations, la diversité des aires et des périodes abordées, l’érudition des auteurs et la variété de leurs approches enrichiront les problématiques des historiens de l’architecture, de l’art, du politique et de la culture.

 

 

Sommaire

 

Part I: Antiquity and Late Antiquity, 1

The Palace of the Roman Emperors on the Palatine in Rome Wulf-Rheidt, Ulrike, 3

Réflexions sur le Palais de Galère à Thessalonique Spieser, Jean-Michel, 19

The late Antique origins of Byzantine palace architecture Niewöhner, Philipp, 31

The Imperial Palace of Ravenna Herrin, Judith, 53

The So-Called visigothic “Palatium” of Recópolis (Spain): An Archaeological and Historical Analysis Arce, Javier, 63

 

Part II: The Middle Ages in the West, 71

Vom Haus des Bischofs zum Locus Sanctus: Der Lateranpalast im kulturellen Gedächtnis des römischen Mittelalters  Luchterhandt, Manfred, 73

Du palais impérial aux palais royaux et princiers en Francie occidentale (c 843–1100) Renoux, Annie, 93

Frühmittelalterliche Pfalzen im ostfränkischen Reich Untermann, Matthias, 107

Aquis palatium: Spätantiker Palast oder frühmittelalterliche Pfalz? Architekturhistorische Überlegungen zur Ikonographie der Aachener Pfalz Ley, Judith, 127

 

Part III: The Middle Ages in the East, 147

 

The Everyday Palace in the Tenth Century Featherstone, Michael, 149

The “other” palace in Constantinople: the Blachernai Macrides, Ruth, 159

The People and the Palace Magdalino, Paul, 169

Furniture and Imperial Ceremony in the Great Palace: Revisiting the pentapyrgion Angar, Mabi, 181

The Crown of His Kingdom: Imperial Ideology, Palace Ritual, and the Relics of Christ’s Passion Klein, Holger, 201

Remembering the Palace in Byzantine Chronicles Wahlgren, Staffan, 213

Die Paläste der bulgarischen Zaren in Preslav und Tarnovo Penkova, Bisserka, 219

Anatolian Seljuk Palaces and Gardens, Redford, Scott, 231

Politische Orte? Kaiserliche Sommerpaläste in Konstantinopel Hellenkemper, Hansgerd, 243

John of Ibelin’s Audience Hall in Beirut: A Crusader palace building between Byzantine and Islamic Art in its Mediterranean Context Hunt, Lucy-Anne, 257

 

Part IV: The Renaissance, Absolutism and the Ottoman World, 293

Der Louvre als Haus eines Nachfolgers römischer Imperatoren: Der Neubau der mittelalterlichen Festung unter Franz I. und Heinrich II.  Frommel, Sabine, 295

The Palace of Charles XII. Architecture and Absolutism in Sweden around 1700 Olin, Martin Die Wiener Paläste der Habsburger in der Frühen Neuzeit: Kaiserlich – Imperial – Römisch  Karner, Herbert, 327

Imperial Throne Halls and Discourse of Power in the Topography of Early Modern Russia (late 17th–18th centuries) Boltunova, Ekaterina, 341

« Vous y verrez l'Ancienne et la Nouvelle Rome ». Versailles als Summe aller Paläste Krause, Katharina, 353

The politics of Ottoman imperial palaces: waqfs and architecture from the 16th to the 18th centuries Artan, Tülay, 365

 

Part V: Epilogue, 409

Byzantium in Bavaria? Ludwig II. and the Great Palace of Constantinople Berger, Albrecht, 411