Marino, Giulia: Un monument historique controversé. La Caisse d’allocations familiales à Paris, 1953-2008, 17x24 cm, 272 pages, 191 illustrations dont 39 en couleur, 39 euros
(Editions Picard, Paris 2009)
 
Compte rendu par Elpida Chairi, Ecole Française d’Athènes
(Elpida.Chairi@efa.gr)

 
Nombre de mots : 3072 mots
Publié en ligne le 2011-06-29
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=858
 
 


          La CAF est le résultat d’un projet audacieux mettant au point des techniques jusqu’alors inconnues ou non pratiquées, pour donner naissance à de nouveaux éléments d’architecture, tels que le mur-rideau, et de nouveaux usages de matériaux, comme le plastique. Ce complexe d’édifices matérialise l’ambition d’un fonctionnalisme des plus purs,  auquel s’associe le parfait rendement de l’administration, deux rêves principaux de la France d’après-guerre. Malgré son immense effet « symboliquement moderne » et sa forte présence dans l’histoire de l’architecture, la CAF ne resta inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques que quatre ans seulement : de 1998 à 2002. Le jugement rendu par le Conseil d’État en 2002 reflète sans doute la rigidité avec laquelle le pouvoir contemporain considère une œuvre réalisée de son temps et, très probablement, son incapacité d’y reconnaître un bien patrimonial actuel.

 

          L’auteur donne une chronique extrêmement analytique et détaillée de l’étude et de la réalisation des bâtiments  ainsi que du cadre technique et social dans lequel ils s’inscrivent. La question de la sauvegarde des édifices qui le méritent se soulève presque spontanément  comme une suite logique de la réflexion à laquelle le lecteur est invité. À côté du texte, qui se distingue par sa clarté, on trouve une abondante aussi bien qu’indispensable documentation graphique, où les photos complètent dessins et croquis. La haute qualité de l’ouvrage s’explique aussi par le fait qu’il s’agit du résultat des recherches de l’auteur dans le cadre de l’enseignement supérieur en Sauvegarde du Patrimoine bâti moderne et contemporain, à l’Institut d’architecture de l’Université de Genève.

 

          La rationalisation exigée par l’administration, la centralisation promettant une meilleure gestion, tout autant que la planification économique et sociale, constituent le contexte théorique de la création de la CAF. L’avant-projet ayant reçu beaucoup de critiques, notamment parce qu’il semblait manquer de personnalité architecturale, son auteur se trouve obligé de s’associer à Raymond Lopez, architecte dynamique et favorisé par le pouvoir politique. La composition proposée devient plus rationnelle, visant à un organigramme essentiellement fonctionnel. Le plan masse sépare les services par volumes indépendants, insistant sur la verticalité et mettant bien l’accent sur la séparation, symbolique aussi bien que matérielle, des accès : l’un réservé aux employés, l’autre pour le public. La circulation interne est imposée et contrôlée, la connexion interne entre les services bien étudiée et assistée de moyens modernes, tels que les monte-documents et la liaison pneumatique. La continuité fonctionnelle est une des principales caractéristiques de l’ensemble. Le système constructif suit le principe de  l’ossature métallique porteuse avec des poteaux et des poutres en porte-à-faux. Une des originalités du projet réside dans le refus de la logique parcellaire haussmannienne, optant pour une composition plus libre et radicale, capable de répondre aux exigences précises de l’édifice et permettant une certaine libération du sol à l’intérieur de l’îlot.

 

          Le traitement des façades est très diversifié dans l’intention de souligner l’indépendance de chaque aile d’une part, mais aussi de mettre en valeur le modèle de la « coupe-type » des bâtiments administratifs, qui est déjà à la mode. Le choix des matériaux, tels que le polyester, l’aluminium, le verre – sans oublier la pierre de taille – sert à démontrer ce fait, tout en essayant de s’intégrer dans la physionomie du quartier. Le souci de l’architecte semble être principalement de réaménager les espaces créés, dans l’esprit du bâtiment évolutif, tout en proposant les solutions les plus avantageuses pour la luminosité maximale des espaces de travail. Le principe n’est pas nouveau mais son application fait de la CAF un exemple presque de fonctionnalisme. Les cloisons mobiles, transparentes ou opaques, sont utilisées suivant ce même contexte théorique. Tout élément jugé « inutile » est rejeté au profit de l’efficacité conçue pour améliorer le rendement du travail. 

 

          La préfabrication a, sans aucun doute, joué son rôle pour le dimensionnement intérieur, imposant le respect d’une trame bien étudiée pour répondre à un budget  moins élevé.  Le choix de l’ossature métallique doit également être associé  au principe de la préfabrication – un des objectifs principaux de l’après-guerre – mais il faut tenir compte aussi de son effet esthétique d’une part, notamment en ce qui concerne l’assemblage, ainsi que de la lisibilité que celle-ci offre à l’ensemble de la structure. Le même type de réflexion est à suivre également pour le choix du porte-à-faux, permettant d’obtenir une construction plus économique, flexible et « poétique » selon l’auteur. La réussite du système porteur se traduit aussi, de façon moins directe, par le fait que le projet de la CAF finit par devenir l’archétype de son cas, qui figurera dans les manuels de construction  métallique.

 

          Répondant à une politique gouvernementale axée sur l’exploitation des ressources nationales et ranimant l’industrie française de l’acier, l’ossature métallique et les murs-rideaux de la CAF constituent une image symbolique du progrès de la technique, sans aller jusqu’à faire d’elle un pionnier. Ces éléments, de par la multitude de combinaisons d’assemblage qu’ils offrent, arrivent à mettre en valeur de nouveaux principes pour obtenir un résultat architecturalement  acceptable.

 

          Il est évident que l’exécution du projet imposa d’effectuer des tests pour vérifier toute nouveauté, tels que les dispositifs d’accrochage, encore partiellement inconnus. Un domaine qui ne pouvait pas subir de test avant le fonctionnement de l’édifice a été le conditionnement thermique, résultant de l’accumulation de la chaleur provoquée par les panneaux. La solution des pare-soleil en aluminium, adoptée après la réception des travaux, a réussi à faire baisser la température intérieure de quelques degrés mais n’a pas pu faire disparaître ce problème, lié à la conception architecturale de l’édifice. Tout ceci n’a pas empêché l’accueil triomphal de la CAF par les médias et le public. Il en est partout question : dans les revues d’architecture et des arts appliqués, la presse, les manuels d’histoire de l’art, mais aussi dans les revues techniques et les catalogues publicitaires. Nous constatons tout de même avec surprise que toutes les appréciations et critiques de l’époque, mentionnées par l’auteur, sont positives, parfois même chargées d’éloges, à moins que ce soit un choix, auquel aucune référence n’est  faite dans le texte. 

 

          La décentralisation qui caractérise la politique gouvernementale des années 1990 ainsi que les coûts de fonctionnement élevés des bâtiments de la CAF imposent la restructuration immobilière de l’ensemble. Le projet Pargade, projet lauréat du concours lancé à cet effet  en 1995, comporte la démolition d’une partie, la rénovation d‘une autre, sans oublier la vente d’une partie du terrain, susceptible de financer le projet. Pour les surfaces qui se libèreraient, l’architecte proposa la construction de 300 logements, dont une part à caractère social, conformément aux besoins de la ville de Paris ainsi qu’à la vocation de la CAF. Notons que cette nouvelle conception ne semble pas s’être préoccupée de l’intérêt architectural de l’ensemble existant.

 

          Certains architectes de renommée, tels que le président de l’Ordre national des architectes, R. Lopez, fils de l’architecte auteur de la CAF, réagissent immédiatement pour mettre en garde contre le risque de démolition. De son côté, la CAF prépare un rapport sur la valeur architecturale des bâtiments Lopez, dans le but de prouver l’impossibilité de les conserver, car ils ne se prêtent pas à la mise en conformité. Le débat commence à se développer, tandis qu’en 1996 un dossier est constitué par les Monuments Historiques, pour étayer la protection juridique de l’ensemble des bâtiments, seul moyen assurant leur conservation. Les différents rapports rédigés à cet effet n’omettent pas de se référer aux problèmes d’usage et aux carences observées pendant l’utilisation des locaux. Des architectes des Monuments Historiques commencent, à leur tour, à se demander si l’on doit tout conserver, juste pour laisser en place « les témoins de l’histoire et des innovations architecturales », qui s’avèrent tout de même inadaptés à l’utilisation actuelle. Le ministère de la Culture charge à cet effet deux architectes d’une expertise sur la réutilisation possible des bâtiments, ayant en même temps ouvert une instance de classement. La proposition d’adapter les locaux à quatre nouveaux usages projetés se trouve confrontée à la mise aux normes incendie et confort thermique. La conservation de l’image de l’existant, de son usage ainsi que de sa qualité urbaine semblent prépondérante  pour les spécialistes, tandis que la partie opposée, la direction de la CAF, considère que la réalisation n’est ni esthétique ni fonctionnellement réussie. Elle prétend que le fait d’avoir recours à des corrections ultérieures semble contredire la légitimité de la protection de l’ensemble. Seule la tour Lopez obtient enfin une inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Les effets de cette décision sont d’autant plus importants que l’architecture française du XXe siècle commence à être examinée avec une optique différente, menant à retracer les limites du patrimoine récent.

 

          La direction de la CAF réagit à cette décision en recourant au tribunal administratif de Paris, et l’opposition arrive jusqu’au Conseil d’État qui décide le déclassement de la tour Lopez, la presse ne passant pas sous silence d’éventuels débats au sein du gouvernement. Néanmoins, une fois l’ensemble « libéré » de tout obstacle juridique, il n’a pas été facile de commencer les travaux envisagés immédiatement. Quatre ans plus tard, commençant par le plan d’aménagement de l’îlot, les agences concernées mettent en œuvre la réalisation des projets de « reconstitution » des bâtiments. Le système constructif change, des profils en bois apparaissent, un bâtiment est supprimé, un autre percé, le tout prétendant « suivre la logique du projet d’origine », comme le déclarent les auteurs du nouveau projet. Ajoutons que Lopez fils, jusqu’alors défenseur de l’œuvre de son père, exprime finalement l’avis favorable. 

 

          Même si l’on reconnaît l’amertume évidente de l’auteur dans les dernières lignes du texte, nous considérons utile de noter que pour les œuvres contemporaines, il est difficile de se référer aux textes des théoriciens de la restauration des monuments anciens, comme elle le fait en citant Viollet-le-Duc. Il est clair que l’attitude des architectes du XIXe siècle vis-à-vis des monuments anciens ne saurait pas être répliquée pour les œuvres architecturales réalisées ultérieurement.

 

          De façon générale, nous trouvons étonnant que dans la description minutieuse de l’auteur, aucune référence ne soit faite à la lecture « négative » de cette création, qui, par l’extrême transparence proposée, permet  le contrôle permanent et invisible des employés à tout moment  et refuse presque intentionnellement de chercher le beau, sauf s’il est soumis au service de la productivité. Les photos publiées p. 94 et 95 sont suffisamment éloquentes. On remarque en général l’absence de toute critique négative concernant le bâtiment, que ce soit pour le choix de certains matériaux, techniques, partis pris esthétiques ou pour leur mise en œuvre. L’auteur, à travers  une  présentation parfaite, ne semble pas tenir compte de la valeur que le jugement du connaisseur pourrait y ajouter. Seule exception, p. 190, la référence à la presse quotidienne, qui caractérise la tour Lopez d’« infernale », et de « monstre », pour y juxtaposer immédiatement l’avis positif exprimé par les spécialistes.

 

          Les notices biographiques, faisant l’objet de l’annexe 1, sont intéressantes non seulement en ce qui concerne la conception de l’ensemble bâti présenté dans l’ouvrage, mais aussi pour pousser la réflexion sur la valeur du classement des monuments historiques actuels. L’annexe 2, avec les descriptions des bâtiments un par un, selon leur système constructif, extrêmement riche en détails, présente un très grand intérêt pour les spécialistes. Une série de croquis d’accompagnement, suivant l’importance des cas évoqués, serait certainement très bien accueillie par le lecteur. L’annexe 3, d’intérêt plutôt historique, présente les entreprises ayant participé à la construction. Dans l’annexe 4 on peut avoir l’image la plus complète de ce qui se passe en France et dans le monde pendant la construction de la CAF. Enfin, la bibliographie thématique est également abondante et très bien  présentée.

 

          Dans la postface, signée par les deux professeurs ayant suivi l’évolution de cette recherche, il est question de la transformation subie par les bâtiments de la CAF sans aucun scrupule. Nous pensons qu’il est assez dommage pour la mise en valeur de l’ensemble du travail de l’auteur que son projet de sauvegarde des bâtiments de la CAF n’apparaisse que dans les trois dernières pages de l’ouvrage. Optant pour la sauvegarde de la totalité des édifices, elle propose le développement parallèle de fonctions à la fois publiques et privées, tout en respectant le plan-masse d’origine. Dans la deuxième partie du projet, elle redessine le bâtiment Lopez et établit le diagnostic des carences réelles. Elle étudie de nouveau les deux problèmes majeurs, surcharge thermique et protection incendie, sans proposer de remplacements mais tenant à restaurer et à compléter les matériaux existants. Malheureusement, faute de documentation plus complète, on doit s’en tenir aux propos élogieux des auteurs compétents de ce texte. On peut éventuellement espérer la publication à part de ce projet, qui, à notre avis, saurait mieux plaider la cause traitée dans ce volume : monument classé ou non, un ensemble esquissant l’évolution des techniques au milieu du XXe siècle aurait mérité une recherche très poussée de solutions lui assurant la survie.

 

 

Sommaire

Préface de Bertrand Lemoine, p. 9

Introduction, p. 11

 

Première partie

L’ensemble de la CAF : un plan masse moderne

Chapitre 1 : Le nouveau siège de la CAF : choix de la parcelle, définition du programme et acteurs

Des Caisses de compensation aux Caisses d’allocations familiales, p. 34

L’exigence d’un centre logistique : la nouvelle CAF, p. 36

Le nouveau siège central : le choix du site dans le XVe arr., p.  36

La mise au programme et l’avant-projet de Marcel Reby, p. 39

Les critiques du projet Reby et l’ association avec l’agence Lopez, p. 40

La désignation de Raymond Lopez et des autres acteurs du projet, p. 42

 

Chapitre 2 : L’approfondissement du programme et l’évolution du projet

Le premier avant-projet Lopez (7 mai 1953) : le programme fonctionnel, p. 46

La logique d’implantation, la répartition des services, l’aménagement de la barre des bureaux, le traitement des façades et le système constructif, p. 47 à 52

Le deuxième avant-projet Lopez (27 octobre 1953) et le projet autorisé, p. 54

La mise au point du système de distribution, l’approfondissement des choix constructifs et techniques, l’approbation de l’administration de la Caisse, le dossier pour l’autorisation de construire, p. 54 à 61

 

Chapitre 3 : L’ensemble de la rue Viala : la dimension urbaine

La pratique de remplissage parcellaire dans le Paris des années cinquante, p. 66

L’enquête Lopez-Holley : libération du sol et remodelage, p. 67

Le site de la CAF comme interstice : l’expérimentation d’un plan-masse moderne, p. 68

Libération du sol et renversement de la logique haussmannienne, p. 72

La construction en hauteur et son orientation optimale, la concentration des pleins au centre de la parcelle, la différenciation des espaces extérieurs, p. 72-73

La problématique de l’insertion dans le tissu existant : un projet d’exception, p. 77

Le détournement du système “socle-bloc”, p. 81

Un zoning vertical à l’échelle de l’îlot, p. 82

Discontinuité formelle et continuité fonctionnelle, p. 84

 

Deuxième partie

La tour  Lopez : entre représentativité typologique et originalité constructive

 

Chapitre 4 : La flexibilité par le dégagement des façades : la coupe type des immeubles administratifs

Confort et rendement : l’architecture du travail, p. 90

L’aménagement des plateaux : les cloisons mobiles, p.93

L’aménagement des plateaux : la trame, p. 96

Le plan à double coursive, p. 97

 

Chapitre 5 : L’ossature métallique et l’originalité de sa conception

La structure acier : un choix « idéologique », p. 100

La construction métallique : de « l’ersatz économique à la noblesse architecturale », p. 106

Le concours pour la conception de la structure : l’avant-projet de Schwartz-Haumont, p. 107

L’originalité de la conception à « deux pieds » : l’abandon de la  « cage structurelle », p. 109

Le porte-à-faux : économie, flexibilité ou poétique architecturale ?, p. 115

La tectonique dans le capotage « fictif » des pignons, p. 116

 

Chapitre 6 : Légèreté et désolidarisation avec les planchers : la conception des murs-rideaux

Panneaux de façades et murs-rideaux : l’essor de la préfabrication légère, p. 120

L’influence nord-américaine : du transfert  technologique à la fascination esthétique, p. 122

Rigueur et transparence : « la valeur plastique des bâtiments modernes », p. 123

L’influence de Jean Prouvé dans le parti de la CAF, p. 126

Les deux variantes des façades esquissées par l’agence Lopez, p. 130

Allèges et aluminium, «une solution quasi classique» ; allèges et retombées en matière plastique, p. 130-131.

Le concours pour les façades : le modèle Wallspan, p.131

L’efficacité de la grille Wallspan par sa libre dilatation, p. 135

Rigidité des composants : les profilés tubulaires ; souplesse des assemblages, p. 135 à 137

Les dispositifs d’accrochage à l’ossature porteuse : une solution inédite, p. 140

La continuité des montants verticaux ; le dispositif de suspension au dernier plancher ; le dispositif d’accrochage aux planchers courants, p. 141 à 144

 

Chapitre 7 : « Une vraie maison en plastique ! » : les remplissages de façade en polyester armé

L’enthousiasme du tout plastique, p. 149

Le plastique dans le bâtiment : l’essor des années cinquante, p. 151

Le polyester stratifié : «ce matériau qui va enfin nous affranchir du poids et du temps, p. 153

Les façades en plastique de la CAF : un choix pionnier et engagé, p. 154

Les premiers prototypes : l’industrie aéronavale au service de l’architecture, p. 155

Le concours pour les éléments de remplissage des façades,  p. 158

Les panneaux Héliotrex : le modèle déposé et sa mise au point définitive, p. 158

La performance par la morphologie : l’originalité des panneaux mono-matériau, p. 162

La place de l’innovation technique dans la CAF, p. 167

L’innovation continue comme stratégie ; la définition horizontale des solutions techniques, p. 168-169

Les premières carences thermiques et la pose des pare-soleil en aluminium, p. 169

 

Troisième partie

La réception et la controverse de la protection

Chapitre 8 : Fortune critique ; réception et médiatisation du projet de la CAF

La CAF comme événement : fortune critique et réception architecturale, p. 172

La réception de l’ensemble dans les revues d’architecture, p. 173

Françoise Choay. Ionel Schein. Pierre Joly : la réception de la critique architecturale ; Jacques de Bary. Michel Ragon. Nicolas Schäffer : la «tour squelettique» comme sculpture urbaine ; les photographes Robert Descharnes, Claude Michaelidis et Lucien Hervé : la CAF comme événement visuel, p. 175 à 179

La CAF comme prototype : la réception technique et industrielle, p. 183

La réception technique dans les revues spécialisées et dans les manuels ; la réception industrielle : insertions publicitaires ; catalogues et brevets, p. 183 à 187.

La CAF comme monument : la réception différée et la valeur patrimoniale, p. 188

 

Chapitre 9 : Les péripéties d’une protection juridique inaboutie

La décentralisation des années 1990 : la nécessité d’une restructuration immobilière, p. 192

Le concours pour la restructuration de l’ensemble Viala-Finlay, p. 193

La mobilisation contre la démolition et le débat sur la sauvegarde de l’ensemble Lopez, p. 194

Un premier débat sur l’opportunité d’une protection juridique : « doit-on tout conserver ? », p. 196

L’ouverture de l’instance d’inscription et l’étude de faisabilité de Reichen et Robert : une procédure inédite pour le patrimoine du XXe siècle, p. 198

L’inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques de la tour Lopez, p. 199

Le déclassement irréversible du bâtiment : une exception juridique, p. 202

L’avenir de l’ensemble Lopez /Holley : une solution de compromise, p. 203

 

Annexes

1. Notices biographiques, p. 210

2. Description raisonnée de l’ensemble des bâtiments par sous-systèmes constructifs, p. 214

3. Liste des entreprises ayant participé à la construction, p. 229

4. Tableau synoptique, p. 230

Bibliographie thématique, p. 244

Sources, p. 257

Postface de Franz Graf et Bruno Reichlin, p. 259

Index, p. 262