Gasser, Stephan - Freigang, Christian - Boerner, Bruno (Hrsg./éds): Architektur und Monumentalskulptur des 12.-14. Jahrhunderts - Architecture et sculpture monumentale du 12e au 14e siècle.
Produktion und Rezeption. Festschrift für Peter Kurmann zum 65. Geburtstag - Production et réception - Mélanges offerts à Peter Kurmann à l'occasion de son soixante-cinquième
anniversaire
785 S., zahlr. Abb.
ISBN 978-3-03910-679-0 br.
SFR 135.00 / €* 93.20 / €** 95.80 / € 87.10 / £ 61.00 / US-$ 104.95
(* comprend la TVA - uniquement valable pour l'Allemagne ** comprend la TVA - uniquement valable pour l'Autriche)
(Peter Lang Verlag, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien 2006)

 
Compte rendu par Pierre-Yves Le Pogam, département des Sculptures, musée du Louvre
(pierre-yves.le-pogam@louvre.fr)

 
Nombre de mots : 2725 mots
Publié en ligne le 2007-10-23
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=37
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Conférer une véritable cohérence à un volume de « Mélanges » est toujours un pari difficile pour les éditeurs scientifiques de celui-ci, puisqu’il s’agit avant tout de célébrer un chercheur chevronné par une publication collective due à des amis, collègues et disciples, dont les intérêts et les perspectives pourraient être largement divergentes. Pourtant dans le cas présent, les éditeurs ont réussi à rassembler trente-sept contributions qui sont presque toutes consacrées à l’architecture et à la sculpture des XIIe-XIVe siècles (seule l’une d’elles, une belle étude consacrée par J.-M. Leniaud à la construction d’églises en France au cours du XXe siècle, sort largement du champ commun et par conséquent on n’en rendra pas compte ici). Cela est peut-être dû aussi à la carrière et à la bibliographie de Peter Kurmann, qui a constamment fait montre d’une profonde unité dans les champs de recherche explorés, consacrés principalement à l’architecture et à la sculpture monumentale de l’époque gothique classique (notamment en France et en Allemagne), sans exclure pour autant une curiosité très large. Il est donc relativement aisé de rendre compte des nombreux apports du présent ouvrage, même si la place impartie empêche de rendre justice à la richesse de certains essais, qui prennent la forme d’articles véritablement fondamentaux par les réflexions proposées ou par la richesse de la documentation avancée. Aussi, je proposerai de ne donner ici que les réflexions concernant l’architecture et de renvoyer le lecteur intéressé par les autres aspects (notamment la sculpture, mais aussi l’iconographie, le néo-gothique ou encore la restauration des monuments médiévaux) à un compte rendu ultérieur qui sera publié dans la Revue de l’art, dans la rubrique de la bibliographie critique.

On signalera tout d’abord de nombreuses contributions qui se consacrent à un problème classique, du moins pour le champ de l’architecture médiévale, celui de la datation même des monuments et de leurs différentes phases de réalisation. Le regretté Jacques Henriet fournit ainsi une liste de travaux réalisés à l’abbaye de Clairvaux, entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, à partir de la documentation écrite. Il est utile de préciser que l’article étant paru à titre posthume, il est à compléter par les importantes remarques faites par l’auteur dans le cadre d’un article précédent, consacré à l’abbaye de Cherlieu, première fille de Clairvaux. L’article de Manfred Schuller et Katarina Papajanni consacré aux phases de construction de la cathédrale de Ratisbonne, même s’il ne néglige pas les sources archivistiques, s’appuie avant tout sur l’archéologie du bâti. Bien que les deux auteurs présentent les résultats de manière très synthétique par rapport à la masse d’informations recueillie dans le cadre de ce projet collectif, ils livrent non seulement une chronologie fine et fiable du chantier, mais ils résument également de nombreuses remarques passionnantes faites au cours des observations de leur équipe (par exemple sur les types de joints et leur polychromie). Lorsque l’on ne dispose pas de sources écrites abondantes et que l’analyse du monument lui-même n’aboutit pas à des datations univoques, la recherche ne peut s’appuyer que sur des raisonnements plus subtils, notamment sur la recherche des modèles et des influences, par conséquent plus fragiles aussi. Ainsi Yves Gallet propose-t-il de réviser la datation du chevet de l’abbatiale de Redon, en Bretagne, traditionnellement placé peu après le milieu du XIIIe siècle et censé refléter des sources anglaises. Pour lui, la construction devrait être située plutôt entre les années 1280 et 1320 et s’expliquer au contraire par les monuments de peu antérieurs du gothique rayonnant en Île-de-France, tels que la collégiale de Saint-Martin-aux-Bois.

Les problèmes techniques et ceux concernant le « dessin » architectural forment un autre pan de la recherche. À la cathédrale de Chartres, le système des arcs-boutants montre une divergence profonde entre le système employé dans la nef, avec ses célèbres « portions de roues », et celui du chœur, qui paraît trop gracile. On a supposé que ce dernier avait été reconstruit ainsi seulement après les désordres dont témoigne l’expertise qui eut lieu en 1316. Jürgen Michler suppose au contraire que cette opposition est originale et qu’elle ne correspond pas à deux choix techniques différents. Elle exprimerait seulement la différence entre la zone de la nef, plus solide et puissante, et celle du chœur, plus aérienne et plus claire. En ce qui concerne une autre grande cathédrale française, celle de Reims, particulièrement chère à P. Kurmann, William Clark met en avant le fait que Jean d’Orbais, probablement le premier maître d’œuvre actif sur le chantier à partir du début du XIIIe siècle (pour suivre la révision chronologique en cours) est non seulement l’inventeur de la baie à réseau, mais que cette invention se situe dans le droit fil de ses préoccupations d’ensemble pour les masses architecturales (simplification et économie, grâce à la construction en joints de lit). Un peu plus avant dans l’histoire de la baie à réseau, Claudine Lautier rappelle le rôle des deux architectes de Notre-Dame de Paris vers le milieu du siècle, Jean de Chelles et Pierre de Montreuil, et souligne notamment que les motifs employés par ce dernier constituent d’importants précédents pour les développements de l’architecture rayonnante. Quant à Paul Crossley, dans un article d’une grande subtilité, il revient sur le creuset particulièrement fécond qu’ont constitué, pour le jaillissement d’éléments nouveaux dans le vocabulaire architectural, le domaine de la micro-architecture ainsi que des techniques artistiques bidimensionnelles, notamment l’enluminure. Il reprend donc ici, à propos de la création de l’arc en accolade, des thèses développées par Peter Kurmann, par exemple à propos de la châsse de Nivelles, en montrant précisément que vers 1300 le milieu haut-rhénan, autour du lac de Constance, et l’Angleterre ont formé deux foyers essentiels pour l’invention et la diffusion de ce nouveau motif.

Une autre thématique chère aux études d’histoire de l’architecture médiévale est celle de la concurrence entre commanditaires, qui explique souvent l’ambition démesurée de chantiers voisins mais appartenant à des institutions indépendantes. Dany Sandron l’illustre avec le cas de l’abbatiale Saint-Éloi à Noyon, commencée au début du XIIIe siècle, mal connue et aujourd’hui disparue, mais dont on peut malgré tout identifier l’une des sources comme étant Notre-Dame de Paris, modèle choisi à dessein pour s’opposer à la cathédrale locale. De même, à Châlons-en-Champagne, Alain Villes revient sur la surenchère constante entre la cathédrale et la collégiale Notre-Dame-en-Vaux, qui s’est exprimée, entre bien d’autres traits, par une course en hauteur, notamment des clochers. Comme le montre remarquablement Dethard von Winterfeld à propos de l’abbatiale de Santes Creus, la rivalité entre deux monuments ne se traduit pas toujours par un étalage de puissance ou de modernité. Même s’il est difficile de le démontrer, l’austérité manifeste, démonstrative de Santes Creus (une fondation liée à l’aristocratie régionale et dont les sources restent profondément locales) est peut-être une réponse à l’abbatiale de Poblet, soutenue par le pouvoir royal et liée à des prototypes français. Dans le même ordre d’idées, Caroline Bruzelius retrace la destinée de la tour de la cathédrale de Naples, brève mais influente. Élevée en 1233 et détruite en grande partie par un tremblement de terre en 1456, elle avait été imitée dès 1234 par une tour similaire, toujours debout, à la cathédrale de Caserta Vecchia, notamment dans son trait le plus caractéristique, son étonnante voûte en berceau à caissons, inspirée de l’Antiquité. En revanche, à Naples même, la construction de la tour de l’église de Santa Chiara, en 1338, coïncida avec l’opposition déclarée par les franciscains spirituels au pouvoir épiscopal matérialisé par la tour de la cathédrale. On peut citer enfin le cas très bien documenté de la cathédrale d’Halberstadt : ici, c’est le rôle du fondateur présumé, Charlemagne, qui est exalté constamment à travers les campagnes de construction et de décoration qui se succèdent entre le XIIIe et le début du XIVe siècle. Comme le souligne brillamment Ernst Schubert, c’est de manière implicite qu’est ici visée la cathédrale rivale, Magdebourg. En effet, cette dernière avait été créée par Otton Ier le Grand au détriment du diocèse d’Halberstadt. En rappelant que leur cathédrale et leur diocèse avaient été fondés par Charlemagne lui-même, les autorités ecclésiastiques d’Halberstadt soulignaient donc leur antériorité et excipaient d’une supériorité qu’elles ne possédaient pas.

On voudrait en venir maintenant à une série de contributions qui concernent ce que l’on peut appeler, d’une manière une peu pédante mais juste, l’iconologie de l’architecture. En effet, la lecture des édifices eux-mêmes, croisée avec leurs coordonnées géographiques et temporelles, peut nous éclairer sur les intentions des commanditaires. Contrairement au phénomène de la rivalité, qui conduit souvent les maîtres d’ouvrage à se démarquer par des choix divergents, on peut rencontrer des édifices qui s’inspirent visiblement d’un modèle donné, pour en retirer du prestige ou pour suivre une tradition propre à une institution. Ainsi, Marc Carel Schurr revient sur le cas souvent étudié de l’influence de la Sainte-Chapelle parisienne, notamment dans le domaine germanique (cathédrale de Toul, chœur de la chapelle palatine d’Aix, chapelle disparue de Tous-les-Saints à Prague) et Jiří Kuthan illustre à nouveau la question de la diffusion de l’architecture des églises cisterciennes, en prenant également le cas de l’Europe centrale et en montrant la richesse des variations régionales, ce qui réfute largement l’idée de prototypes suivis aveuglément par les filles de Cîteaux. Mais dans certains monuments, le phénomène d’imitation est plus difficile à déceler ou à affirmer. En analysant les parties orientales de Saint-Gilles-du-Gard, Christian Freigang propose d’y retrouver l’influence de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem (elle-même inspirée par des modèles occidentaux lors de son profond remaniement opéré dans la seconde moitié du XIIe siècle). Comme la question de la chronologie de Saint-Gilles reste largement débattue, prouver l’emprunt se révèle difficile, mais on appréciera d’autant mieux l’éclairage donné par l’auteur sur le contexte historique de la Provence romane tardive, considérée comme une « seconde Terre Sainte ». De manière plus traditionnelle, un monument peut imiter ses propres dispositions lors d’une reconstruction et c’est notamment le cas avec la cathédrale de Cantorbéry après l’incendie de 1174, où beaucoup de dispositions architecturales s’expliquent par un souci de conservatisme liturgique et dévotionnel, comme le rappelle justement Stephan Gasser. Un dernier cas d’école est celui de l’édifice presque unique dans son contexte. Thomas Biller revient sur un bâtiment étonnant, isolé dans la forêt saxonne non loin d’Oschatz, connu essentiellement par des fouilles récentes, mais dont l’interprétation ne manque pas de poser problème. Rejetant des hypothèses plus ou moins fantaisistes dues aux caractères remarquables de l’édifice à une date aussi haute, le début du XIIIe siècle, et dans son milieu géographique (plan régulier et central, système sophistiqué de bains, etc.), l’auteur y voit simplement un petit château élevé probablement par le margrave de Meissen, mais dont l’originalité tient bien au caractère très précoce de son plan régulier en Allemagne, comparable seulement avec quelques exemples isolés (à Magdebourg, en Silésie, en Hongrie) et parallèle aux châteaux de Philippe Auguste. Un peu moins étonnante, l’église de Mussy-sur-Seine, élevée autour de 1300, reste remarquable par la précocité de certains éléments du vocabulaire et surtout par l’opposition entre le raffinement du chœur, malgré sa rigueur géométrique, et l’incroyable dépouillement de la nef. Bruno Klein rappelle que non seulement le contraste peut être dû aux conditions d’utilisation des deux parties de l’édifice (chœur servant pour le collège de chanoines et surtout fonctionnant comme le lieu d’exaltation du fondateur, Guillaume de Mussy, nef dédiée à l’exercice du culte paroissial), mais que le choix d’un style rayonnant globalement « ascétique » découle de la reprise par le commanditaire et son architecte d’un prototype aux formes dépouillées à cause de sa fonction, l’hôpital de Tonnerre fondé peu auparavant par Marguerite de Bourgogne. Mais on ne peut jamais tout expliquer par les conditions de la commande. L’abbatiale de Melrose, en Écosse, dont la troisième phase de construction se déroule probablement vers les années 1430, a recours à de nombreux éléments de vocabulaire archaïsants, ce qui s’explique sans doute par référence à l’esprit originel de Cîteaux. Mais, puisque l’architecte déploie en même temps un abondant décor sculpté et fait montre de nombreux traits originaux, Christopher Wilson souligne que le style, certes sévère mais aussi plein d’ingéniosité, de cette campagne de travaux est surtout le fruit de l’éclectisme d’un architecte remarquable. Dans une perspective un peu similaire, lorsqu’après le tremblement de terre de 1356 qui fit s’écrouler le chœur de la cathédrale de Bâle, on répara les dégâts, l’architecte Johannes von Gmünd prit soin d’adapter sa contribution à l’esprit du monument antérieur, de style roman tardif, encore largement visible dans les parties basses (un essai, subtil et argumenté, de Bruno Boerner). C’est donc au total un ouvrage passionnant que ces mélanges offrent au lecteur (même en ne parlant ici que des contributions dédiées particulièrement à l’architecture), tout en rendant un hommage bienvenu à un grand historien allemand de l’art français.

Table de matières :

p. 11 : Laudatio

Bauen I (Frankreich)

p. 17 : JACQUES HENRIET, Notes sur quelques travaux réalisés à l’abbaye de Clairvaux du XIIIe au XVIIIe siècle

p. 31 : DANY SANDRON, Un défi architectural monastique: l’abbatiale gothique de Saint-Eloi de Noyon

p. 43 : CHRISTIAN FREIGANG, Jerusalem und Saint-Gilles-du-Gard: Das Heilige Land in der Provence

p. 63 : JÜRGEN MICHLER, Die Strebesysteme der Kathedrale von Chartres. „Man kann das alles aber auch ganz anders sehen“

p. 87 : WILLIAM W. CLARK, Jean d’Orbais: Window and Wall at Reims

p. 97 : ALAIN VILLES, La concurrence entre la cathédrale Saint-Etienne et la collégiale Notre-Dame-en-Vaux de Châlons-en-Champagne, son intérêt pour l’archéologie et l’histoire de l’art

p. 129 : CLAUDINE LAUTIER, Les remplages aveugles de Jean de Chelles et de Pierre de Montreuil à Notre-Dame de Paris

p. 143 : YVES GALLET, Opus anglicanum, opus francigenum? Le chevet de l’abbatiale de Redon et la diffusion du gothique rayonnant en Bretagne

p. 163 : MARC CAREL SCHURR, Zu den Nachfolgebauten der Sainte-Chapelle im Heiligen Römischen Reich: Die Palastkapellen von Aachen und Prag und das Problem des Architekturzitats

p. 183 : BRUNO KLEIN, Die Kirche von Mussy-sur-Seine – methodische Überlegungen zur französischen Architektur um 1300

Bauen II (außerhalb Frankreichs)

p. 209 : BRUNO BOERNER, Anmerkungen zur spätromanischen Architektur des Basler Münsters

p. 225 : CAROLINE BRUZELIUS, A Note on the 1233 Tower of Archbishop Peter of Sorrento and the Topography of Naples

p. 237 : THOMAS BILLER, Das „wüste Steynhus“ bei Oschatz in Sachsen – Frühe Gotik auf dem Weg nach

p. 263 : STEPHAN GASSER, Corpora sanctorum archiepiscoporum reposita sunt sicut antiquitis fuerunt Die Rolle der Sakraltopografie beim Wiederaufbau der Kathedrale von Canterbury nach dem Brand von 1174

p. 281 : JIRI KUTHAN, Die Architektur der Zisterzienserklöster und ihre regionalen Varianten

p. 305 : DETHARD VON WINTERFELD, Die Zisterzienserkirche Santes Creus als Kunstwerk

p. 321 : PAUL CROSSLEY, Salem and the Ogee

p. 343 : ERNST SCHUBERT, Bemerkungen zur Baugeschichte des Halberstädter Doms im 13. und frühen 14.

p. 363 : MANFRED SCHULLER / KATARINA PAPAJANNI, Die Baugeschichte der Westfassade des Regensburger Domes

p. 393 : CHRISTOPHER WILSON, Late Gothic / Retro-Gothic: The Third Building Phase of Melrose Abbey

Ausstatten

p. 413 : ÉLIANE VERGNOLLE, Le tympan de Notre-Dame de Montseugny (Haute-Saône). Une Maiestas Domini romane

p. 437 : NEIL STRATFORD, La tombe d’un abbé de Notre-Dame d’Issoudun (Indre)

p. 459 : LAURENCE BRUGGER-CHRISTE, Des Vieillards dans les voussures

p. 475 : ACHIM HUBEL, Die jüngere Bildhauerwerkstatt des Bamberger Doms. Überlegungen zur Erzählform und zur Deutung der Skulpturen

p. 529 : ROBERT SUCKALE, Eine Pariser Marmorstatue der hl. Barbara auf Gotland

p. 539 : YVES CHRISTE, A la recherche de matériaux complémentaires pour les verrières de la Sainte-Chapelle

p. 553 : MADELINE H. CAVINESS, (Ex)Changing Colors: Queens of Sheba and Black Madonnas

Nutzen

p. 573 : BARBARA BRUDERER EICHBERG, Taufliturgische Überlegungen zu Nicola Pisanos Baptisteriumskanzel

p. 599 : HANS-JOACHIM SCHMIDT, Wunder ohne Körper der Heiligen. Formen des Marienkultes im Mittelalter

p. 627 : PATRICK DEMOUY, L’image des archevêques dans l’abbatiale Saint-Remi de Reims au XIIe siècle

Anverwandeln

p. 643 : ANTJE MIDDELDORF KOSEGARTEN, Anglomania in Venedig. Zum ,padiglione gotico‘ Giandomenico Tiepolos in der Foresteria der Villa Valmarana ai Nani bei Vicenza 1757

p. 665 : MARTIN ROHDE, Von gestürzten Königen bis zum Barte des Propheten. Rezeptionsformen mittelalterlicher Skulptur im 19. Jahrhundert

p. 681 : VOLKER REINHARDT, Wille zur Gotik. Der Umbau von S. Maria sopra Minerva in Rom (1848–1855) und der Pontifikat Pius’ IX

p. 701 : WERNER OECHSLIN, Wie man den (leeren) Begriff GOTIK mit dem (richtigen) Inhalt füllt

p. 723 : FABIENNE JOUBERT, «Proprement gothique»?

p. 741 : ISABELLE PALLOT-FROSSARD, La cathédrale de Reims otage de la guerre de 1914–1918

p. 755 : JEAN-MICHEL LENIAUD, Constructions d’églises en France au XXe siècle

p. 769 : Liste der Veröffentlichungen von Peter Kurmann